‹ Traite elementaire des machinesChapitre 26 sur 46 · J OO J · texte numérisé non relu

J OO J

aao -

aS7 t •

Digifized by Gopgle

, Ne tenant pas conri|>te des expériences i5 et i6, pour lesqneües ie mouvement de l’eau n’était pas encore régulier, on voit qu’il y a peu de différence entre les dépressions calculées et les dépressions observées; ce qui justifie l’hypothèse que nous avons faite, que les Iwuleurs des niveaux du liquide au-dessus de l’axe horizontal d’un ajutage coniqtte, et les dépressions correspondantes mesurées sur la petite section de l’ajutage forment, l’une et l’autre, deux progressions arithmétiques, dont les premiers termes et les raisons sont donnés par l'expérience. Il est à remarquer que cette loi des dépressions a été observée dans l’hypothèse où les deux extrémités de la colonne d’eau qui les proyjuit, communiquent avec l’air atmosphérique.

' 3ag. Après avoir observé les dépressions dans l’ajula^ conique décrit (art: précédent); j’ai retiré le tube qui avait servi è les mesurer, et j’ai ferme I ouverture sur laquelle ce tube était placé, par.un bouchon conique quis enfonçait plus ou moins dans l’ouverture, au moyen d’un petit ressort fixé à la tète du bouchon. On a déjà vu (art. 1 13, pag. 91), qu’en ôtant le bouchon, pendant que l’eau s’écoulait par l’ajutage, ce liquide se détacbait totalement des parois de l'ajutage, et que l’écoulement avait lieu par la petite secüon de l’ajutage, comme si l’ajutage était supprimé; mais je me suis assuré qu’en râlant convenablement le passage de l’air, au moyen du bouchon, on pouvait introduire dans l'ajutage un certain volume d’air qui se mêlait à leau, et ne détruisait pas l’adhérence du liquide aux parois de I ajutage. Cest daprèseette expérience que je crois pouvoir prq- I>oser une nouvelle ‘disposition des trompilles, qui , à dépenses égales d’éau, augmentera les effets des soufflets trompes.

KouveUe disposition des Trompilles dans les üoufflets trompes.- '

33o. Ayantsiipprimédans la trompe(fig. 5, pl.suppl.A) l’entonnoijAr, je propose d’amener l’eau de la source dans la tonne par un setil tuyau cylindrique et vertical AB; la base inférieure de ce tuyau porte un ou plusieurs ajutages coniques dont les axes sont verticaux, et par lesquels l’eau s’écoule dans la tonne avec la vitesse due à la chute. L’air atmosphérique est porté dans les ajutages par de petits tuyaux horizontaux qui traversent les parois de la tonne, et qu’on ferme plus ou moins au moyen de bouchons, comme pour l’expérience rapportée dans l’article précédent. Ces tuyaux établissant la communication de l’air atmosphérique et de l’intérieur des ajutages,' par des oiivertiires 'jirati^iées sur les petites sections des ajutages,

a4o - TRAITE • •

on laissera entrer le plus grand volume d'air possible, en conservant tou*

• tefois la dépression et par conséquent l'adhérence du liquide aux parois des ajutages.

.Voici les avantages qu’on peut.attendre, je crois, de cette nouvelle disposition des trompilles. Le mouvement de l’eau depuis la source jusqu’à la tonne sera plus régulier et plus linéaire que dans les trompes ordinaires. On pourra augmenter à volonté le nombre des ajutages pour l'écoulement de l’eau, et multiplier ainsi les points de contact de l’air atmospbiVique avec l’eau qui passe par ces ajutages. La grandeur des passages de l'air, qui est indéterminée dans les anciennes tronyies (art. 3a6), sera limitée dans les nouvelles, par la condition de conserver l’adhérence du liquide aux . parois de l’ajutage.

On fera passer dans l'eau qui s'écoule putr les ajutages, le plus grand 'volume d’air possible et soiis la plus grande dépression qu’on peut obtenir, en faisant varier les dimensions de ces ajutages.

