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Les suites ou changemens

La disparition subite d’une maladie s’appèle délitescence, quand elle n’est suivie d’aucun dérangement apparent; elle prend le nom de métastasé si la cause s’est portée d une partie à une autre plus ou moins importante à la vie.

Chacune de ces périodes a différens dégrés , tant par rapport à la violence qu’à la durée , selon la nature de la maladie; mais, pour simplifier le plus possible, je ne parlerai le plus ordinairement que des principales périodes.

(1) On entend par pouls , les battemeus des artères, produits, selon les uns, par l’impulsion que le sang reçoit du ventricule aortique du coeur et qui tend à dilater le système artériel; selon d’autres, par l’effet de la contractilité de l’artère dépendant de sa force vitale.

La pulsation de l’artère est en sens contraire de la dilatation du cœur.

Le pouls est un guide précieux pour déterminer le degré de vitalité de nos organes et l’équilibre de nos humeurs. Il est beaucoup influencé par l’âge, le sexe, le tempérament, la constitution individuelle, le climat, le mouvement et les passions, ce qui rend le pronostic bien moins facile que Solano, Fouquct, Bordeu le prétendent. Sa force, son grand développement et sa dureté avec fréquence et chaleur ardente , sont des signes certains d’inflammation essentielle.

Lorsqu’il

faible, mou, peu fréquent 5 langue blanche et humide ( ce signe de turgescence est l’effet de l’excrétion augmentée de la membrane muqueuse de tout le tube intestinal, par suite d’une irritation plus ou moins forte ); assoupissement; sueur avec odeur aigre; exacerbations irrégulières ; paroxysme ou redoublement (1) la nuit; douleurs aux pieds, aux mollets et à la poitrine; vomissement de mucosités, souvent de bile, fréquemment de vers dont la présence est attestée par des anomalies nerveuses, telles que dilatation des pupilles, mouvemens convulsifs, tension abdominale. Les fonctions intellectuelles, l’action volontaire des muscles, les contractions du cœur, sont troublées, quand le centre sensitif reçoit de toutes les surfaces muqueuses des irradiations douloureuses.

2.0 Période : Constipation ou diarrhée séreuse quelquefois bilieuse ou sanguinolente; langue blan-

est formicant ( battemens faibles, petits et fréquens ) , convulsif (artère tendue, serrée et inégale dans ses battemens), faible et mou , petit et vite , irrégulier, intermittent , vermiculaire, le malade est en grand danger.

(1) Les redoublemens périodiques tiennent au refoulement de l'action vitale vers les viscères par suite d’un irritant interne, de-là sentiment de froid. Bientôt les viscères opprimés réagissent, et l’action vitale est reportée avec plus ou moins de force à la circonférence, phénomène qui produit chaleur, accélération du pouls, coloration, et rétablit les sécrétions et excrétions suspendues momentanément.

clie sur les côtés avec une raie brune au milieu ; aphthes (i); salivation ; crachotement; par intervalles, difficulté de respirer, d’uriner; éruption fugace et de forme variée; douleurs des membres plus vives; langueur générale; peau humide; somnolence ; abattement moral ; respiration un peu gênée.

0/ h triode : Abdomen tendu, douloureux; coliques; flatuosités; borborygmes; vers rendus par la bouche et l’anus ( manifestés par pouls intermittent, toux sèche, haleine aigre et fétide, dilatation des pupilles, convulsions, trismus ); (a) céphalalgie frontale ; vertiges ou tournoiemens de tête; sens obtus; trouble d’idées; sommeil agité par des rêves. Ces derniers symptômes sont ataxiques ou nerveux.

Dans le cours des périodes, il se développe dans le tissu propre des muscles une douleur vive affectant successivement et très -promptement les diverses parties du corps, avec tension locale, souvent gonflement et changement rare de la couleur de la peau. Les douleurs rhumatismales sont quelquefois générales cl vagues, mais souvent locales et fixes. Dans ce dernier cas, elles constituent la pleurodynie ou douleur des muscles inter-

(1) Petits ulcères ou tubercules , avec chaleur brûlante, affectant la membrane muqueuse delà bouche ou du conduit alimentaire.

(2) Grincement des dents avec serrement de la mâchoire inférieure par la contraction spasmodique de scs membres élévateurs.

