‹ Traite elementaire des machinesChapitre 30 sur 46 · CV · texte numérisé non relu

CV

. * ' Expériences de 1789.

■i8y. On sVst serti de deux canons du même diamètre à l’Ame, savoir, a.gi pouces, et de longueurs d’Amc différentes, savoir, 69 j pouces pour le long, et 4» pouces pour le court; les boulets, du poids de 3 livres, avaieut de diamètre 2,08 pouces.

‘Voi(p - ViteiH U» boolvu rii»iM)ce<. c!e lu clitrgc. Jaoi je ranoa ooùrL

’ 3ôf’^ ■iG’-" . . . ,- d3iJ8»’ . ,

VileMB ^ iMKikto, dam le c41|od long.

... 568 à I a I gr*-

On a tiré avec un canon dont les boulets avaient 3,48 pouces de dktinètrc et pesaient 5 livres i3 onces , et on a observé :

-, ■ Chargrs.

Vitesses

• Hit’- •

laaa

J3Îl

3o6 ' ' >' TRAITÉ •

On chargea deux mortiers en fer, de 8 et lO ponces, avec des bombes et des boulets pleins de leur calibre. Diamètre de Tâme du plus petit mor*

,tier. 7"^, 875

diamètre du plus grand • 9 >875.

On a tiré ces mortiers sous l'angle de 60"; les charges de poudre, pour le petit et le grand mortier, ont été respectivement de alh 4”*' i 41b 8*; la durée des portées a été Je af»' à 37*. '■

Petit mortier. ' ' '

Poids du Imulct plein, du diamètre 7''* ,68. . G3ft;

, 'Portée .r 43oO'*'

Poids de la bombe du diamètre ,68. ' . . . 48Ib

Portée de la bombe. - • .

Grand mortier, ■ ' ' ' ' ' •

Poids du boulet plein, du diamètre t)C,74 ' ia8fc

, Portée avec la charge de 41b 8- .......... . 555o^ et49o5'^ •

Poids de la bombe. • 9^1b

' Portée. 1770 etao75>*'*'

' * • oii.à ^ par^yorf/, 53io et 6àa5^' ^

Résumé de deux séries d’expériences faites cette année avec fc carum

àe 3, long.

-V Chargea. ^

. : a4~ i7»a'^ à i3oo'‘

. . 16 i568 à laig

. , la lagi à iio5

Dûiancet. >

Id. ■

' Id. ...

Id. '

' Id. ' • . . .

Les vitesses communiquées sont à peu près comme les racines carrées des cliai'ges des boulets. ■ • ^ •

Année 1790. ‘

388. On a préparé cette année un nouveau pendule et on n’a pas fiwt ' d’eapériences. ' , . ■ f • ' ' « . ~ • ' '

Expériences de Vannée 1791.

3,89. Le nouveau pendule pesait 1629 livres; le pendule des année*

précédentes ne pesait (art. 79* **''*■**•

*Des canons mis en expérience, S ■* - . • «

Canon ile.^ Longueur de lame, 80, 5 pottces; diaihètrc de l’ame, 3,65 pouces; poids du canon seul, .1370 livres; poids du canon avec l’appareil destiné à le suspendre, 1618 livres; diamètre du boulet, 3,55 pouces; ix>ids du boulet, 6 livres i j once.

' ’Ctuio/i moyen de 6. Longueur de l’àme, 56,65 pouces; diaihètrc de l'âme, â,65 pouces; pokls du canon avec et sans appareil à suspension, i4ai et 1173 livres; diamètre et poids du boulet, comme pour le canon long. .

JL'ojfon court et léger de 6. Longueur de l’âme 56,6 pouces, diamètre et poids du boulet, comme pour le canon long ou moyen; poids du canon seul, 633 livres.

Canons sur affût. f" >■

3qo. On a placé le premier et le troisième canon sur des ^affûts de marine, roulant sur une plate-forme borizontale.

Charge 4e pou4rc. Viieuc ilu hmaUl.

• canon. .......... iïb 17^7^*

fd. VC- • r * . ..^ iG32

Id. .......... 2 i55^

■ 391. I.ÆS expériences suivantes ont été faites avec le» canons pendules. . .. • i” Canon (^long fie 6 ): '

Dûtanoac.

=:-ss. •

Id. .

IfL .

Id. .

CbâigM.

