‹ Traite elementaire des machines (volume 2)Chapitre 16 sur 46 · PREMIER EXEMPLE · texte numérisé non relu

PREMIER EXEMPLE

Extrait du Mémoire cité de M. Coulomb.

61. Les moulons ordinaires dont on se sert pour enfoncer les pieux pèsent de 55o à 45o kilogrammes. Une corde qui pusse sur une poulie, soutient d’un côté le mouton; à l’autre extrémité de b corde sont attachés dilférens cordons que les hommes saisissent avec leurs mains.

Lorsque le mouton porte sur le pilotis, les hommes tiennent le cordon à peu près à la liaulcur de leur chapeau ; s’abaissant en même temps qu’ils font cllôrt sur le cordon, ils élèvent le mouton d'environ 11 décimètres. On bat à peu prés ao coups par minute, et 5 à 4 minutes de suite; après quoi les hommes sc reposent autant de temps qu’ils ont travaillé. Malgré ce repos, on est obligé de les relever le plus souvent d’heure en heure. Les hommes ne peuvent résister à plus de 3 heures de travail effectif daus la journée; le reste du temps est employé à placer et déplacer les sonnettes, à redresser les pilotis; ces ouvrages exigent peu d’eÜôrt, et donnent le temps de reprendre des forces.

Dans celte expérience, le nombre d’hommes appliqué à la sonnette est tel, que chaque honunc soulève 19 kilogrammes du poids du mouton.

D’après ces données, l'action journalière, dans ce genre de travail, a pour mesure le produit de ces trois nombres, 11 décimètres, 19 kilogrammes, et le nombre de coups battus dans trois heures de travail effectif, à raison de 20 coups par minute; ce qui donue 75 grandes unités dyuamiques.

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