EN PARTICULIER. l5l

costaux ; le torticolis , douleur aiguë du cou qui eu empêche le mouvement; le lumbago , douleur vive des lombes; la sciatique ou névralgie fémoro poplitée; gonflement et douleurs vives des articulations.

Je dois observer que la marche des maladies n’est pas, le plus souvent, aussi régulière que les auteurs le disent. En effet, que d’anomalies! que de modifications, les constitutions individuelles, les tempéramens, les divers états de l’atmosphère, les professions, le régime ou la manière de vivre, les affections vives de l’âme n’y apportent - elles pas !

Terminaison. C.elte maladie est rarement dangereuse et dure plusieurs septénaires. Elle se termine heureusement par salivation, vomissement spontané, sueur, diarrhée muqueuse, aphlhes, éruption cutanée, urine avec sédiment grisâtre ou brique té. Elle dégénère quelquefois en lièvres rémittentes et intermittentes des différens types ( voyez les maladies endémiques ), fièvre hectique, h/dropisie, scorbut, diarrhée ou sueurs colliquatives. Ees métastases sur les poumons sont presque toujours mortelles.

Elle peut se compliquer avec les fièvres bilieuse, adynamique , ataxique et le catarrhe pulmonaire. Les complications d’ adynamie et d’ataxie, dont beaucoup de médécins, jusqu’à ce jour, ont fait des espèces particulières, ne sont que des nuances que la fièvre muqueuse peut offrir dans sou déve-

loppement. Ces modifications successives reconnaissent pour causes la disposition particulière du sujet, la nature des humeurs, l’état de la saison, le climat et souvent un mauvais traitement.

Traitement . Dans le .commencement, le tartre stibié, outre qu’il fait vomir, imprime une secousse vive à tout le système muqueux et rétablit la transpiration; sa répétition produit souvent des crises salutaires et empêche des complications fâcheuses. Pour les boissons, infusion de bourrache miellée, tisane d’orge, limonade.

Dans \' accroissement , que de mal ne fait point l’ignorance par l’emploi des échauffans ou irritans qui augmentent l’état fébrile, des saignées et rafraîehissans qui le diminuent! Combien cette médecine agissante ou perturbatrice est dangereuse ! Que l’on se contente, s’il y a toux, de boissons mucilagineuses ; de lavemeus émolliens ou doux minoratifs, dans le cas de constipation. ( Quahd le ventre est libre , les purgatifs nuisent en arrêtant les crises ). Vermifuges, s’il y a vers. On touche les aphlhes avec du miel rosat, de l'eau de guimauve , à laquelle on ajoute quelques gouttes d’acide sulfurique et du sirop de quinquina, avec prudence, pour ne point dessécher la bouche, sur-tout quand ils modèrent les symptômes, parce qu’ alors les aphlhes sont crises.

Dans le déclin, lorsqu’il y a agacement du système nerveux, les narcotiques, s'il n’existe ni constipation ni sécheresse de la langue ; boissons amè-

res pour réveiller l’action des intestins, quand la toux et la chaleur sont diminuées ; et des’ extraits de gentiane, d’absyntbe ou de quinquina, ou les vins préparés avec les mêmes substances. Un régime léger est indiqué sur-tout dans le commencement. Vers la fin, il faut bien se garder des évacuans qui épuisent les forces, retardent le parfait rétablissement et occasionnent, presque toujours, des rechutes graves.

Quelquefois la fièvre muqueuse, dans notre climat, se complique, sur tout eh été et au commencement de l’automne, de la fièvre bilieuse. Cette réunion produit, selon l’opinion des anciens, la fièvre miliaire essentielle, qui n’est plus avec raison regardée que comme symptomatique. I n régime incendiaire , les lieux humides , la mal - propreté , font naître celle espèce d’exanthème.

Catarrhe Oc.ui.aire, vulgairement ophthalmie ou inflammation de la conjonctive.

Caractère. Démangeaison, rougeur, chaleur de l’œil.

Quoique ce catarrhe soit quelquefois essentiel , ou idiopathique, par l'influence de la constitution froide et humide de l’air, on le voit aussi régner symptomatiquement dans les épidémies catarrhales, pulmonaires et de petite vérole.

Causes. L inflammation des membranes de l'œil

et des parties accessoires peut être produite par F exposition à un vent froid , par des coups , des corps étrangers, l’abus des liqueurs fortes, la suppression d’une évacuation habituelle, et par une vive lumière.

