‹ Traité élémentaire des maladies épidémiques ou populairesChapitre 37 sur 119 · La gale · texte numérisé non relu

La gale

Variole, vulgairement petite vérole.

Caractères ; Fièvre précédant une éruption de bontons d’abord rouges, qui contiennent de la sé- . rosité , le 5.e jour de leur apparition ; du pus , le 6.e; le 9-e, les pustules se changent en croûtes et la maladie se termine le i4.e jour.,

EPIDEMIES

Causes : Virus particulier communiqué par contact, insertion ou respiration, en tous climats.

La variole commence à régner au printemps, s’aggrave en été, languit en automne et disparaît eu hiver, ou suspend ses ravages pour les exercer au printemps. Le caractère du virus variolique se développe sur-tout à l'époque de la suppuration , et se conserve jusqu’après leur dessication.

Dans les campagnes , celle maladie dure épidémiquement quelquefois plusieurs années, et souvent cesse entièrement; mais, dans les grandes villes, elle règne toujours sporadiquement sans être contagieuse. Je l’ai vue épidémique dans des villages voisins d’une petite ville ou elle ne s’introduisit pas, malgré le fréquent commerce des campagnards avec les citadins. D’après cela, admettons qu’outre les miasmes contagieux, il faut encore des causes prédisposantes pour les développer. La disposition de l’air, propre à favoriser les contagions et qui contribue à les répandre , est aussi inconnue que celle des individus à être ou non infectés.

Symptômes de la -naturelle , dite bénigne ou discrète. i.re Période. Après six ou sept jours, quelquefois vingt et plus d’infection des miasmes varioliques : frissons plus ou moins vifs; douleurs , des lombes, de la tête ; sensibilité à l’épigastre; défaut d’appétit ; nausées ou vomissemens ; pouls fréquent et fort; disposition aux sueurs chez 1 adulte ; assoupissement et convulsions chez l’enfant. C’est moins l’éruption, proprement dite, qui constitue

]a petite-vérole que la fièvre éruptive, puisqu’on voit des individus couverts de boulons, en apparence varioliques, sans fièvre, contracter par suite réellement la petite-vérole; et d autres, ayant subi sans éruption la fièvre qui la cause, en être exempts; ceci s’applique a la vaccination.

2.° Période. Le 5.e et 4° jour d'invasion , apparition de points rouges d'abord au visage, et s étendant en 24 heures aux autres parties du corps; le mouvement fébrile diminue, disparaît même, cl ces points ronges s’élèvent en petits boutons qui s'élargissent et soulèvent la peau.

5.e Période. Le 7.* ou 8.r jour, fièvre secondaire ou de suppuration , les pustules blanchissent à leur sommet et sont environnées d'un cercle rouge à la base. La suppuration dure trois jours, alors visage tuméfié, paupières gonflées.

4-e Période. Du io.e au 1 i.e, les pustules s’ouvrent et sont remplacées par des croûtes ou écailles furfuracées qui tombent successivement; et la maladie est terminée le 14.® ou i5.e

La diarrhée est nuisible, dans cette espèce de variole, chez les enfans.

La variole confluente ou maligne ne diffère de la précédente que par une fièvre éruptive plus vive, un pouls plus fréquent et plus serré, un assoupissement plus considérable. Il survient délire, vomissemens , anxiétés, convulsions quelqueins funestes aux enfans avant l’éruption. Cette dernière est toujours prématurée, accompagnée

de ptyalisme ( salivation ) chez les adultes, de diarrhée chez les enfans, et présente un grand nombre de boulons très -rapprochés , plats, petits, confondus entr’eux en une vésicule rouge , couvrant tout le visage. Ces boutons n’ont point d’aréole inflammatoire. Vers le 8.e jour, la face est monstrueuse , le sommet des pustules n’est ni jaunâtre ni saillant, mais d’un gris cendré et déprimé. La fièvre secondaire ou de suppuration, qui survient quelquefois du n.® au 17 jour, est souvent des plus violentes et quelquefois funeste 5 dans le cas contraire, l'état du malade 's’améliore sensiblement.

