‹ Traité élémentaire des maladies épidémiques ou populairesChapitre 27 sur 119 · e Période. Etat purement nerveux · texte numérisé non relu

e Période. Etat purement nerveux

Cette maladie dure ordinairement trente à cent jours. J’en ai vu exister quinze à dix-huit mois (1). Elle est très - rarement mortelle, si ce n’est chez les enfans très-jeunes qui périssent de tétanos, de convulsions , d'épilepsie , d’apoplexie.

Traitement. L’embarras gastrique , qui se rencontre constamment dans celte maladie, commande impérieusement, sur tout dans la complication du catarrhe pulmonaire, l’emploi du tartre slibié

CO chez le fils aille (le M. Morel, chirurgien à Corbie, elle a dure' vingt mois, à l’âge de trois ans.

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comme vomitif dans le principe, et comme nauséabonde dans la suite pour favoriser l’expectoration et la sueur. L’application des sangsues au cou, au thorax, n’est utile que lorsqu’il y aune extrême difficulté de respirer, avec pouls plein et fébrile : autrement la dyspnée se combat par un vésicatoire sur la poitrine, ou par un emplâtre de poix de Bourgogne entre les épaules; boissons adoucissantes. Les huileux et les balsamiques nuisent en ce qu’ils surchargent le tube intestinal tapissé de mucosités.

La constipation se combat par de doux laxatifs.

Lorsqu’il n’existe plus de saburres et que la toux ne paraît quêtre l’effet d’une irritation nerveuse , les mucilagineux joints aux antispasmodiques , les nervins tels que l’opium , le musc , et les vésicatoires , sont conseillés. Dans le cas de faiblesse, les toniques, la décoction du lichen d’Islande, le changement d’air, la Ilanelle sur la peau, terminent la cure.

On conseille de frotter très-fréquemment la région épigastrique, avec deux ou trois grains de tartre stihié dissous daus un peu de sirop, jusqu’à ce qu’il survienne une éruption; de faire respirer de la vapeur d’un mélange d’eau chaude, de vinaigre ou d'éther sulfurique, deux ou trois fois le jour. Les pédiluves irritans, le foie de soufre ou sulfure de potasse donné intérieurement et le tartre siibié en friction sur la région épigastrique, ne m’ont point réussi.

Catarrhe Trachéal Membraneux, 'vulgairement

angine trachéale membraneuse , ou croup.

Caractères. Celle affection non contagieuse, mais épidémique , est due a une exudation des vaisseaux exhalans du larynx, de la trachée artère et des bronches , qui donne lieu à une fausse membrane. 11 n'est point fait mention, par les auteurs, de cette maladie avant le siècle dernier.

Causes : Exposition au froid; hiver; printemps ; bords de la mer; lieux marécageux; régions du nord. Los enfans gais, impétueux, depuis un an jusqu'il dix, sont plus exposés au croup et sujets a récidive.

Symptômes : Léger rhunffe pendant deux ou trois et même six jours ; quelquefois celte angine survient subitement ou débute par les convulsions et le tétanos. Tout - à - coup la voix change, elle devient aiguë , semblable au cri d’un jeune coq , ou comme si elle sortait d’un tuyau d’airain ; respiration difficile et sifflante; toux rauque; assoupissement et agitation alternatifs; beaucoup d'anxiété sans perte des facultés intellectuelles; souvent il y a des rémissions irrégulières.

Sa durée est ordinairement de quatre à cinq jours plus ou moins.

Terminaison le plus souvent funeste par suffocation, le 2.p , le 4-r ou 5.e jour, suite du spasme

*4^ Épidémies

de la glotte ou de l'accumulation, dans les bronches, de la matière exhalée , ou de leur obstruction par la fausse membrane. Il est rare quelle se termine par suppuration ou la gangrène, et il ne 1 est pas quelle s’opère par résolution ou par l'expectoration d’une mucosité plus ou moins consistante , accompagnée de lambeaux de membrane étendue ou en tube , ce qui forme le principal caractère de la maladie. Le danger du croup chez les enfans tient plutôt à la petitesse singulière de la glotte, à cet. âge de la vie, qu’au peu d’énergie des puissances expiratoires.