Symptômes. Comme ceux des autres catarrhes, ils se divisent en trois périodes :

i.re Période : Démangeaison, rougeur, chaleur, pesanteur, picotement et douleur plus ou moins vive de la conjonctive ; suppression de la sécrétion muqueuse.

a.R Période ; Humeur lacrymale reparaissant avec abondance j elle est d’abord incolore, filante, visqueuse, Acre; puis elle devient opaque, jaunâtre, verdâtre et souvent puriforme; quelquefois gonflement œdémateux des paupières qui s’étend jusque sur la joue.

5.e Période : Pc catarrhe oculaire léger disparaît du 4-c au 5.c jour par résolution, d’une manière insensible; fréquemment compliqué ou avec la fièvre inflammatoire ou avec la fièvre bilieuse presque toujours rémittente, il se termine du i ie au i5e par ulcération de la cornée : d'où résultent des tâches, la cécité, si la résolution ne s’est point faite.

Traitement. Quand l’inflammation est légère, le repos, un lieu obscur, des boissons délayantes, des lotions avec infusion de fleurs de guimauve, ca taplasmcs émolliens, des bains de pieds, un régime adoucissant , conviennent dans le commencement. Si elle provient de l’impression du froid ou

de la suppression de la transpiration, les diaphoniques sont avantageux. La douleur cessant, les légers astringens , les toniques tels que l’eau de roses et de plantain avec deux ou trois gouttes d’extrait de Saturne par once, l’eau froide avec vinaigre ou eau-de-vie, la décoction de quinquina camphrée. Les sternulatoires , comme dérivatifs, achèvent la guérison; mais si l'inflammation est intense, les douleurs de l’œil très aiguës, les sangsues aux paupières, même une ou plusieurs saignées générales, sont nécessaires. Lu effet, dans toutes les affections catarrhales ou muqueuses, lorsqu’il y a complication avec la constitution inflammatoire chez les sujets vigoureux et sanguins, il ne faut point balancer à tirer du sang, ayant égard à l’âge et au sexe.

Les lotions avec décoctions de têtes de pavots sont avantageuses s’il y a c/ieinosts ou boursoufllement de la conjonctive autour de la cornée transparente , scarifications.

Dans le cas de complication gastrique, comme cela arrive le plus fréquemment, les vomitifs, les éméto-cathartiques répétés sont de puissans moyens; la saignée est alors préjudiciable.

Tour empêcher les paupières de se coller, on insérera, enlr elles et l'œil, gros comme un petit pois de cérat.

Dans l’inflammation opiniâtre des bords des paupières, on les touche avec du cérat dans lequel on mele un peu de précipité rouge et de lauda

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num, ou avec de l’onguent citrin ; contre les tâclies, un vésicatoire doit être préféré à l’iusuflalion, avec un tube, de la tutliie ou du sulfate de zinc ou du sucre.

Catarrhe Nasae, vulgairement rhume de cerveau , enchifrenement.

( aractere : Irritation de la membrane muqueuse des fosses nasales.

Causes : Répercussion de la sueur ou de la transpiration insensible; inspiration de vapeurs irritantes ; suppression d’un flux habituel ; disparition d’un exanthème ; hiver; enfance; constitution lymphatique et faible.

Symptômes, i.re Période. Frisson universel; éternuemens fréquens; narines brûlantes, d’abord sèches et rouges; gonflement de la membrane muqueuse au point d’empêcher de respirer par le nez; voix obtuse, nasillarde; douleur pongitive ou pulsalive de la tête, sur tout au front et aux tempes; bourdonuemens et tinlemens d’oreilles; pouls quelquefois fébrile.

2.e Période. Écoulement d’un liquide séreux , acre, salé, prenant de la consistance, et devenant ensuite blanc ou jaune et souvent puriforme. Cette humeur ne vient point du cerveau, comme on l’a prétendu long temps, puisqu’il n’existe point entre le crâne et les fosses nasales de communication immédiate.

Tenninaison ; Le plus ordinairement par résolution, ou par une sueur abondante, une urine sédimenteusc, dans l’intervalle de quelques jours à deux ou trois semaines. Ce catarrhe se complique quelquefois du pulmonaire. Il ne dégénère en ozène et en carie des og et des cartilages du nez que par infection vénérienne.