En observant que dans la trompe de Poidlaouen, la chute de l’eau de la .source était à très-peu près de 7 mètres, et que le manomètre n’a donné (art. 3a(i ) pour l’excèâ de la force élastique de l’air entraîné par l’eau sur celle de l’air atmosphérique, qu’une colonne d’eau de 70 centimètres, taudis que nous avons obtenu {vo^\ le tableau, pag. a38, lig. 4‘) une dépression de 98 centimètres pour une chute de 43 centimètres, d parait probable qu’il y aura une très-grande économie dans la force motrice, et qu’au moyen des cours d’eau ordinaires, dont la chute varie de 1 à a niètres, on pourra établir des soufflets trompa aussi puissans que ceux dont ou fait usage dans les montagnes avec des chutes beaucoup plus considérables.

Ce qui me laisse encore quelques incertitudes sur l’eflicacité des nouvelles trompilles que je propose, c’est que je n’ai pas observé la correspondancc des hauteurs des niveaux d’eau et des dépressions )' dans l’hypothèse QÙ la colonne d’eau qui produit par son écoulement la dépressioD, communiquerait par son extrémité supérieure avec l’air atmosphérique, et par l’autre extrémité avec un réservoir d'air comprimé, comme dans les tonnes des soufflets, trompes. Je soumets ces réflexions à MM. les ingénieurs ,dcs mines, dont l’expérience doit servir de guide dans toutes les constructions ipétaliurgiques.

' ne V effet djmamùfue Utile d’une Machine sot^fiiuite. , - .

Ruésoit la forme de ht Machine soufflante, l’effet utile de cotte

• DKS MACHINES. a4i

Machine est l’émission de l’air à l’extrémité de là buse. T.e baromètre et un manomètre, placés sur cette buse près de l'orifice, feront coiiiiai^la près» $ion tcTtale de l’air sur cet orifice; le volume d’air émis à chaque coup de soqfflet sous cette pression est déterminé par la forme et les dimensions du - 'Juillet (Ja trompe excepté ). L’effet dynamique utile dans l’uiiité de temps, i’ par exemple, sera exprimé par le produit des deux nombres qui expriment, l’un en mètres cubes le volume d’air émis en i” sous la pression totale, et l’autre en mètres courans la hauteur d’une colonne d’eau équivalente à celle qui a été observée sur le manomètre. En divisant le premier nombre par l’aire de l’orifice, lo quotient est la vitesse de l’air sur cet orifice, au moment de l’émission.

* La force motrice appliquée au soufflet ne sera pas seulement capable de produire l’effet dynamique utile de ce soufflet; elle aura de plus à surmonter les frottemens des parfks rigides et molles de la Machine souf" flante, et s’il y a une conduite d’air, toutes les résistances dues au mouvement de l'air dans cett% conduite. Il faut encore tenir compte de' la force employée pour donner è l’air atmosphérique l’augmentatiou de pression mesurée par le manomètre. ‘

M. Daubuisson a indiqué dans le mémoire cité (art. 3aa), et d’après ses observations, le rapport de la force motrice et de l’effet dynamique utile, pour les diverses espèces de soufflets qu’il désigne ainsi :

1° Machine à pistons, mue par 1a vapeur de l’eau; *

a» Machine é pistons à roue hydraulique , mue par le poids de l’eau ;

3“ Pareille Machine, mue par le choc de l’eau;

4° Soufflet hydraulique, mu par le poids de l’ean; 4

5° Pareil soufflet , mu par le choc de l’eau ;

60 Trompe.

La force motrice étant représentée par l’unité, les effets utiles des Machines classées dans l’ortfre précédent, seront respectivement exprimés par les fractions : î , j, J, 4, i, r.-

IjB premier de ces rapports ; dépend évidemment de la longueur de la conduite d’air, ou de la distance du soufflet à la Luse, et si on le suppose égal à l’unité, les cinq autres effets utiles, proportionnels aux fractions précédentes, sont î i» î> î, j.