. . .. i(jp5 et 1633 . ,l5l3 / .

. i3oo » „ . 89»

Duiancci. *

— • Charge*.

Id. , .

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• id. . . .

. i5o5 et i45o . i3a<>eti335'

r>i»UmccA.

Canon [rnojen de 6).

Chargei.

Vitesse». '•

1 460 et 1 4 1 8

Id. ...

Id ...

Id. . . .

3® Canon (court el léger de 6).

Qiargr.n.

VitcMcs. «

. leai'"*

Id. . ..

Id. .

. ■ '.Observations sur les expériences de l’année i-fÇ)V.

39a. L'âme des canons nüs en exi^ricncc était terminée en bémis> phères ; les charges de poudre furent mises dans des gargoiisses de papier très -fin, dont le fond s’adaptait parftfiiement sur celui de l'Ame du canon. . ' » ^

On tint compte de l’état du baromètre et du thermomètre, pour juger de l’effet de Tair sur la poudre et sur sa résistance contre les boulets. T..a, poudre fut éprouvée chaque' jour d’expériences avec l'éprouvette de d’Arcy (vqT'es la description de cette éprouvette, dans l’ouvrage de ce savant.

Oigitized by'Cooglc.

“■ DES MACniNE^ ^ J09

£siai d'une Théorie d' ArtUlerie, Paris, année 1760, un voJ. in^’, dani Je Traité de T Art de fabriquer la Poudre à canon, par RIM. llifEmlt et Bottée, Paris, année 1811 , un vol. in-4', page 5ao; dans le Dictionnaire d’artillerie de AL le général Cotty). • *

. Pour obtenir une poudre uniforme tirée de plusieurs barils, onja tamisait, et on en retirait les plus gros grains.

3p3. En comparant les résultats obtenus avec deux canons de même longueur, on voit qu’îl n’y a pas de différence sensible entre les vitesses correspondantes à deç cLargea de poudre égales, quoique le poids de l’iui des canons soit à peu près double de l’autre. Soit que le canon puisse Osciller librement sur son axe de suspension, ou monté sur affût , avec recul ou sa«is recul , les vitesses du boulet sont à peu près les mêmes. A charges différentes, ces vitesses sont comme les racines carrées des poids de la charge de poudre.

Les longuéurs des deux canons (3'’" et i",;art. 38q^ étant dans le rapport de 56 à 80 10 : i4, les vitesses, à charges égales de /|8 onces,

sont seulement comme tOai à 1788 ou :: 10 : 1 1.

I.«s vitesses des boulets, ài l'instant où ils frappent le pendule, décrois- 'sent à différantes distances, comme ces distances augmentent.

En comparant les vitesses «btenues avec les canons long et court , à «haines égales et à différentes distances, on voit que la plus grande vitesse obtenue avec le canon long est bientôt réduite à celle du boulet <lu canon court à la moindre distance , et que Cette égalité a lieu d’autant plutôt que la charge de poudre est plus petite. Ce qui explique pourquoi les portées des boulets augmentent peu par la longueur des canons , et combien est sujette à erreur la détermination des vitesses par les portées.

CiCS expériences expliquent aussi pourquoi on gagne peu en portée en au'^entant la cliarge la résistance correspondante à de graude.s vitesses est si considérable que la vitesse est bientôt réduite, ou tout-àw fiiit détruite. • ‘

De TÉfroiweite de d’ Arcy, etnployée par M. Hutton. ‘ .

3p4« Le canon de bronze de l’appareil décrit art. 38o^ h de longueur millimètres ( 37 pouces ,), et pour diamètre de l’émejiJ millimètres (1,7 pOTice); la .distance de l'axe de suspension à l’mce du canon, qn^n suppose horizoutal , 686 millimétrés (a pieds 3 pouces); le boulet de ce canon pèse 3ia grammes ( 1 1 onces-j.); le poids de la charge de pondre

3io ” TRAITE I ; , . • ». V

est 57 grymnes (a onc«s). L’éprouvette décrite daôs i’ouvrage cité de M. RifTaidt est construite sur du plus grandes dimensions. Le canon a plus de a mètres de longueur; et la distance de son axe supposé horizoutai à l’axe de sn.speiision t. est de plus de 5 mètres.

