‹ Traité élémentaire des maladies épidémiques ou populairesChapitre 43 sur 119 · C.et état de l’atmosphère produit · texte numérisé non relu

C.et état de l’atmosphère produit

! continue simple ; rémilleute avec éruption miliaire ;

intermittente.

Fièvre Muqueuse continue simpi.e.

Voyez ce qui a été dit de celte maladie au commencement de ce chapitre (page 127 et suivantes).

Fievre Muqueuse rémittente, avec éruption miliaire, etc.

Caractère : Fièvre muqueuse continue avec des retours d’accès réguliers ou irréguliers, sous les types quotidien, double - tierce , tierce, quarte, et éruption miliaire ou apparition, sur la peau, de petits boutons ressemblant, en grosseur, aux grains de millet.

Causes : Lieux bas, humides et marécageux. Chez des individus d’une constitution faible, respi-

rant un air impur, et faisant usage d’une nourriture aqueuse. Sous une température chaude et humide, notamment vers la canicule, il n’est pas rare de voir la fièvre muqueuse rémittente se compliquer d’une éruption miliaire qui , jamais essentielle, est toujours symptomatique. Celte complication s’observe aussi par suite de l’abus des échauffans, des évacuans, dans les maladies aiguës comme la petite vérole , la rougeole , la scarlatine , les fièvres nerveuses , les fièvres adynamiques, diverses éruptions, et la suetle , qui est plus fréquente en Picardie cl en Normandie que dans bien d’autres pays.

Symptômes .• Ayant parlé plus haut des symptômes de la fièvre muqueuse , je vais seulement exposer ceux de \ éruption miliaire : petits boulons rouges s’élevant, dans le principe, très -peu audessus du niveau de la peau, se distinguant mieux au tact qu’à la vue, et plus nombreux sur la poitrine et le dos. Leur apparition, qui a lieu du 5.e, 4-e au g.e jour, est précédée de sueurs abondantes d'une odeur aigre avec picotement à la peau. Le 2.e jour de leur apparition, le sommet des boutons présente une petite vésicule d’abord jaunâtre et ensuite blanche et transparente. Le 5.® ou 7.® jour, les pustules crèvent et sont remplacées par des croûtes qui tombent en écailles. Souvent il y a plusieurs éruptions successives. Leur métastase produit fréquemment le délire, le coma, les convulsions.

Terminaison : Le danger est en raison de la quau-

tiré des boutons miliaires ( cependant quelquefois critiques ), et des complications fréquentes avec ataxie et adynamie. La conversion d’une fièvre continue ou rémittente en une intermittente, est avantageuse. La durée des lièvres, en général, est en raison directe de la malignité de la cause : elle est plus courte dans les sujets jeunes et vigoureux ; et lente chez les vieillards et les cacochymes, ou elles se terminent souvent par des obstructions.

Traitement : Celui de la fièvre muqueuse rémittente. Au moment de l’éruption, proscrire tous les moyens échauffans; donner les boissons délayantes et légèrement acidulées pour la modérer: cependant dans le cas de faiblesse, les stimulans deviennent nécessaires, afin de faciliter l'éruption, sans occasionner de sueurs abondantes, alors nuisibles.

Dans le cas de métastase : sinapismes, vésicatoires.

La constipation opiniâtre cède à 1 usage du petit-lait émétisé.

Le délire survenant : pieds dans de l’eau bien chaude pendant cinq minutes ; vésicatoire entre les épaules ou derrière le cou , et les antispasmodiques toujours utiles dans les symptômes nerveux.

Si la peau offre des taches pourprées ou noires, prescrire le quinquina sous une forme convenable à l’état de l’individu , ayant toujours soin de

se

EN PAK TICULIE R.

se régler sur scs forces et la violence des accidens.

Vers la fin de la maladie, un flux copieux d’urines ou des taches rouges sur la poitrine, les bras et le ventre, sont d’un fâcheux présage.

Moyens hygiéniques. Le malade sera tenu fraîchement et dans la plus parfaite tranquillité; l’air de la chambre fréquemment renouvelé; le plancher arrosé avec du vinaigre ; les draps et les couvertures seront souvent changés, et les selles portées au loin.

Fièvre Intermittente Muqueuse.

Caractère : Accès revenant périodiquement ou à des intervalles à peu près égaux, et entre lesquels il y a cessation ou intermission de la fièvre.

Causes : Tout ce qui relâche le corps et diminue la transpiration , chez les sujets faibles , comme air marécageux , habitation et température humides et froides, mauvaise nourriture, régime aqueux, chagrins, vive commotion de l’âme.

Au printemps, les fièvres intermittentes sont des maladies demi aiguës succédant à la constitution inflammatoire.

En automne, ce sont des maladies aiguës qui dégénèrent communément en chroniques.

Il y a fort peu de fièvres d’accès au fort des constitutions inflammatoire et gastro-adynamique ; les vents d’est et du nord les détournent. Les cha-

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