Traitement. La nature en fait le plus souvent les frais.

Dans le cas de céphalalgie très -forte, vapeurs de substances émollientes, bain de pieds sinapisés, lavemens, boissons délayantes, légèrement diaphoniques et nilrées. S’il y a périodicité et faiblesse, quinquina et autres amers.

Catarrhe Auriculaire ou Otite, vulgairement mal d Oreille.

Caractère : Vives douleurs dans l’oreille.

Causes : Outre l'impression subite du froid, un corps étranger, une métastase, une dent gâtée.

Symptômes. Les douleurs les plus cruelles produites pari inflammation de l’oreille n’occasionnent que rarement le mouvement fébrile.

Quand la fièvre existe, la maladie prend un ca ractère effrayant, et le délire, le coma, les convulsions survenant, peuvent compromettre la vie.

1 railement ; Lorsqu elle est due à la suppression de la transpiration ou à 1 irritation causée par le

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froid ; légers diaphoniques, pédiluves, fumigations

émollientes.

S’il y a saburres de l’estomac cl des intestins, vomitif, purgatifs minoratifs.

Dans le cas de grande inflammation, application de sangsues , ventouses scarifiées , vésicatoire derrière l’oreille. Malgré ces moyens, la suppuration arrive quelquefois ; alors fumigations et cataplasmes émolliens. Après l’ouverture de l’abcès, injections adoucissantes : les corps gras nuisent.

Lorsque la fièvre existe avec des symptômes fâcheux, les purgatifs conviennent mieux que les saignées ( l’expérience prouve que dans toutes les inflammations de la tête, ils réussissent mieux ); les Iavemens purgatifs, les pédiluves chauds, les rubéfîans aux membres abdominaux , agissent comme révulsifs.

La douleur d’oreille, due à une carie de dent, se calme par l’application de l’éther sur la joue souffrante, et par l’introduction d’un grain d’opium uni à du camphre dans la dent cariée.

Catarrhe Parotidien ou Angine Maxillaire, vulgairement oreillons ou ourles.

Caractère. Engorgement inflammatoire au-dessous des oreilles ( avec chaleur, douleur, tension et fièvre légère ), attaquant rarement deux fois le même individu épidémiquement ou par contagion.

EN PARTICULIER. I 5g

Causes : Enfance; froid humide supprimant la transpiration ; cheveux coupés très - courts.

Symptômes. Cette tumeur mobile, dure, don loureuse, paraît occuper les glandes maxillaires et parotides. Son volume produit souvent la lièvre et gêne la déglutition et la respiration. Elle croît pendant quatre jours, diminue ensuite et disparait avec la fièvre.

Terminaison par résolution, quelquefois par suppuration, souvent par métastase vers les testicules ou les mamelles ou autres organes essentiels à la vie. Le changement de siège de la maladie est l’effet de l'exposition subite à un air froid-humide, des saignées ou des purgatifs violens.

Traitement. Tenir chaudement la tète et le cou avec de la flanelle ; et le ventre libre par des laxatifs.

La métastase au cerveau demande qu’on fasse reparaître la tumeur par des fomentations chaudes et par des frictions avec des linimens slimulans ; saignée s il y a pléthore sanguine ; émétique en lavage, cathartiques, dans le cas de turgescence muqueuse ou bilieuse; sinapismes, vésicatoires, lorsqu il y a apparence de métastase. Si le transport a lieu aux testicules ou aux mamelles, pour empêcher la suppuration, applications émollientes résolutives, cathartiques, saignée au besoin.

Dans le cas ou la tuméfaction des testicules ou des mamelles cesserait inopinément avec embarras

EPIDEMIES

i/jO

au cerveau , il faudrait appliquer un vésicant aux cuisses ou au-dessous des mamelles.

En cas de faiblesse, de spasme à la peau, on emploie les stimulans appelés diaphoniques tels que les potions camphrées et ^thérées.

Catarrhe ou Ancine Gutturale, ou Pharyngienne , vulgairement esquinancie.

Caractère. Inflammation des amygdales et souvent de toute la membrane muqueuse du pharynx.

Causes ; Transpiration suspendue ; quelquefois violens efforts de voix ; exercice d’instrumens a vent; déglutition de substances âcres, suppression d’un écoulement habituel; force; jeunesse; tempérament sanguin ; printemps et automne.