3q5. Hiilton termina ses expériences en 1791. Le poids du pendule dont il s’est servi, a été successivement porté dc tjoo livres (97a kilogr. ^ à a5ou livres ( 1 1 kiiogr. ). .M. Grégory, diargé de les continuer, fit construire un pendule trois fuis plus pesant, assec solidement établi pour recevoir le choc d’un boulet de lèvres; de nouvelles expériences ont été fa^es en i8i3 avec un pendule du poids de 7.1108 Trvres (3358 kiiogr.). lajrsquc l’axe de ce pendule était sur les points de suspension , lu plus légère brise ou agitation de l'air lui donnait Un mouvement sensible. Après 1 ao secondes d’oscillation, l’angle de 6 à 7* dont il s’écartait de la verticale, diminuait à peine d’un degré 1 un balancier de pendule n'a pas un mouvement mieux réglé.

Ces dernières expériences sur des canous de divers calibres , et sur Içs vitesses des boulets à cliarges égales , ont confirmé les résultats obtenus précédemment (art. 38a). On s’est servi de pièces de ta, do 18 et de a4> et néanmoins on n’a pas jugé convenable de tirer cette dernière à pleine chargé. Avec des charges de 4 hvees de poudre , les boulets de a4 ont frappé le pendule avec des vitesses de ia43 pieds et de ia93 pieds; en augmentant cette vitesse, on aurait craint de briser le pendule.

On a observé que lorsque le boulet, animé d’une vitesse de i4oo pieds à 1700 pieds, atteignait le pendule, et frappait la fitee d’un bloc de Ifois couvert d’une plaque mince en plomb, ce plomb entrait en fusion. On pouvait prévoir que d.es .grains do poudre à canoa, Ic^és dans une ouverture faite à la surface du pendule, s’enfiammeraieut par le choc du boulet, CO qui a été vérifié par expérience, et même on a observé que fa compression ne produit pas seulement un dégagemeut de chaleur ; à l'instant où le boulet frappe le pendule 'qui est composé de pièces de bois, ^ une vive lumière sort de l’ouverture circulaire par l.Kjuulle le boulet est entré dans le bois ; on a remarqué que cette ouverture ilisparaît presqu entllrement par le rapprochement des libres du bois; une simple cheville suffit pour Jermer le passage du boulet. Après avoir tiré plusieurs ^mulets contre un Jiloc de bois, ou trouve dans l’intérieur de ce bloc de la puu^ sière et des éclats de boulets. Plusieurs boulets tirés contre le bloc pesaient ensemble ta7 livres; les plus gros éclats pesaient cbucun de (J à 7 livres, et le poids de tous les morceaux réunis ne s’élevait qu’à uo-

pigitùJ^c^tiy (

' . • ' DES MACmNES.': -- V 3ii

livres; la septième partie de la masse totale setaTt réduite' en poussière. Ces dernières obser\Tition8 sont extraites d’nn Mémoire lu à la Société philosophique (te fjondres, le a5 février 1817, par M. Olintinis Grégory (*} , de l'Académie royale militaire de Woolwich, et d’une Notice sur. le vent des boulets, du 17 juin 1818, qui m’a été adressée par ce savant. Cette Notice a été lue k l’Académie royale des Sciences, par M. Delambrc, le 21 septembre même année, et insérée dans le caliier des ytnnales d« Chimie et de Pl^sique, novembre 1818^ elle contient le résultat suivant des expériences faites à Woolwich, le 19 mai 1818, sur le vent des boulets.

Esepériences sur le vent des boulets.

396. 1.Æ jotir ( 19 mai 1818 ) était sec, mais nuageux ; le thermomètre marquait i3*,3 centigrades, le baromètre 0,76 1 mètre.,''

Poids du pendule »’•• •. • ^'77»7 kilogrammes. ••

On a employé un canon du calibre 117,347 millimètres; son poids était de 918 kilogrammes; sa longueur, de i,885 mètre.

Poids moyen des 8 boulets employés dans les expériences, 5,537 kilogtammes(à peu près la livres avoir du poids.).-

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idem.

I^es vitesses ( 6“* colonne de ce tableau ) sont celles des boulets à l'instant où ils ont frappé le penduje, pjaoé à g mètres de la houciiç du canon.