Des ventilateursy • ■ *

33 1. Les ventilateurs ont pour objet db renouveler l’air dans un lieu

• ibyC. -.'i

a4a * . TRAITE

déterminé, ou plutôt de produire un vent artificTel , en transportant Vair d’un esp^ dans un autre. Ayant fait communiquer ces deux espaces entre, eux par un tuyau cylindrique, on fixe l’extrémité de ce tuyau au ventre 'd’un tambour fonné de deux plateaux circulaires -parallèles, et réunis par * des supports placés à la circonférence de ccs plateaux. *

^ Un moulin è six ou huit ailes tourne dans l’intérieur du tambour; l’air étant chassé de ce tambour, il est remplacé par l’air du tuyau cylindrique i d’où -il suit que l’air doit s’élever de l'une des extrémités du tuyau vers . l'autre extrémité qui communique au tambour. ,

En plaidant un.ventilateur dans une caisse fermée de tous côtés, et divisée en deux compartimens, on imprime à l’air de cette caisse un mouvement tel qu’il passe et repasse continuellementd'un compartiment dans * l'autre;* si dans la même caisse on réduit en poussière des,matières telles que le soufre, le charbt^, le salpêtre, rtA* entrabiera les poussières les plus fines, elles séparera de celles qui n’ont pas encore le degré de finisse convenable. On emploie le ventilateur à c^usagff, pour la fabrication de. la [X)udre à canon. •

l.a quantité d’air qu’on doit élever d'un lieu dans un autre en un temps déterminé étant donnée, on-établira le rapport des dimensions des parties qui composent un vaatilateur, et on estimera la force motrice nécessaire pour le faire tourner avec la viteSse convenable.

33a. On emploiS les ventilateurs pour renouveler l’air dans des lieux bas et fermés, tels que les fosses, les puits de mines, les citernes, les fonds de calle d’un vaisseau; on en fait encore usage dans les poudreries, pour «dessécher la' poudre en jiiver par des courans d’air chaud. On a proposé de les employer pour favoriser l’évaporation de l’eau contenue dans les sirops de raisin (*).On admet qu’en automne, et pour le raidi de la France, l’air atmosphérique y est dans un état tel, qu’un seul mètre cube de cet air, mis en contact avec de l’eau, peut vaporiser troi# grammes de ce liquide. .\.insi, connaissant'le nombre de mètres cubes d’air qu’un moteur, peut mettre en contact avec de l’eau, dans un temps donné, on conclura le poids de l’eau qu’il peut vaporiser dans le même temps. ;ii '-i .

■ Sur les lieux où T<m exploite les mines' de charbon de terre, il y a une partie de ce combustible réduite en poussière, qui a peu de valeur dans le

(*) f'ojrtt 1rs Annales «le Chimie , igroc y6, octobre sSio, Mùmoirc de MM. Clément , Désormes et Hoogolfier. '

DES MACHINES. a43

coininerce; on l’emploie pour entretenir des feux dans la partie supérieure des puits verticaux qui communiquent avec les ^leries; l’air érhaiifFé s’élève ; il est remplacé par l’air inférieur, ce qui détermine un courant-d’air de l’intérieur des galeries vers le haut des puits. Si l’on plaçait tlatfs l’intérieur du puits un arbre horizorital portant une aile en hélice, semblable è celle qui est représentée 3*B du tableau pl. i*", il est évident que le courant d’air chaud ferait tourner l’arbre. C’est par un moyen semblable que, dans quelques cuisines, l’air chaud qui s’élève dans le tuyau de cheminée sert de moteur au tonme-broche. *

Üe la résistance de l’air.

333. Nous avons considéré l’air comme un moteur, et ensuite comme un fluide soumis à l’action d'un iutre moteur. Il y a encore un point de vue sous lequel on peut l’examiner, c’est comme milieu résistant. On sait qu’un corps lancé dans l’air a bientôt perdu sa vitesse initiale. L’air en repos, frappé par un corps, se comprime d’abord, e^en.^uitc passe k un état de mouvement plus ou moins composé. Les oiseaux , en se servant de leurs ailes comme d’une rame sur l’eau , trouvent dans l’air un point d’apptii pour s’élever; ils doivent cette faculté de voler à une force musculaire qui, comparée à leur masse, est supérieure à celle de tous les autres animaux.