Traitement. Si l’enfant est pléthorique, saignée ou sangsues; aussitôt après, vomitif répété suivant les circonstances pour faciliter, en irritant sympathiquement l’estomac , l’expulsion des mucosités bronchiques. A cet effet, on donnera, par cuillerées, de demi-heure en demi -heure, une potion ainsi composée : faire bouillir dans huit onces d'eau, pendant dix minutes, une demi-once de polygala de virginie ou sénéka, y ajouter une once de sirop de violette et deux grains de tartre stibié. Les potions et lavemens purgatifs en excitant le tube intestinal, les pédiluves chauds et rubéfians avec le savon et la moutarde, les vésicatoires sur la poitrine, à la face antérieure du cou, les linimens avec l'alcali volatil , sont les dérivatifs auxquels on peut avoir le plus de confiance, sans se flatter toutefois de toujours l'éussir, sur- tout s il y a déjà épanchement de la matière coagulable dans les

bronches.

J'ai eu le bonheur, au moyen du tartre stibié, de sauver mon fils, attaqué deux fois du croup, de l’âge de 4^6 ans.

Régime antiphlogistique pendant tout le cours de celle maladie.

S'il y a constipation , trois grains de calomélas avec quatre ou huit grains de jalap.

Faciliter l’expectoration et la transpiration en provoquant des nausées avec une solution de larlre stibié ou le sirop d'ipécacuanha, le kermès ou l'oximel scillilique, ou faire respirer la vapeur d’un mélange d’eau chaude et d’éther.

lies opiacés ne conviennent que lorsque l'inflammation a cessé et que les accidcns ne sont que nerveux.

Quelques médecins prétendent que le mercure donné jusqu’à salivation le guérit infailliblement.

On propose la décoction de polygala de virginie, l'hydro -sulfure de potasse.

Pour prévenir la récidive, séton entre les épaules, ou cautère an bras.

Catarrhe Put.monairf. ou des Bronches, Rhume de Poitrine, vulgairement péripneumonie fausse ou catarrhale, grippe, grippetLc ,/olelle, coquette, injluenza.

Caractères ; Inflammation des follicules glanduleux de la membrane muqueuse du nez. de la gorge et des bronches avec fièvre légère. U en

1 4^ Epidémies

résulte une sécrétion abondante de mucosités

épaisses.

Causes ; Ce catarrhe est causé, sur tout chez les sujets faibles, nerveux, d’un tempérament lymphatique ou pituiteux, en automne et au printemps, non seulement par une température froide et humide, un passage subit du chaud au froid, mais particulièrement par des brouillards épais, irrilans et fétides qui, en empêchant, supprimant ou rendant irrégulière la transpiration insensible, font refluer les humeurs de la surface du corps et déterminent une congestion dans les vaisseaux capillaires des diverses membranes muqueuses de f intérieur, d’où naît la diathèse catarrhale, précédée ou suivie du trouble des fonctions digestives.

Symptômes essentiels ; D’abord suspension ou .gêne de la sécrétion de la membrane muqueuse; douleur obtuse ou pesanteur dans la partie antérieure de la tête; rougeur des yeux; éternuemens; chaleur des narines d’où découle bientôt un fluide âcre et limpide; anoxerie ou perte d’appétit; courbature ou lassitude générale; frissons; fièvre; nausées; enrouement; toux sèche; respiration fréquente; oppressions; ardeur du larynx et des bronches; alternatives de froid et de chaud, sur tout le soir, où le paroxysme est fort; insomnie; le point de côté ( pleurodynie ) qui existe souvent, n’est qu’une fausse apparence de pleurésie. Expectoration d abord difficile, muqueuse, limpide, blanche. ( Les crachats sanguinolens , dès l’invasion , sont quelquefois de bon augure. )

La résolution s’en fait, par fois, dans les quarante-huit heures, par une douce moiteur; mais je plus souvent la terminaison n’a lieu que le io.e i5.° et 20.° jour par des sueurs abondantes, des crachats d’un blanc jaune, faciles, et des urines sédimenteuscs. Jusqu’à cette époque, sécrétion abondante d’une matière séreuse, limpide et irritante; douleur générale dans la poitrine, augmentant par la toux qui est fatigante , et non dans les grandes inspirations, ni par une pression extérieure; possibilité de se coucher sur les côtés.