Vers le io.e ou 12.0 jour, les pustules se rompent, la dessication commence et se termine du i5.c au 25.e, en laissant des empreintes pi’ofondes cl quelquefois d’affreuses cicatrices.

La maladie se complique souvent d’adynamie ou d’angine.

La dépression des pustules , la disparition subite de l’éruption, la diminution irrégulière du gonflement de la face ou des extrémités, la suppression du ptyalisme, sont des signes fâcheux quand il y a abattement, pâleur à la peau, anxiétés, oppression, syncopes, convulsions, coma ou délire.

La variole (1) est quelquefois suivie de 1 ophtalmie, de la pneumonie, et occasionne fréquem-

(i) I.e sang des sujets atteints de la petitc-verole , de la rougeole, de la gale, de la syphilis, de la rage, n est pas contagieux.

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en particulier.

nient le développement du vice écrouelleux.

Traitement delà petite-vérole discrète ou bénigne. Au moment de la fièvre d’éruption, si la diathèse inflammatoire est forte : dicte, boissons rafraîchissantes, air frais, ventre tenu libre par de doux laxatifs. Lorsqu’elle cesse, alimens légers. Vers la dessication, bains tièdes pour nettoyer la peau, et purgatif comme dérivatif de la matière morbifique qui pourrait amener des abcès consécutifs aux yeux, à la poitrine.

La décoction de lentille, de scorsonère, le vin chaud ( si en faveur chez beaucoup de personnes), ne doivent être employés que dans le cas ou la réaction des forces vitales languit, et lorsque, par suite, l’éruption ne peut se faire.

Traitement de la variole confluente ou maligne. Ce traitement varie selon l'intensité de la maladie et ses complications.

Si l’inflammation est forte : lotions d’eau froide; bains froids pour diminuer l'intensité de la fièvre éruptive, pédiluves chauds quand l’éruption est difficile, boissons acidulées ou nitrées, air fréquemment renouvelé , saignée; sangsues aux tempes quelquefois nécessaires.

Pour éviter une congestion sanguine au cerveau, on emploie les cathartiques, les sinapismes et vésicatoires aux jambes.

S’il y a embarras gastrique , émétique en lavage. Un vomissement opiniâtre demande l’anti-émétique de Rivière.

Contre la diarrhée excessive, toniques légers.

Dans la complication adynamique : Ioniques, boissons vineuses, juleps camphrés, vin de quinquina, vésicatoires.

Quelques uns conseillent, afin d’empêcher l’effet désagréable des cicatrices, de percer les boutons lorsqu’ils sont mûrs, pour évacuer le pus qui deviendrait corrosif. Quoiqu'il soit d’usage, dans la convalescence, de donner un ou deux purgatifs, pour empêcher des dépôts ou des abcès ( comme cela a lieu quelquefois ), il faut néanmoins convenir que trop souvent on abuse de ces moyens qui ne devraient être employés, et sur- tout répétés, que dans le cas d’une turgescence gastrique bien prononcée.

Varicelle, vulgairement petite -vérole volante , fausse variole, vérolet/e, variole (te.

Caractère : Le 2.e ou 3.e jour, éruption de boutons contenant un liquide séreux et moins puriforme que celui de la variole , précédés d’une fièvre de courte durée , et qui se dessèchent en croûte le 5.e jour.

Causes : Principe contagieux. Des médecins prétendent que la varicelle n’est pas contagieuse , parce qu’ils ont remarqué que dans plusieurs familles, souvent un sujet seul en est atteint. Cependant, j’opposerai à leur assertion trop vague, qu’il n’est pas rare de voir cetîc maladie comrnu-

niquée par contact immédiat, d’enfans à enfans habitant la même maison, comme j’ai eu occasion de l’observer plusieurs fois.

Symptômes : Fièvre légère , quelquefois à peine sensible, penda il 12 à 36 heures au plus; ordinairement sans frissons dès l’invasion ; point de redoublement le soir; le mouvement fébrile est accompagné d’une chaleur peu considérable, d'un léger mal de lôte et de courbature. Celle maladie attaqua particulièrement les enfans dont le corps se couvre, en tout ou en partie, de larges vésicules remplies de sérosité qui, en trois jours, passent à peine a l’état de suppuration et se dessèchent sans cicatrices.

re. Cfiichen pox ( pustules de poulet ). Les boutons sont petits, peu élevés et renferment un liquide incolore.