, CfOn * reoüo cowptv dr ce Mémoire dans les Armâtes de Pkjrsùjueetde Cbieu'r, cahier ’d’ioit iBt7, pages 3èo-1W7. , i ^ ' *'■ ' ’ ''

3t», - -J.- • TRAmi

, vitesse ’/|7l^ mèlre*, corres|>oi>dante au veut ( ,(}o3 millimètre, est i Arès-peu prés égale à celle qu’on a observée pour le vent 5,i3i milliooclres, quoique le boulet pour le premier vent fiit plus lourd , et la charge i.seDsiMciiieiit moindre. *

Dr Tejj^et dptofiüque de la poudre de guerre dans le mortier d'épreuve,

, 397. Le mortier d’épreuve est terminé intérieurement par un cylindre du diamètre de igi millimètres et par une demi-sphère de même diamètre. 1^ longueur de la partie cylindrique est de 1^ millimètres; en sorte que la longueur de Tàme du m«-tier est de a3^.i millimètres, depuis le fond bémisphériquc jusqu’à la bouche. Le poids du mortier est de 140,7 kilogrammes; le mortier fondu avec sa semelle est pointé exactement à 45“ (i angle droit ),vLorsque la semelle est posée sur une plate-forme de bois Jiorizouule.et bien unie, le recul se fait sur cette plate-forme.

l.e- globe doit avoir 190 millimètres de diamètre et peser aQ,3' kilogrammes. On met dans la chambre d’un mortier 9a grammes de poudre, .sans la battre ni la refouler, et cette charge doit porter le globe à aa5 mètres ( année 181 1"), pour que la poudre soit reconnue de bonne qualité.

U Dans l’épreuve des poudres (dit de Villantroys, note (i), page 3 de sa Traduction de Uuttoii), il s’agit de comparer celle que l’on présente à la réception avec celle dont la force est connue , et nous trouvons ce rap- . port avec précision dans les racines carrées des portéej'de l’éprouvette. Le grand poids du projectile et son peu de vitesse permettent de' supposer •que la fésistaitce que P air lia oppose est tres-petite, et la même dans toutes les' épreuves. » . ■ '

■' En négligeant la résistance de l'air, le globe décrit une parabole, et on démontre (voyez Mécanique àe M. Poi.sson, l'volume, pages 337 "êt 338 , art. a3o) que le mobile étant projeté sous l’inclinaison de 4b'', par rapj»ort à fhorizon , l’amplitude du jet est double de la hauteur d’où le molli le devrait tomber pour acquérir sa vitesse initiale. Or, l’amplitude du jet du globe d épreuve est, par hypothèse, de.aaS mètres; donc, cette vitesse ( note page 3, art. 3 ) est due à la hauteur lia; mètres, et serait à trèspeu près 47 nièires (la' seconde étant l’iinité de temps). L’effet dynami* ' que de ga gramnM% de poudre est donc mesuré par le produit dti poids du globe, ag,3 kilogrammes, multiplié par la hauteur na,5 mètres; l’unité dynamique étant un kilogramme élevé à un mètre , ce produit Vsr 3ay6,a>; en le divisant par 9a, on a 3^,83^ pour l’effet dynamique

DES MACHINES. 3i3

utile ( art. 378 ) d’un gramme de poudre de guerre de bonne qualité. Cet effet varie dans les différentes bouches à feu, et les différences qu’on observe ne dépendent pas seulement <le la forme ou des dimensions de la bouche à feu , de la qualité de la poudre, ^ mais encore du poids de la charge. Ainsi, les résultats des épreuves des poudres ne sont comparables que lorsqu'on les emploie dans les mêmes circonstances, c'est-à-dire avec la même bouche à feu , le même projectile , la même poudre et une charge égale, et aucune de ces épreuves ne donne la valeur absolue de la forcée la poudre. Pour comparer cette force dans les diverses bouches à feu, nous allons rapporter les expériences sur la vitesse des projectiles, qui paraissent mériter le plus de confiance, vitesse et le poids d'un projectile étant connus, un calcul semblable à celui qui précède donne l’effet dynamique utile de la charge. '

De la forte de la poudre dans le carton de fusil, et autres canons de divers

calibres.

