F. N PARTICULIER. I G<J
tels que lerysipéle (i), le pemphygus (2), l’éruption ortiée (5), en sont les crises plus ou moins parfaites. D'autres fois la fièvre gastrique se change, vers la fin, en pituiteuse par le passage de l'humide-
(1) L' érysipèle est une inflammation superficielle de la peau avec tension, douleur brûlante et prurigineuse. Sa rougeur est inégalement circonscrite , disparaît sous l'impression du doigt pour reparaître aussitôt après. Les petites pustules se changent en peu de temps en vésicules et tombent en se desséchant sous tonne d écailles ou de matière farineuse.
(2) Le pemphygus , ou éruption bulleuse, vésiculaire, est une phlegmasie cutanée symptomatique, sporadique , sans principe contagieux , paraissant dans certaines maladies aigues, caractérisée par un prurit suivi de plaques rouges sur lesquelles se forment dos vésicules ou phlyctènes ou ampoules séreuses, transparentes, de la grosseur d’une amande, d’une noisette ou d’un gros grain de petite vérole, se manifestant sur ditférens endroits du corps , et assez fréquemment dans la bouche et quelques parties du canal alimentaire, se terminant, après quelques jours , par l'effusion du liquide séreux et jaune qu’elles contiennent, et par la dessication de leurs bases dénudées.
(3) L urticaire ou éruption ortiée, vulgairement porcelaine, est caractérisée par des tubercules aplatis, durs, de couleur pale , de formes différentes , semblables à ceux produits par des piqûres de l'ortie brûlante. Ces pustules, que Ion voit sur toutes les parties du corps, causent beaucoup de chaleur et de vives démangeaisons. Elles disparaissent dans les momens de rémission, et reparaissent lors de 1 exacerbation. Durant la disparition , les malades éprouvent plus ou moins d'anxiété à la région épigastrique.
à l’humide-froid, ce qui rend la convalescence longue et pénible.
Souvent la maladie prend , dans son déclin , le type intermittent. Elle passe quelquefois, le 7.0 jour, à l étal de fièvre atlynamique ou ataxique, en raison tant de l’intensité des symptômes et de la mauvaise direction du traitement, que d’une température chaude et humide :1e plus souvent alors, éruption miliaire, tâches pourprées.
Lorsqu’elle prend cette dégénérescence, les régions de l’estomac et du foie sont tendues et douloureuses , le ventre gonflé et sonore , quand on le frappe ; il y a chaleur, anxiétés, céphalalgie, soif intolérable, souvent surdité et aphonie, yeux enflammés, pouls serré et vite, déjections involontaires, liquides, verdâtres ou brunes, très-félîdes ; peau aride.
Traitement : Diète absolue ; boissons délayantes telles que limonade, oxicrat, cidre coupé ; vomitif qui produit souvent un merveilleux effet, lorsqu’on lui associe un sel neutre. Quelques jours après on répète cet éméto- cathartique, ou on prescrit l’émétique en lavage dans le cas de constipation, lorsque les lavemens sont insuflisans.
S’il y a érysipèle j point de topiques, sur-tout de corps gras.
Je dois dire que dans le cas d’une grande excitation gastrique, les vomitifs, les purgatifs, sont dangereux; on doit alors recourir aux émolliens, aux adoucissans, dont l’utilité est reconnue. La
saignée, clans la fièvre gastrique simple, ne doit être pratiquée que sur les sujets forts et sanguins ; car autrement, dans l'intention d'affaiblir la maladie ( sans affaiblir F individu comme le soutenait, dans une consultation , certain professeur ), on courrait risque, sinon de causer la mort, du moins d’occasionner des accidens : aussi , dans cette circonstance, s’opposa- t on heureusement à la saignée proposée, et le malade fût promptement débarassé par l’emploi de l’émétique et d’un vésicatoire comme dérivatif.