Ce catarrhe comprend X angine tonsillaire et l’ angine pharyngée qui existent souvent ensemble.

i.° L’ angine tonsillaire s’étend au voile du palais, aux amygdales et à la luette.

Symptômes : Rougeur, gonflement, douleur et chaleur dans l’arrière-bouche, avec points blancs; déglutition douloureuse et difficile; tuméfaction d’un des côtés du cou; voix rauque; sécrétion muqueuse d’abord supprimée, ensuite expectoration fatigante, muqueuse et glutineuse; douleurs vives d’oreilles; surdité; menace de suffocation; se terminant quelquefois le 4-e 011 5.e jour Par r<^‘ solution, favorisée le plus souvent par l’expecto-

ration d’un mucus opaque , visqueux et jaunâtre , ou un flux diarrhéique ; d’autres fois par la suppuration des amygdales dans le cours du deuxième septénaire, et rarement par métastase sur quelque viscère, et plus rarement encore par induration.

a.0 L 'angine pharyngée présente les symptômes suivans : rougeur augmentée du pharynx , avec tâches blanchâtres; déglutition douloureuse sans aucune gêne de la respiration ; les boissons sont rejcltées par les narines avec toux convulsive.

Mêmes terminaisons que la précédente.

Traitement. Dans le principe, lorsqu’elle est légère, boissons diaphoniques ; potions, gargarismes mucilagineux; vapeurs tièdes, dirigées dans la gorge ; ensuite gargarismes toniques excilans ; frictions plusieurs fois le jour avec un liniment camphré ou ammoniacal , après lesquelles on entoure le cou d’un morceau de flanelle. Mais quand l’embarras gastrique est très-prononcé, les vomitifs , les purgatifs salins ou le calomelas uni au jalap, les sternutatoires , les sinapismes aux pieds , les pédiluves irritans et les lavemens purgatifs, sont indiqués comme dérivatifs.

Si la diathèse inflammatoire est très-prononcée, sangsues au cou; saignée de pied, lorsqu’il y a suppression des menstrues ou d'hémorrhoïdes. Dans tout autre cas, ouverture des veines du bras. Vésicatoires à la gorge ou a la nuque. Des cataplasmes éraolliens, puis excilans, favorisent la résolution.

EPIDEMIES

On ouvre avec un instrument tranchant les abcès des amygdales ou du pharynx quand la nature est insuffisante. La scarification des amygdales, dès le début, prévient la suppuration.

L’induration des amygdales, de la luette, exige les astrigens ou la résection. L’induration du pharynx et son rétrécissement n’ont pour ressource que l’introduction de sonde de gomme élastique.

Dans le cas de métastase, les saignées, les vésicatoires , les sinapismes, les vomitifs, les purgatifs seront employés selon les circonstances.

Enfin s’il y a gangrène, traitement du catarrhe guttural gangréneux.

Catarrhe Laryngé , vulgairement loiuc convulsive ou coqueluche.

Caractères essentiels. Affection de la membrane muqueuse du larynx, de la glotte et de la trachée, compliquée d’une toux nerveuse plus particulière aux enfans quelle n’attaque qu’une seule fois.

Causes ; principe contagieux spéficique ; transition du chaud au froid.

Symptômes ; i.re Période, depuis huit jusqu a vingt jours, toux sèche, fatigante, ressemblant à celle d’un rhume ordinaire; pesanteur de tête; étemuemens fréquens ; point de fièvre ni yeux Jarmoyans, «à moins quelle ne soit compliquée d’un catarrhe pulmonaire.

2.® Période : Accès appelés quintes durant quelquefois six à huit minutes, caractérisés par des efforts extrêmes de toux, et une suite non interrompue de plusieurs expirations pour une seule inspiration qui produit un son aigu et comme sifflant, avec ou sans expectoration de matière muqueuse ou de liquide séreux, ou avec vomissement de ce que l’estomac peut contenir ; alors , gonflement des veines de la tête, visage coloré; quelquefois hoquet, éternuemens et déjections involontaires. Après les quintes qui reviennent irrégulièrement et qui peuvent être provoquées par l’exercice cl un repas copieux, par l’inspiration de vapeurs irritantes et des affections morales , l’enfant, quoiqu abattu, demande aussitôt à manger et retourne vite à scs jeux et à ses occupations ordinaires.

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