Variétés.^ 2e. Swine pax ( pustules de cochon ).

Boulons plus gros et remplis d’un liquide plus épais, approchant du pus, quant à sa blancheur.

Celle éruption, observée avec trop de précipitation, fait dire aux détracteurs de la vaccine, que cette salutaire découverte ne préserve pas de la petite vérole.

I.a varicelle se rapproche quelquefois tellement de la petite vérole , que les plus habiles sont trèsembarrassés pour prononcer affirmativement.

Traitement. Diète légère, boissons acidulées et chaudes, garantie du froid, et ensuite purgation si elle est commandée.

Rougeole, rubeola, rosalia, morbilli ou petite

maladie.

Caractères : Taches semblables à des morsures de puôcs, ou petits boutons sensibles au tact, peu élevés , d’un rouge obscur ou de framboises , couvrant la peau.

Causes : Produit d’un principe contagieux qui se développe dans tous les climats, particulièrechez nous, en automne, augmente jusqu’à l’équinoxe du printemps et disparait presqu (entièrement vers le solstice d’été.

La rougeole attaque particulièrement les enfans et presque toujours une seule fois dans le cours de la vie. Cette maladie se distingue très- difficilement d’une foule d’exanthèmes fébriles analogues. Par fois la scarlatine lui ressemble au point qu’on ne peut, au premier aspect, les distinguer.

Symptômes. Dans l’invasion : alternatives de frissons et de chaleur, suivies d’une lièvre plus ou moins forte; coryza; éternuement; nausées; toux violente; voix rauque; respiration difficile; perle d’appétit ; douleur gravativc de la tête; assoupissement; larmoiement; gonflement des paupières; souvent catarrhe oculaire aigu.

Les 4-e 5.e jours, au plus tard, apparition de

petits boulons très-plats, rouges, qui dépassent à peine le niveau de la peau, et quelquefois mentant

par

par leur grosseur la petite - vérole dans son principe, couvrant d’abord le visage et se répandant ensuite aux autres parties du corps ; toux souvent augmentée. L’éruption finie, la fièvre ne diminue sensiblement que lorsque la desquamation s’opère.

Du 6.e au 7.e, la rougeur des taches s’obscurcit, l’éruption s’efface peu à peu , la peau devient rugueuse, et la desquamation a lieu du 8.e au 9-e; mais les symptômes muqueux existent encore , la toux et la difficulté de respirer peuvent durer pendant plusieurs semaines et produire, dans certains cas, le marasme, l’anasarque, une ophtalmie, le scrophule, ou une diarrhée rébelle, même l’hydropisie.

Lors de l'épidémie rougeolique de 1817, j’ai observé, dans plusieurs villages et à Amiens, des enfans attaqués de fièvre avec enchifrenement ( coryza ou g race do ou gravitudo ), éternuement, larmoiement et toux sans éruption.

Elle se termine heureusement par une légère diarrhée, une facile et abondante expectoration.

La moiteur cutanée, au moment de l’éruption, est un bon signe.

Celte maladie se complique quelquefois avec la péripneumonie , la fièvre bilieuse , et présente souvent dans des épidémies, des symptômes d’adynamie et rarement d’ataxie.

11 est facile de confondre la rougeole avec des éruptions cutanées anomales ou hors de règle.

J’ai remarqué que la rougeole, sans affection

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catarrhale, csl une variété trop douce et peu ordinaire de la maladie, pour en préserver consécutivement.

Traitement. Si la rougeole est simple , régime , chaleur modérée, boissons délayantes et pectorales. S'il y a embarras gastrique, vomitif dès le début. Lorsque l’étal saburral des premières voies est peu prononcé, et que l’irritabilité des- intestins est grande, il arrive que l'émétique, agissant comme purgatif, flétrit l’éruption : il faut alors avoir recours aux stimulans pour prévenir le délire.