Un épistaxis excessif chez les personnes faibles et les vieillards, avec syncope, doit être arrêté par un air froid, une situation un peu verticale, des boissons froides et acidulées , des lotions avec six onces d’eau de roses, ou une once de vinaigre distillé et deux gros d'alun , et du vinaigre inspiré par le nez. Si l’hémorrhagie ne s’arrête pas, introduire dans les narines une tente de charpie roulée dans parties égales d’une poudre d’alun et de sulfate de zinc; appliquer sur les tempes des compresses imbibées d’une solution de nitrate de potasse ; prescrire des pilules d’alun , de sulfate de zinc avec opium. Malgré cela , si le saignement continue , il faut appliquer, derrière le voile du palais , un morceau d’éponge, en suivant le procédé chirurgical.
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épidémies
Fièvre Gastrique Angiotéivique, vulgairement fièvre ardente.
Causes : Température très chaude et sèche, dans les pays élevés ; âge adulte ; travail excessif et au soleil ou à un feu très ardent.
Symptômes : Chaleur, rougeur et sécheresse de la peau, douleurs de tête, vertiges, délire, soif, paroxysmes plus intenses que dans la fièvre gastrique simple. Souvent complication de la gastrite, entérite, splénile, péritonite, néphrite, etc., suivie d'adynamie et d’ataxie.
La maladie se termine malheureusement, lorsqu’elle est non érysipélateuse, mais phlcgmoneuse, le 5.e et 5.e jour, par des déjections colliqualives, liquides, bilieuses, écumeuses et très-fétides; hémorrhagie excessive parle nez et les voies urinaires, et elle se juge le plus souvent vers le 7.0, par sueurs , urines très - abondantes , évacuations . alvines brunâtres , etc.
Traitement. Air frais ; lorsque l’inflammation est intense et le sujet jeune, vigoureux et pléthorique’, on tire deux ou trois palettes de sang, si le pouls s’élève pendant l’écoulement, parce qu’alors les forces vitales du système circulatoire sont réellement oppressées par la pléthore sanguine; dans le cas contraire, on l’arrête pour ne point amener l’adynamie. Chez ceux disposés aux hémorrhoïdcs; sangsues à l’anus.
Si les veines du cou sont très distendues ; sangsues aux tempes et derrière les oreilles.
Les émétiques, les éméto - cathartiques, les laxatifs , les vésicans comme dérivatifs , les lavemens • émollieus, le pétil lait, l’eau de veau, la décoction d’orge nitrée , les boissons acidulés froides , doivent être prescrits jusqu’à la diminution de la réaction vitale qui indique l’usage des toniques amers.
Dans le cas de délire furieux ; sinapismes aux pieds, aux mains.
Dans le cas de respiration très-difficile , de suffocation; kermès minéral et gomme ammoniaque. La saignée ne convient point par rapport à l’état des premières voies.
S’il existe une forte diarrhée ; décoction de riz ou de salep; infusion de quinquina, d’arnica, de serpentaire de virginie ; camphre; opium.
Fièvre Bilieuse ou Gastrique Rémittente, vulgairement fièvre bilieuse d'automne.
Causes : Air froid humide ou marécageux, surtout en automne; boissons froides après un exercice violent ; chagrins ; colère ; vieillesse.
Symptômes : Ceux de la fièvre bilieuse continue avec des accès en tierces, double-tierces, d’abord irréguliers , puis complets, qui se changent ensuite en simples paroxysmes vers la fin et au i5.c jour.
Souvent épidémique, et se compliquant alors
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fréquemment avec l'adynamie et l'ataxie, dans les temps chauds-humides et les lieux bas. Elle n’est terminée ordinairement qu’au 5 g.e ou 4o.,: jour.
Traitement. Dans le principe; cmétique, et éméto- cathartique, lorsqu'il y a embarras intestinal, qu’on répète selon les circonstances; boissons délayantes, acidulées, amères et salines; eaux gazeuses, diète sévère ;lavemcns dans le cas de constipation; vers la fin, stimulans, cordiaux.
S’il y avait choléra-morbus ; boissons émulsionnées, nilrées, acidulées; fomentations sur le ventre; décoction d’orge; eau de poulet; eau gommée, édulcorée avec les sirops de nénuphar, de pourpier, quelquefois de diacode.