Les parachutes en se développant, embrassent un grand volume «l’air, le compriment, et lui communiquent du mouvement. I^a vitesse initiale duc à la pesanteur, décroît très-promptement, et une masse de 8o à loo kilogrammes fixée à l’un de ces parachutes, est bientôt réduite à celle d’un corps très-léger, tel qu’une plume, qu’on abandoiinenrtt à elle-même dans un air calme.

IxîS ailes d’un volant de tourne -broche éprouvent, en tournant, dans l’air, une résistance qui fait équilibre à la force accélératrice du poi«ls moteur, et on régularise par ce moyen le mouvement de la chaîne sans fin qui supporte la poulie de la broche; on fait encore usage de ce régulateur dans l’horlogerie. •

Lcs^ effets de la résistance de l’air ont été obsewés avec soin par les jl^ysicîens qui se sont occupés de la balistique ; nous ferons connaître les résultats de leurs expériences, en traitant des gaz qu’on emploie comme force motrice , tels que ceux qui se dégagent par l’inflammation de la poudre à canon. »,

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. s’ ly.

Des gaz considérés comme moteurs-, définition de ce qu'on entend par force élastique d’un gaz.

334- Ou suppose que Fétat aériforme d’un corps ne dépend que de la , plus ou moins grande quantité de calorique combiné avec ce corps. Dans cette bypothèse , un gaz, en se refroidissant, doit passer successivement à l'état liquide et solide, pourvu qu’il éprouve un degré de froid atiflGsant. I.es gaz permanens, c’est-à-dire, qui ont conservé l’état aériforme au plus grand degré de froid et de compression qu’on ait produit, se nomment simplement Les gaz ou airs qui passent à l'état liquidé par un abaissement de température et de pression, s’appellent vapeurs. Les vapeurs jouissent des mêmes propriétés physiques que les gaz ; elles sont, comme eux, invisibles; elles ne deviennent apparentes qu’au moment oft elles se convertissent en molécules liquides, et forment un brouillard.

335. Les gaz ou vapeurs diffèrent des liquides ,' parce qu’ils sont beaucoup plus compressibles et par cette raison plus élastiques; mais ils jouis-

*sent comme eux de. la faculté de transmettre également en tous sens les pressions que l’on exerce en un point quelconque de leur masse \vojrez art.' 91 ). Ils sont, comme les ressorts tendus, capables d’un effort égal à celui qui les a comprimés; c’est ce qpi constitue leur force élastique.

Un ressort parfait, en se détendant, |>roduit un effet dynamique égal à celui de la force qui l'avait tendu; un gaz ou une vapeur homogène, abstraction faite du changement de température , peut être considéré comme un ressort parfait, qui presse également dans tous les sens les parois du vase qui le contient; si ces parois sont extensibles, et cèdent à la pression, le volume du gaz augmentera indéfiuiment. Le mode d’action d'un gaz Iwmogène* compressible et élastique ne dépend que de la force primitive qui l’a comprimé. • • . ,

336. Si un gaz renfermé dans un vase n’est pas homogène , on peu t le concevoir divisé en concis assez minces pour que chaque couche puisse être regardée comm^omogène; les parois de la partie du vq^ qui contient une couche homogène sont également pressées, et la pression s’exerce, comme dans le premier cas, perpendiculairement à la surface des parois.