Il se complique souvent d’embarras gastrique et intestinal, quelquefois d’adynamie ou d’asthénie, de symptômes nerveux qui lui font donner le nom de catarrhe suffoquant. Il dégénère, par fuis, eu une véritable phthisie.

Chez les vieillards et les individus faibles , ou chez ceux qui, au lieu de se soigner, se livrent à l'intempérance, la mort arrive par suite d’une carnification ou d’une vraie péripneumonie catarrhale. Une oppression menaçante, par suite de l’engorgement des bronches par un liquide muqueux, surtout chez les enfans, un délire persévérant, une faiblesse extrême, un épanchement bilieux, une diarrhée séreuse et fréquente, sont de funestes symptômes. Le catarrhe épidémique de l’hiver de i8o5, presque universel en France , a attaqué toutes sortes d’individus; mais ses plus grands ravages ont eu lieu chez les vieillards et les indigens.

1 5o Épidémies

Traitement. Dans l'invasion, dicte absolue, repos, lit, boissons mucilagineuses et gélatineuses telles que infusipn de fleurs de guimauve, de violettes, décoction d’orge mondé, bouillon de veau avec navets et oignons.

Si ce catarrhe est produit par suppression de transpiration, de suite boissons diaph or étiques ou rendues telles par quelques gouttes d’ammoniaque ou d’esprit volatil de corne de cerf. Quand la toux est fatigante avec grande gêne et sécheresse à la gorge, adoucissans ou mucilagineux ; lorsqu’il y a complication gastrique, vomitifs et sels neutres.

Dans Y accroissement et la vigueur, lorsque l’ expectoration est difficile , légers excitans tels que infusion de bourrache, de fleurs de coquelicot, de tilleul, de sureau avec hydromel ou oximel simple ; julcps pectoraux, suivant l’exigence des cas, avec des incisives comme le kermès minéral, la scille, l’ipécacuanha, les ammoniacaux; respiration de vapeurs d’eau chaude vinaigrée ; les lé*gers purgatifs, quand l’embarras gastrique existe.

Dans le déclin ; excitans et toniques, comme infusion d’hyssope, de sauge, de lierre terrestre; oximel scillilique, pastilles de baume de Tolu, bons alimens, promenade. Quand le point de côté persiste, chez les sujets sanguins, quelques sangsues ou ventouses scarifiées; et mieux, vésicatoire ou un emplâtre de poix de Bourgogne sur la partie douloureuse.

S'il y a atonie et engorgement de mucosités dans

le canal aérien, teinture de digitale, d’arnica ou de polygala de virginie, une combinaison de myrrhe, de scillc et de gomme ammoniaque.

Sans point de côté , mais l’affaissement et la difficulté d’expectorer subsistans, eau-de-vie brûlée et sucre, de chaque deux onces, camphre dix grains, le jus d’un citron et dix onces d’eau.

Dans le cas d’une diathèse inflammatoire bien prononcée, saignée selon la force de l'individu ou sangsues au thorax, ensuite vésicatoire au dos ou sur la partie douloureuse.

Lorsque ce catarrhe se complique d’adynamie, comme cela arrive presque toujours par un traitement incendiaire , par les sudorifiques , les spiritueux : l’infusion de quinquina avec l’oximel scillilique , le sirop de quinquina et autres Ioniques, les vésicatoires, sont justement recommandés.

La convalescence demande des purgatifs si la langue est saburralc, et ensuite des toniques, des cordiaux.

Un froid-humide occasionne des rechutes.

Catarrhe Intestinal, vulgairement diarrhée muqueuse.

Caractère * Excitation de la membrane muqueuse des intestins grêles.