398. MM. Monge et Prony ont fait, en décembre i8o3, un Rapport sur un moyen fort ingénieux, proposé par M. Grobert, pour mesurer la vitesse initiale d'un projectile. Ce moyen consiste à donner un mouvement uniforme de rotation à un tambour cylindrique, fermé à ses deux extrémités par des disques composés de feuilles de papier, et à observer trèsexactement la durée d’une révolution. Ayant placé l’axe de la bouche à feu parallèlement à l’axe de rotation du tambour, le projectile traverse les disques en deux points qui seraient sur une droite parallèle à ce dernier axe, si le tambour était fixe; mais s’il toft'ne lorsqu’il est frappé par le projectile , les deux points sont sur deux rayons des disques , dont l’angle, projeté sur l’un de ces disques, est mesuré par un arc connu, qui est à la circonférence entière dans un rapport déterminé. Les temps qu’un point, fixe par rapport à Taxe du tambour, met à parcourir cet arc et la circonférence entière, sont dans le même rapport; d’où il suit que Ton connaîtra le temps que le projectile a mis pour aller d’un disque du tambour à son opposé, puisque ce temps cst^gal à celui pendant lequel le tamlmur fait la portion de révolution correspondante à l’arc observé.

Les expériences ont été faites avec un fusil d’infanterie et un mousqueton de cavalerie; les canqns avaient respectivement i,i37 mètre, 010,765 metre <le longueur intérie»ir%'; les balles pesaient grammes, et cha- . ; T 4o

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cune a été cluuséa avec la moitié de sou poids(ia,35 grammes) de poudre fournie par l'apsenal de Paris.

La vitesse moyenne déduite de dix expériences, est de Sgo,4y mètres par seconde; elle est due à une hauteur verticale de 7773,18 mètres; multipliant ce nombre par le poids (34,7 grammes) de la balle chassée, on a, ^ pour l’efièt dynamique de i a,35 grammes de poudre , igi ,97368 kilogrammes élevés à la hauteur d’un mètre, et pour celle d’un gramme 1 5,544.

309. Je prends pour second exemple une des expériences laites en Angleterre, par Hutton, en 17^3; on lit, page i53 de l’ouvrage traduit par Villantroys, qu’un boulet de 16 onces i3 drachmes, lancé par une charge de poudre de 16 onces , prenait une vitesse initiale de 1998 pieds; autrement , qu’un bpulet de 4t6,466 grammes, lancé par une charge de poudre de 453,439 grammes, prenait une vitesse initiale de 609 mètres; le canon qui a servi pour cette expérience a de diamètre à l’âme 5i,3 millimètres; sa longueur est de 0,771 mètre; le diamètre du boulet est de 49>7â millimètres; la poudre dans cette bonclie à feu est capable d’un effort tel, -qu’un gramme de ce combustible équivaut â mie force capable d’élever 19,865 kilogrammes à la hauteur d’un mètre.

cxpé-ricnces sur Le tir du canon, rapportées par M. Gassendi dans son Aide-Mémoire de l'c^jfkier d’artillerie, apprennent que les boulets de 13, de 8, de 4 > lancés avec des chargt» de poudre de 4 livres pour la pièce de la, de a livres ; ptour les pièces de 8, de i livre ; pour les pièces de 4>#cqui^rent des vitesses initiales de 1390 pieds, de 137a pieds et de lagS pieds. D’après ces données, la force niu^enne d’un gramme de poudre, qui résulte des trois vitesse initiales correspondantes aux trois espèces de boulets, est de a6,aft> kilogrammes élevés â un mètre de hauteur.

4oo. £n comparant les résultats de ces expériences à l’aide du tableau suivant, pn voit que les bouches à feu présentent un çffet analogue â celui des grandes Machines à vapeur; de même que dans ces Machines, l'effet d'un combustible augmente avec leurs dimensions, la force d'un poids déterminé de poudre à canon est plus considérable dans les grandes bouches à feu que dansas petites. On jieut aussi conclure des expériences ' .« de Woolwich (art. 387 ), que la vitesse des projectiles , pour des charges - propojElionnelles à leurs poids, est d’.atitant plus grande que ces projectiles (> sont d’nn plus gros calibre. On sait que dans un canon toute |a charge ne s'cnflanime pas, et qu’une partie sort du canon avec le prcqeçtile; M, Crégory suppose que cette partie est plu| considérable dans le^>ièce}

^ ^ly^izedijjLÉ

DES MACHINES. 3i5

d’un petit calibre, et il explique ainsi l’avantage des grosses bonches à feu sur les petites.

Nonu

do

auteurs.