Pour donner un exemple de ce dernier cas, supposons qu’on s’élève dans l’atmosphère au moyen d’un ballon, et que de 10 mètres en 10 mètres on vide l’.nc bouteille pleine d'eau; cette eau sera remplacé* par l’air, et

DES MACHINhS. ^

la bouteille pleine d’air étant bien bouchée, le gaz qu’elle contiendra pourra être considéré comme homogène, et la pression qu’il exercera cou* tre les parois sera égale en civique point pour la même bouteille ; mais la grandeur de cette pression sur une sur&cc prise pour unité, par exemple sur un centimètre carré, variera pour les diverses couches de l’atmosphère. Concevons maintenant un vase cylindrique ouvert par le haut, dont la base soit au nive^ des mers, et l’oritice supérieur à lo kilomètres de ce niveau. Fermant bermétiquemenr ce vase, il sera plein d’un gaz hétérogène, et en le supposant divisé en petites couches homogènes, la pression des molécules de l’une de ces couches dépendra et de la température de l’air dans la couche que l’on considère, et du poids des couches supèi-icures. La pesanteur intervient dans ce cas, comme force comprimante; mais un vase étant plein d’un air hoçaogène, et fermé hermétiquement, la pression (Te l’air contre les parois du vase ne dépendra plus de la pesanteur. Qu’on transporte ce vase à l’équateur ou aux pôles, la pe^nteur changera, mais la force élastique du gaz, à température égale, sera constante.

Ainsi, comme on l’a observé (^Mécanique de M. Poisson , art. 94 et 54o édition 181 i),la hauteurde la colonne de mercure qui mesurera cette foi-ce constante en différens lieux, pourra rendre sensible la variation de la pesanteur à la surface de la terre ( voyez la note i" du i" chapitre ).

De la mesure de la jbree élastique des gaz.

337. Un vase étant plein d'un air ou d’un gaz dont ou demande la force élastique, on y adaptera uu tube à trois branches parallèles, verticales, et à deux coudes; la première traversera les parois du vase, et les deux autres contiendront du mercure. Nqus avons employé un tube semblable (lour mesurer les dépressions (pag. gi , note ) , et la force élastique de l’air d’un soufflet (art. 3a6). Le liquide sera pressé d’un côté par l’air.du vase, et de l’autre par l’air extérieur dont la hauteur du baromètre fera connaître la pression ;'la distance des niveaux du mercure dans les deux branches qui le contiennent, mesurera la difierencc des pressions de l’air extérieur et cfc l’air intérieur du vase. Selon que le mercure s’élèvera plus ou moins dans la branche intermédiaire que dans la branche dont l’duverture est extérieure, la force élastique de l’air du vase sera plus petite ou plus grande que celle de l’air extérieur. Ayant la différence des deux'forces élastiques, et la valeur de l’une d’elles, l’autre est déterminée et mesure la pression en un point quelconque des parois. '

On n’exprime p*s toujours la yaleur de la force élastique d’un gaz par une mesure linéaire; ce gaz exerce sur toute la surface des parois du vase qui le contient, une pression que l’on rapporte à la pression exercée sur l’unité de surface, par exemple sur un centimètre carré, et on prend pour unité lie pression , le poids d’une colonne de mercure qui a pour base un centimètre carré, et pour hauteur, celle de la colonne de mercure qui mesure la pression en un point des parois. Si cette dernière pressicyi est, par exemple, lo centimètres, l’unité de pression sera le poids de lo centimètres cubes de mercure, ou i36 grammes. Ayant fait sur les parois du vase une ouverture d’un centimètre carré, un piston qni ferme cette ouverture de\ rait être chargé d’un poids de i36 grammes (celui du piston compris), pour faire équilibre à la force élastique de l’air ou gaz contenu dans le vase; cette force est relative au volume du gaz et à sa température; la capacité du vase, et celle de la branche du siphon, comprise entre le vase et le mercure que cette branche contient, déterminent le volume du gaz.

Pour ne pas confondre ces deux expressions force élastique et pression d’un gaz, on doit entendre que la pression est la mesure de la force élastique agissante sur la surface prise pour unité.

On mesure encore la force élastique d’un gaz, au moyen d’un tube connu sous le nom de tube rjè Mariotte, dont ce physicien s'est servi pour démontrer la propriété générale des gaz, que nous allons exposer. - 338. La température d’un gat étant constante, sa force élastique à différentes densités est proportionnelle à 'ces densités. 1.æs expériences rjui démontretit cette proposition ont été faites par Edme Mariotte (*).