Causes : Répercussion de l’excrétion cutanée 5 métastase (1) de la matière d’une autre sécrétion

(1) Ou, selon lesSolidistes.chaugement.de mode d'irritation.

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supprimée ou diminuée ; substances irritantes; dentition; passions de l’âme; point de principes contagieux. Cette affection peut être symptomatique.

Symptômes : Déjections alvines muqueuses ou séreuses , avec coliques , sans lièvre et suivies d'un épuisement progressif, et quelquefois de l’ulcération des intestins , lorsque ce catarrhe est à l’état chronique. 11 est dangereux chez les femmes enceintes.

Traitement. La diarrhée simple se guérit par le régime. Lorsqu’elle est aiguë, mucilagineux tels que l’eau de riz, la décoction blanche de Sydenham , l’eau de gomme arabique ; demi - lavemens avec décoction de graine de lin et de têtes de pavots. On prescrit* un vomitif si l'embarras gastrique existe , ou l’ipécacuanha à la dose de deux ou trois grains, trois ou quatre fois dans la journée; ou un léger purgatif si la turgescence muqueuse occupe les intestins.

Quand la diarrhée menace de devenir chronique, on ajoute aux mucilagineux des excitans, des toniques, des astringens tels que cachou, sumac, sirops de coing, de quinquina, de grande consolide, élixir vitriolique de Mynsicht.

Si elle vient d’intempérance ou de saburre des premières voies, vomitif, et, le jour suivant, vingtquatre grains de rhubarbe dans une once et demie d’eau de canelîe; de la suppression de la transpiration, émétique en lavage.

Quand il y a complication adynamique, les acides.

Lorsqu’elle provient d’uu acide engendré dans le tube intestinal; les absorbans, les alcalins unis aux opiacés. \

Les purgatifs sont nuisibles; ils ne conviennent que dans le cas où une matière tenace adhère aux intestins; alors les sels neutres.

Lorsqu’elle est déterminée par l’injection de substance âcre et vénéneuse ; boissons mucilagineuses, délayantes, bouillons gras pour faire vomir; on provoque des selles avec de l’huile de ricin, et ensuite on prescrit les opiacés; par la goutte, sinapismes, vésicatoires; par des vers, les anthelmintiques ; par une eau mal saine, on ajoutera à celle-ci du vinaigre ou un peu de chaux vive.

La diarrhée qui accompagne la dentition ne doit être combattue que lorsqu’elle est excessive; alors on donne quatre ou cinq grains de rhubarbe torréfiée,'avec huit ou dix grains de magnésie; on fait suinter le derrière des oreilles avec une pommade exutoire.

Pour les femmes enceintes, il est urgent d’employer les astringens (alun, cachou), les aromatiques ( mélisse, lavande, candie ), les toniques ( quinquina, quassia, simarouba, fer, vjn de porto) joints aux opiacés.

Régime : Riz au lait aromatisé avec candie; préparation de sagou ; viandes rôties; point de fruits crus; éviter le froid et l'humidité; flanelle sur la peau.

EPIDEMIES

Catarrhe des Gros Intestins, vulgairement dysenterie.

Caractère : Irritation de la membrane muqueuse des gros intestins, particulièrement du colon et du rectum.

Causes : Passage subit d’une température trèsclevée à une très- froide ; quelquefois chaleur humide ; camps ; prisons ; vaisseaux ; hôpitaux ; malpropreté 3 mauvaise nourriture 5 disette 5 été et automne. Ce catarrhe est souvent l’effet de la contagion dépendante, non d’un virus spécifique, mais de la nature de la fièvre coexistante viciant la matière muqueuse ou purulente exhalée par la membrane interne des intestins.

Symptômes. Dans le principe , sorte de commotion dans l’arc du colon; frissons suivis de fchaleur à la peau et fréquence du pouls; constipation ou diarrhée pendant un ou deux jours ; ténesmes ou vaines et fréquentes envies d’aller à la selle; tranchées ; borborygmes ; resserrement extrême du rectum, avec chaleur âcre et picotante; souvent dysurie ou difficulté d’uriner.

