‹ Traite elementaire des machinesChapitre 46 sur 46 · C .gK · texte numérisé non relu

C .gK

mode de transmission de la puissance à la résistance. Mais dans le cas le plus général , on pourra faire usage de cet instrument, et il y a lieu d'espérer que les mécaniciens s’empresseront de l’appliquer aux arbres soumis seulement à deux forces constantes en grandeur et en direction , en considérant qu’il suffit de faire dans la construction ordinaire de ces arbres, un léger changement, qui a pour objet de donner momentanément un peu de mobilité au support du coussinet de l’un des tourillons. Quant à la romaine qui s’applique à la caisse dans laquelle le support du coussinet prend un petit mouvement de rotatioiv dans un plan horizontal, elle est portative, et on peut ne l’adapter à la caisse que le temps nécessaire pour peser la pression du coussinet sur le tranchant fixé ù l’extrémité du petit bras de levier de la romaine. Quand la pesée est faite, on fixe par des coins ou des clavettes le support du coussinet dans sa caisse.

Avant de terminer cette Notice historique , je ne dois pas omettre de laire mention des recherches de M. Molard aîné, de l’Académie royale des Sciences , sur la construction des dynamomètres. On sait par une lettre de White, publiée dans le A/omtour du lo février i8ia, et réimprimée dans le Bulletin de la Société d’Encouragement, juillet 1837, que M. Molard avait imaginé un mécanisme pour tenir compte , en l’absence de l’observateur, du nombre de révolutions d’un arbre tournant dans un temps donné, de la force des mobiles constante ou variable, et qu’il avait trouvé le moyen de transmettre le mouvement de rotation , d’un premier moteur à une Machine exposée à être arrêtée par un accroissement subit de résistance, sans qu’il en résultât aucune rupture des parties de la Machine, bien que le moteur fût toujours en action; il est à désirer que M. Molard mette au jour ces diverses inventions, qu’il s’est réservées jusqu’à présent.

Mon objet principal en publiant cette Notice, ainsi que l’appendice de cet ouvrage, a été de faire connaître les moyens proposés pour la mesure des Machines motrices, et de provoquer de nouvelles recherches sur une question de la plus haute importance , non-seulement pour la science, mais encore pour la législation ; car les nombreux procès qui s’élèvent journellement entre les Ëibricans de Machines et les manufacturiers cesseraient d’avoir lieu, si l’on parvenait à constater légalement la force des moteurs, et les effets dynamiques que les Machines auxquelles on applique ces moteurs, produisent en un temps donné. •

Page 1