Poids

d« pro)cciile CD gtânnines.

r.lo^gs

d« poudre CD gtammes.

lUppucl des |ioids du {iro}t'.c> ulc el de U cliarge.

TueSSe mkkit en j*e.

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d^ainkfués (*) crufi graoxme de poudre.

i GKonmr.

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Hu’TTOV.

Boi^t d/ 476^67»'-

6og“-

Artilkrio de France.

Boulots de

idem.

Globe d'épreuve de 39,3 kilogrammes.

ga*'-

liai"-

L'iinitc dvnatnique (6^* colonne de ce tableau) est un kllograimne élevé à (in mètre.

4u I . En comparant le prix de l’unité dynamique obtenue par le charbon ,de terre et les vapeurs d'eau, au prix de la mène unité produite par la poudre à canon dans le mortier à épreuve, un arrive à. ce résultat , que le même eflet dynamique eoûte 6o fois moins dans le premier cas que dans le second. En effet, 61000 unités dynamiques chacune d’un kilogramme élevé à un mètre, coûté à Paris (art. 347) 8 centimes de charbon , de terre, et 36 unités pareilles, coûteraient seulement 7;^ de centime. Mais le gramme de poudre de guerre (**) qui donne dans l’épreuve au globe le même nombre d’unités dynamiques, vaut de centime; ainsi les prix des 36 unités dynamiques produites par le charbon de terre et par la poudre à canon , sont sous le rapport de 4 à a4i , ou de 1 à 60. .

Sur les fusils à vapeur de MM. Perkins et Besetzny.

M. Williams Rawson a présenté en i8a6, à l’Académie royale des 'Sciences, au nom de M. Perkins, un Mémoire sur une nouvelle Machine à vapeur, propre à lancer les projectiles. Ce Mémoire contient les assertions suivantes :

r*) Prixdes pondrupour l’amirà 1818, livrés su dépaneinent des tiiuiiocs par l’adminisiratioo générale:

Poudre de guerre , a fr. 41 c. le kilvgraminc; de mines , a fr. 16 c. ; pour le commerce . extérieur, 1 fr. 79 c.; de chasse fine, a fr. 78 c.; de chasse snperfioe, a fr. ga o.j poudre rovalc , 3 fr. 4a c. : . ' ‘ - • ' . , * '

3i6* . TRAITÉ DES MACHmES. '

, « Une Machine de M. Perkins n’excède pas en volume le quart d’une » Machine ordinaire de même effet; elle consomme cent fois moins d’eau, à et neuf fois moins de charbon. » /.

' M. Girard, qui a fait un rapport sur ce Mémoire, dans la séance du 3i juillet i8a6, observe que ces assertions ne sont pas appuyées sur des expé* riences assez authentiques. Cependant il résulte d'un essai fait en présence de plusieurs officiers du génie et de l’artillerie anglais , qu’une balle de plomb , lancée de 33 mètres de distance, par Un fusil ài vapeur, perça onze planches de sapin très-dur, de a5 millimètres d’épÿsseur, et écartées de a5 millimètres les unes des autres. La chaudière où la vapeur se formait était construite sur le même principe que celle de Fulton qui a été décrite ' page aqo. Elle consiste en une boite métallique , dont les parois sont d'une force suffisante pour résister à la dilatation de l’eau liquide échauffée au rouge. Quelle que soit la température de cette eau , elle ne se mettra pas en vapeur , attendu qu’il n’y a dans l’intérieur de la boite aucun espace libre ou cette vapeur puisse se développer. Mais si l’on pratique à l’une des parois de cette botte remplie d’eau chaude, un orifice qui communique avec un canon de^isil, l’eau sortira par cet orifice à l’état de vapeur; la tension de ces vapeurs sera d'autant plus élevée que l’eau liquide sera plus fortement chauffée, et la balle logée dans le canon sera projetée avec la vitesse due à cette tension.

Un journal anglais a fait mension d’un autre fusil à vapeur, monté sur iiq affût qui roule sur deux roues, et qu’un homme seul peut conduire.

La vapeur produit son effet iS minutes après l’application du feu sous la chaudière. La plupart des balles perçaient à 8o pas, une planche de • de pouce d'épaisseur ( 19 millimètres), et quelques unes à i5o pas. L’auteur do ce fusil est M. Bcsetzny {vojrez le Bulletin des Sciences techoologiques de M. Férussac, janvier i8a8, j>age 57). \ ’>

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