Au rj.e et io.e jour, déjections liquides comme la lavure des viandes, ou glaireuses avec stries de sang n’offrant aucune trace d’excrémens ordinaires, si ce n’est sous forme de petites boulettes dures et compactes appelées scybala.

EN PARTICULIER. l55

Quelquefois les dysentériques 11e rendent qu’une matière muqueuse, sans aucune trace de sang, ce qui constitue la dysenterie blanche.

Le 14e et i5.° jour, diminution des douleurs, ténesmes plus rares, déjections consistantes, et convalescence le 20.c et jour.

Sa durée est très variée, parce que le passage à une pldegmasic chronique est fréquent.

Cette dysenterie peut être compliquée de vers, de lièvres inflammatoire, gastrique, ataxique, intermittentes et rémittentes d’automne.

Traitement. Dans le. principe ou temps d'irritation, l’embarras gastrique existant presque toujours, émétique ou ipécacuanha comme vomitifs ou révulsifs (1); les délayans, les gélatineux, les mucilagineux joints aux acidulés, les légers diaphoniques; les laxatifs tels que la manne, les tamarins, la casse, le miel; l'ipécacuanha par fractions; vêlemens de laine; et , comme légers sudorifiques, l’infusion de thé, de sureau, de coquelicot ; diète végétale.

Dans le second temps ou de modération ; s’il y a nécessité de purger, le sulfate de magnésie, le tartritc acidulé de potasse pour favoriser 1 expulsion

(0 I-es emetiques , les purgatifs , les diapliorèiiques sont contre- indiques , si des le dclmi il y a violentes nausées , vomissement intense, cîiolera-morbus. l).ins ce cas, 1 infusion de fleurs de tilleul, de camomille romaine, les lavemens mucilagineux et opiace's conviennent.

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du mucus accumulé dans les intestins ; boissons , potions, lavemens adoucissans et anodins. L’opium ne doit être administré qu’avec réserve.

Dans le troisième temps ou la fin, rhubarbe avec extrait de quinquina, l’eau de rhubarbe, l’infusion de simarouba, de canelle, de camomille, le vin d’absynthe.

lia saignée ne doit être employée que dans le cas d’une diathèse inflammatoire très-intense; et les sangsues , lorsqu’il y a suppression du flux hémorrhoïdal ou menstruel.

Lorsque le ventre est dur , tendu et douloureux avec tranchées violentes; bains tièdes, frictions avec huile chaude, flanelle imbibée d’une décoction chaude de têtes de pavots avec un peu d’eaude vie camphrée. Si ces fomentations ne soulagent pas, application d’un large sinapisme sur le ventre.

S’il y a des vers, muriate de mercure avec rhubarbe.

L’anus s’enflamme t il? on l’oindra de sain doux.

On doit rejetter, pendant le cours de la maladie, les alimens qui ont une tendance à la putréfaction, et les liqueurs fermentées et alcooliques. Les forces seront soutenues avec des panades, des préparations de riz, de sagou, de vermicel. Dans la convalescence, des vins généreux. Il faut que le malade sc tienne toujours très-chaudement.

L’opium et ses préparations ne doivent être employés que dans les vives douleurs, et avec prudence : la jusquiame est préférable.

J’ai toujours remarqué que la saignée, les astringens , les cordiaux, les opials, les purgatifs drastiques, les carminatifs, occasionnent souvent de grands accidens. Les acides minéraux ne sont utiles que quand il y a des sueurs symptomatiques.

Dans les complications d’adynamie et d’ataxie, presque toujours mortelles , il faut varier le traitement selon les symptômes et les circonstances.

Passée à l’état chronique, la dysenterie guérit difficilement; et quand elle existe chez les phthisiques et les cachectiques, elle se termine toujours d’une manière funeste.

§ II

Epidémies générales pur une température froide

et sèche.

Cet état atmosphérique occasionne l’inflammation générale ou partielle du système artériel , et produit :

i.° La fièvre angioténique ;

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