L’appareil est très-simple; il consiste en un tube coudé à deux branches parallèles et inégale; ; la petite branche est fermée et la grande ouverte. Un verse d’abord du mercure par l’extrén^té de la grande branche , en quantité suffisante pour établir une ligne de niveau dans les deux branchefi. A partir de cette ligne, le volume intérieur de la petite branche dojt être dffisé en parties égales. le Cube est porté par une planche, et on trace' sur cette planche deux échelles, l’une de volumes égaux, et Pantre

(*) Né en Bourgogne et prieur de Saint-ltenio ions Beume ; reçu à l’Acniéniie royale des .Scienoes en 1666, année de la fondation de cette académie; mort le ta mai 1684. Son principal ouvrage est un Traité du mouvement des eaux , pubjié par La Hire en 1 G90. On a observé récemment que cette loi de Mariotte n'était vraie que dans certaines limites de compression , et qu'elle cessait d'être exacte , lorsqu’on .-ipprochail de la compression qui produit la liquéfaction de l’air ou du gaa. { Mémoire de M. DerpreU, mars 1 8*7. )

. by C- >!t

de parties linéaires égales. Elles ont toutes deux leur xéro sur la ligue de niveau du mercure. La première indique les volumes du gax ou des vapeur#, comprimés dans la petite branche du tube, e»la secou^, les hauteurs de colonne de mercure qui comprime le gaz. ’

- Les échelles çtant tracées , et le mercure au zéro de ces échelles ,«le gaz est de même densité dans les deux branches. Versant du mercure par l’extrémité de la grande branche, on observe les nombres de l’échelle linéaire qui correspondent à ceux de l’échelle des volumes, et on trouve que le • voluifie total de la petite branche, représenté par l’unité, se réduisant à i, j, etc., les hauteurs de l’échelle linéaire augmentées chacune de la hauteur du baromètre prise pour unité, et diminuées des hauteurs correspondantes du mercure dans la petite branche, sont représentées par les nombres I, a, 3, 4, '

33g. Pour exposer plus brièsement le résultat de-cette expérience, sup- [Kisons que la petite branche du tube soit parfaitement calibrée, l’échelle des volumes égaux sera une échelle linéaire formée de parties égales,et semblable k l’écbelle de la lon^e branche. Supposons de plus que la longueur de la petite branche, à partir du zéro de son échelle, soit de to centimètres, et que la hauteur du baromètre dans l’air libre soit de 76 centimètres. Lorsque le volume de l’air de la petite branche sera réduit à moitié, on observera que la hauteur de la colonne de mercure, dans la longue branche, sera, à partir^du zéfo de son échelle^ de 81 centimètres. Retranchant de 81, la hauteur 5 centimètres du mercure dans la petite branche. la' différence 76 centimètres, augmentée de la hauteur 76 centimètres du' baromètre, donnera l'X.’jG centimètres pour la mesure de la pression du gat en un point quelconque des parois de la petite branche, ou de la force élastique de ce gaz ; par hypothèse, le volume correspondant à cette pression est ;. On trouvede la même manière que pour les volumes;, [ , J, etc., les forces élastiques sont respectivement 3 X 76, 4X76, 5 X 76, comme l’indique le tableau suivant t ^ ,

VolunK du g»x. Vrmili du gm. Force éluUqnc.

i, , . I X 76 centimètres.

etc. etc. etc.