Dans le cas de péripneumonie : boissons mucilagineuses , looch blanc kermétisé selon la circonstance, précédés de la saignée, si la diathèse inflammatoire est forte. Celle complication est souvent l’effet des boissons échauffantes que le vulgaire emploie sans discernement.

Dans le cas d’adynamie , les toniques; d’ataxie, les stimulans , les vésicatoires. La constipation demande les lavemens émoi liens et les purgatifs salins.

La diarrhée, la toux, les hémorrhagies nasales, l’ ophtalmie , se combattent par des moyens convenables.

La leucophlegmatie, qui accompagne la dernière période de la maladie , cède communément aux purgatifs répétés.

11 faut purger plusieurs fois après la desquamation, parce que l’éruption ne se dissipe point , comme dans la petite - vérole , par suppuration,

ÉN PARTKin.IÊR.

niais par résolution ; alors il pourrait résulter de la matière morbifique une métastase dangereuse.

Les phlcgmasics cutanées, particulièrement après la rougeole, la petite vérole ou autres maladies aiguës ou chroniques, sont quelquefois suivies d'une éruption psorique , dite psjdracia ou fausse gale, qu’il ne faut pas confondre avec la véritable qui est contagieuse.

Scarlatine, vulgairement fièvre rouge.

Caractères : Eruption moins uniforme que la rougeole j larges taches irrégulières, d’un rouge écarlate, peu élevées au-dessus de la peau; point de toux ni de larmoiement ; plaques ressemblant à des piqûres d'ortie avec démangeaison.

Causes : Contact, respiration d’un principe spécifique de même nature, selon quelques uns, que celui de l’angine maligne qui n’est, d’après celte opinion, que la scarlatine au plus haut degré. Les temps pluvieux, les mauvaises digestions, les transitions brusques de chaleur et de froid, disposent à ressentir davantage les effets de la contagion.

Elle attaque tous les âges et sur tout 1 enfance, une ou plusieurs fois. Elle règne dans toutes les saisons, mais plus fréquemment en automne et en hiver.

Symptômes. Dans l’invasion : abattement; frissons; chaleur ; pouls fréquent , battant ioo à 180 fois par minute; rougeur et ardeur de la gorge;

difficulté d’avaler ; crachotement, quelquefois toux sèche.

Vers le 3.e jour, gorge moins sensible , mais lièvre plus forte avec éruption de taches d'un rouge écarlate, s’étendant de la face à toutes les parties du corps ; peau de couleur purpurine qui disparaît par la pression et qui s’éteint peu à peu les 7.®, 8.e et 9.e jours où la desquamation a liéu. La teinte rouge est plus uniformément répandue que dans la rougeole où l’éruption plus irrégulière forme une saillie plus marquée et appréciable au tact.

Cette maladie est bénigne, lorsqu’il n’y a pas d’ulcération à la gorge , ou de symptômes d’adynamie et d’ataxie. Le contraire a lieu quand on contredit sa marche, et alors elle est souveut accompagnée d’un mal de gorge très-intense passant quelquefois à l’état de gangrène, sur-tout dans le cas de complication adynamique.

L’anasarque est un de ses aecidens les plus fréquens , après la desquamation, ordinairement du i4-e au i5.e et plus; elle est souvent l’effet de la suppression, parle froid, de la transpiration et de l’urine.

J. a scarlatine, la rougeole , la petite vérole, impriment un caractère inflammatoire aux maladies qui les suivent.

Traitement. Si elle est simple, le régime et les délayans suffisent. Point d’évacuans s’il n’y a pas de saburre. Il ne faut point augmenter le vomissement sympathique qui précède l’éruption. Lors-

qu’il y a complication avec fièvre inflammatoire forte , quelquefois la saignée devient nécessaire : ici la prudence est utile , car l'effusion de sang peut répercuter l'éruption , et , par suite , déterminer des métastases dangereuses.

Lorsqu'il y a embarras gastrique ; vomitif dans le principe, et purgatifs salins selon le besoin.

S'il y a complication adynamiquc ou ataxique : cataplasmes, gargarismes détersifs, toniques, slimulans et autres moyens convenables : la saignée

générale ou locale est pernicieuse. Quand la tête est très-affectée ou qu’il existe un fort délire , les vésicatoires augmentent le mal ; les pédiluves irritans sont préférables.

