‹ Traité élémentaire des maladies épidémiques ou populairesChapitre 41 sur 119 · VI IL · texte numérisé non relu

VI IL

Catarrhe Guttural Gangréneux, vulgairement esquinancie ou mal de gorge gangréneux ( i ).

Caractères : Ulcérations superficielles ou eschares tendues et profondes, cendrées, livides ou

(i) Il ne peut être question du nuit de gorge gangréneux et de la dysenterie épidémique, sans parler du docteur Marteau, qui a exercé honorablement, à Amiens, sa profession. Cet habile médecin avait de profondes connaissances en chimie et en physique, comme on le voit dans sa dissertation sur les eaux d’Aumale, dans celle sur l’action et 1 utilité des bains, etdans souTrailé de l’analysedes eaux minérales. Lu 1772, Marteau mourut victime de son zèle et de sa charité dans le cours d’une épidémie qui ravageait la province

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noires, de l'arrière-bouche , avec éruption scarlatineuse du cou et des mains cl symptômes d’adynamie et d’ataxie.

Causes : Mollesse et relâchement des libres organiques; automne; commencement de l’hiver; tempérament lymphatique ou l'absorption des miasmes contagieux se fait facilement par les vaisseaux lymphatiques de la gorge. Les personnes d’une constitution forte, celles qui font journellement usage de liqueurs alcooliques, les vieillards y sont moins sujets. Elle attaque plus particulièrement les enfans et les femmes que les hommes.

Symptômes : Ceux de fescpunancie gangréneuse dont l'attaque est subite et la marche rapide. Dans l'invasion, coryza, éternuement, torticolis, frissons, nausées , vomissement ( moins fréquens chez les adultes ), gonflement érysipélateux ou scarlatineux du cou et des mains; quelquefois la combinaison des symptômes de la scarlatine et de ceux de f angine maligne sont si intenses qu'on ne saurait dire précisément quelle est la maladie qui a du produire l’autre; salivation abondante ou diarrhée; céphalalgie; dilliculté de respirer, d’avaler; arrière bouche, en partie ou en totalité , très-sensible, couverte daphthes gangréneux de couleur

de Picardie. Sa mémoire a etc tres-lon"-tcmps révérée des riches et encore plus des pauvres. Marchons donc sur ses traces, pour mériter, comme lui, l'estime et la reconnaissance de no* concitoyens.

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cendrée, livide ou noire ; douleur qui s’étend quelquefois jusqu’à l’oreille interne j pouls vite, petit, irrégulier (le pouls dur et plein, présage une éruption -, le large, souple, vif et irrégulier, inspire moins de crainte ). On rencontre des complications de catarrhe pulmonaire, de vers, rarement d éruption miliaire, et Je plus souvent d éruption scarlatineuse, partielle ou générale, salutaire quand l’eschare se fixe, que la diarrhée se modère, et qu'il n’y a ni tension à l’abdomen, ni aridité de la langue j mais quand la scarlatine précédé le mal de gorge , c’est un cas presque toujours funeste.

Le second jour, tout le corps présente les symptômes d’adynamie et d’ataxie completles.

Elle se juge heureusement par les sueurs, les urines sédimenteuses , les parotides critiques, les éruptions qui succèdent aux aphthes.

La diarrhée, le vomissement, le ptyalisme sont quelquefois avantageux.

Terminaison fâcheuse du 2e au 5e, rarement au y.e, précédée de délire, de stupeur, de léthargie par métastase au cerveau, saignement de nez, de raie par congestion pulmonaire , de sueurs colliquatives, sur tout si la saignée et les purgatifs ont été employés ; accompagnée de diarrhée fétide et de météorisme de l’abdomen.

Les signes d’un bon augure sont : yeux brillans, peu de faiblesse , aucune défaillance , taches qui continuent d’être blanches, éruption fleurie de la peau.

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Traitement : La saignée, les purgatifs, les rafraichissans nuisent, ainsi que l’émétique, lorsque les voniissemens spontanés sont fréquens , qu’il y a diarrhée et prostration. Mais s’il y a nausées, et si les forces le permettent, dès l’invasion, le tartre stibié dans une eau aromatique est indiqué; ensuite les toniques, les stimulais ou excitais en gargarismes, en injections, en boissons. L’émétique en lavage, les purgatifs, en déplaçant l’irritation cutanée sur le tube intestinal, sont dangereux. Les vésicatoires, b* Uniment ammoniacal sur le cou, comme dérivatifs , sont avantageux. Toucher les les eschares avec un pinceau imbibé d’acide muriatique mêlé à du miel rosat. Si la diarrhée ne cesse pas au bout de douze heures de l’invasion, on emploie les cordiaux, et les vermifuges dans le cas de vers. Lorsque le ventre est balloné , le quinquina est nuisible en augmentant l’érétisme.

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