D’où il suit que la densité d’un gaz est proportielle à sa force élastique.

a48 * . ^ W -TRAITÉ

' 34o- On a supposé jusqu'à présent que cette loi de compression s'appliquerait également aux gaz, aux vapeurs et aux mélanges homogènes de gaz et de vapeitfs, si la températuredesgazaoumisàrexpériencenevari'aitBi par le chftngcn^nt de densité, ni par l'abaissement, ou par l’élévation de température^lcs corps environnans. Une ^ulre loi aussi simple que la première, détermine la force élastique d’un gaz homogèneâ une température donnée, pourvu ^ue sa force élastique à une autre température donnée Miît connue. On sait -par les expériences de MM. Dalton et Gay-Lussac (années 1801 et i8oa), continuées en 1817 et 1818 par MM. Dulong et Petit, i^que tous les gaz, se dilatent uniformément et également, du moins dans l'intervalle de la' température négative — .36* à la température de Tébidlition du mercure -1- 36o“ du thermomètre centigrade;

• a° Que la dilatation commune est, pour chqque degré du thermomètre, a fraction ^ du volume du gaz à zéro de température; en sorte que ce vofume étant 1 à o*, il sera à une température donnée 71*, 1 X ou réduisant en décimales la fraction le volume du gaz à n* sera I + ( 0,00875 ) n”. Le poids du volume du gaz à n* et o* ne change pas, et ce gaz a pour densité, à chacune de ces températures, sod^mids divisé par son volume; nommant P ce poids, les deux densités du gaz seront aux

températures n* et 0° respectivement et ‘ ■■■ »

Si l'on désigne par F et F' les forces élastiques correspondantes à ces ’ densités, on aura par la loi de Mariotte, la proportion •

1 ±{o,oo^^i)n‘ , >

d’où il suit que F = F[ 1 + ( 0,00875) n ], c’est-à-dire, qu’après avoir cqmprimé le volume de gaz t -t- ( 0,00875 ) n, pour le réduire au volume primitif'i, sa nouvelle force élastique F sera ^ale à la fqrce primitive F, multipliée par le coefficient i -t- (0,00875 )n.

Nous allons faire l’application de ces principes à la vapeur d’eau , qui "est le seul fluide élastique employé pour le mouvement des Machines, à feu. . • ‘ .

Du gaz a,}ueux employé comme moteur 'des Machines^

• ^ foTIDÜIOD du SquCUX.

'34t. 1^.1 chaudières des Machïnes"à feu sont <|e cuiv« ou de fer. capb.es de n^î»eer rSl.fdH^fe d«s vapeurs contre leurs parois. On les fixe dans le massif d’un f ^ le foyer, le cendrier, Ja cheminée du fourneau, les rourans dV^T""! doivent etre dispsés de la manière la plus fiivorable nour la f ^ des vapiirs et pour l^ofiomie du combustilde.

Ixirsqu’on veut employer de la vapeur d’une force élastique lieaucoui, plus grande que celle de l’atmosphere, on compose la chaudière

U forme et les dimensions d’une chaudfère étant données, on règle la pression de la vapeur qu’elle contient, au moyen d’un, poids doit charge la ^pap, et qui forme tin orifice d’une grandeur-connue par exemple , de dix centimètres carrés. ’ ^

L’eau liquide oectip le fond de la chaudière, et la vapurest au-dessus On estime que la capcité, remplie de vapurs, doit être de ao k a5 fois le s-olume du px aqueux qtfl sort de la chaudière- en une seconde de temps, pur entretenir le jeu de la Machine à feu dans le meme temps Les premières vapurs formées dans Ja cl.audière se mêlent à l’air atmosphorique quelle contient; mais bientôt cet air est totalement expulsé et alors le poids qui presse la soupape indique la force élasmiue du eal aqueux. ° .

On a comparé les forces élastiques du gaz aqtleux pur (*), avec les tem péraltires de ce gaz, ou de l’eau dont il se dégage : ce travail a été fait avec' soin, en i8oa, par M. Dalton {Mémoires de Manchester). f.a table suivanle traduite en mesures françaises, confient le résultat de scs expériences. ’

( ) M. de BéUncoiirt «i le premier qui se soit otcupé de celle question- en i

pr««.le à l-Aeadémie des Sciences de Pari, un mémoire mr la force expal., iv, «-

peur de 1 eau; il avait déduit de ses expériences !• que la vancar a le mAm l -j t

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