Contre l'anasarque : boissons chaudes , légèrement diaphoniques et en même temps amères; frictions générales de la peau avec une flanelle imprégnée d’une vapeur aromatique, bains un peu stimulans.

Des laxatifs vers la fin de la scarlatine peuvent prévenir l’anasarque.

Gale.

Caractères. Petites taches sur les doigts’, les poignets , les jarrets et le milieu du corps, bientôt converties en pustules et accompagnées d’une vive démangeaison.

11 y a deux variétés de gale quant au volume

2 I 4 IC P I r> é M t F. s

des pustules : l’uiic est. lu grosse ou humide ; F autre dite grat telle , est la miliaire ou canine, ou scchc, produisant plus de démangeaison que la grosse.

Causes : Se développant par contagion, ou spontanément par ni al -propreté , surtout dans les saisons et pays froids et humides. L’insecte acarus scabiéi , ciron de la gale, en est l’effet et non la cause ( i ).

Symptômes. D’aliord démangeaison légère, augmentant le soir par la chaleur du lit ; ensuite éruption au dos des mains, entre les doigts, au poignet, au coude, au dos, aux jarrets, etc., de petits boutons plus ou moins gros et plus ou moins nombreux, isolés ou réunis à leur base, et qui sont vésiculcux au sommet. L’humeur séreuse qui en sort, portée sur les diverses parties du corps, propage la maladie.

Traitement.. Quand la gale est récente, on prescrit les frictions avec une pommade ainsi composée :

( i ) Les nombreuses observations microscopiques que j'ai faites inutilement pour reconnaître l'existence de l’inseele acarus scabiei que l’on dit être la cause essentielle de cetto maladie , et dont Linné parle le premier dans ses ameenitates academicæ , me portent à douter d’une opinion géneralement reçue. En cela , je me trouve d’accord avec plusieurs naturalistes. Ainsi , jusqu’à ce que la chose soit évidemment démontrée, qu’il me soit, permis d’attribuer la propagation de la gale à uu virus mi gf nerfs , comme ceux de la petitevérole, de la rougeole , de la syphilis, etc.

fleur de soufre , une once ; sel ammoniaque , un gros; ellébore noir, un gros; axonge, quantité suffisante. On aromatise ce topique avec quelques gouttes d’huile essentielle de citron.

On peut substituer a cette pommade celle du célèbre professeur Chaussier, dans laquelle on fait entrer quatre parties de fleur de soufre, quatre de litharge, deux de sulfate de zinc et suffisante quantité d’ axonge. On conseille aussi l’onguent citrin ; l'onguent napolitain ; les lotions avec une décoction de tabac , de digital pourprée ; les bains sulfureux avec deux onces de sulfure de potasse par bain ; les fumigations de souffre. On termine le traitement par des évacuans pour empêcher des accidens consécutifs.

Mais dans les gales invétérées , s’il résulte de la répercussion ou métastase , un asthme , des inflammations chroniques, la fièvre hectique , il faut agir avec prudence, et prescrire : les sucs dépurés de plantes amères ; les infusions des crucifères ; les décoctions de racines de Bardane , de patience ; celles des bois sudorifiques ; les bains ; les évacuans tels que vomitif, purgatif suivant l’éxigence des cas; les eaux thermales, le soufre et J acide sulfurique à 1 intérieur; les vésicatoires; les lotions irritantes, entr’ autres une dissolution de sublimé corrosif dans de l'eau distillée , les bains très-chauds , les frictions rudes.

Les galeux doivent s’abstenir de viandes salées, de ragoûts, de liqueurs échauffantes, et vivre de lait , de végétaux et de peu de viande.

EPIDEMIES

§ II

Des Epidémies accidentelles.

Les épidémies accidentelles ou par infection de miasmes morbifiques sont :

i .° La fièvre muqueuse adynamique ,

3.° La fièvre muqueuse ataxique, vulgairement muqueuse maligne.

!la fièvre lente nerveuse , la fièvre cérébrale, la fièvre sudatoire ou suetle.

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