A P II T U E S
Caractères : Taches blanches ou ulcérations superficielles dans 1 intérieur de la bouche et du pharynx.
Les aphlhes des enfans s’appellent muguet, blanchet.
Causes ; Lieux marécageux; habitations humi-
2*7.4 Épidémies
tics 5 enfance; vieillesse; constitution laible; tempérament lymphatique.
Symptômes : D.’abord difficulté de respirer et d avaler ; sécheresse de l’intérieur de la bouche; ensuite apparition de pustules blanchâtres ou de couleur cendrée, s’étendant quelquefois successivement jusqu aux intestins grêles.
Les aphthes sont dits bénins et simples, quand ils sont blanchâtres, peu nombreux, durant g à j o jours, et se reproduisant souvent de nou\cau , malins ou confluens ou gangréneux, lorsqu’ils sont noirâtres, très - nombreux, et qu’ils compliquent les lièvres de mauvais caractères.
Traitement. Gargarisme d’eau d’orge miellee; boissons adoucissantes; nourriturés douces; toucher les aphthes bénins avec du miel rosat , et ceux d’un mauvais caractère, avec des liqueurs stirnu- }. 'iules pour en faciliter la chute. On peut également s; servir de l’eau de roses, dans laquelle on fait f()T idre un peu de miel et de borax; dans le cas de g;m grène, on ajoute quelques gouttes d’acide sulfuriq *uc , et on donne intérieurement l’infusion de
quint |uina.
To ut topique irritant ne convient point quanti les crt u\tes ne sont pas disposées à tomber.
On 1 °ait prendre aux enfans, trois fois le jour, la magnés ie calcinée, à la dose de six a huit giains, dans ui i peu d’eau sucrée; on ajoute autant de Yhubarb e ’en poudre, lorsqu’il y a constipation, lin -vomitif » est nécessaire, s’il y a saburre de 1 estomac.
sicge ^ ambledn liquide infil Iré ou épanché fait distinguer les hydropisies en celles
én particulier. 27$
I lï.
nvnnopisiF.s par faiblesse.
Caractères et symptômes. Amas contre nature d’un liquide séreux ou aqueux.
générale de tout l le tissu cellulaire {
ou uruisitrquc passive. I
dit cerveau
ou hydrvcéphulc-interne-chronitpie.
de poitrine
ou h) droltùnàx .
cl du péricarde
ou hydropériairde.
r uméfadion d’abord des pieds et gagnant successivement loulesles parties du corps: peau d’un blanc laiteux et plus froide que dans l’état naturel, molle et gardant l’inipiersion du doigt.
Tète de l’enfant d’un volume extraordinaire, comme ti ansparente à l’endroit des fontanelles; écartement >les sutures; stupidité; convulsions; vertiges; paralysie des membres.
Cette maladie est incurable.
Pour ces deux affections, symptômes presque semblables : respiration courte , gênée, sui-lout dans la position horizontale; côté où est l'épanchement, bombé, œdématié ; palpitations dtt cœur; réveil en sursaut; pouls petit, fréquent, irrégulier; anxiété.
f Infiltration du tissu cellulaire des des poumons } p,oumons dont les symptômes pathogou hydro-pneumonie • ) nonVo ni qu'es ne sont pas faciles à dis- [ linguer.
(le l'abdomen
ou ascite.
de la matrice
eu hydro-mètre.
!, Amas de sérosité dans la cavité formée parle péritoine; ventre tuméfié de foinre régulière; fluctuation sensible par la percussion.
( Tumeur de l’hypogaslre , croissant Tpar degrés, avec fluctuation sans ) grossesse ni ischurie ou impossibilité V d’uriner.
du scrotum
ou h ydrocè/a pur
de l’épine du dos
ou hydro - rachis , ou spina-bifida.
(les articulations
ou hydarthre.
Infiltration dans le tissu cellulaire du scrotum ;
epancbemenl dans la tunique vaginale.
Eau dans les enveloppes de la moelle
epm.ère: tumeur mode,, ransparfn|e,
n"br»ïe Sp0'n'Sdeiar0lüllUC Vl-'r-
/ 3ma,S de st?rosî,<? distend les cn- \ ve|oppc* delà moelle épinière, écarte I ou détruit une partie des vertèbres et. I paralyse quelquefois les membres abf dominaux.
f - ^^ai*die incurable. La ponction est y lunette.
Epanchement séreux dans les capsules articulaires, caractérise par le gouflemen! des annulations.
Les causes Je ces affections sont un air froid et humide v la débilité générale ou locale des vaisseaux absorbans qui ne peuvent reprendre le liquide que les exhalans fournissent alors en trop grande quantité.
Traitement des principales Hybropisies.
Traitement de l’an a s arque passive. L’anasarque dépendant des lésions organiques du cœur, des vaisseaux, du squirrhe du foie et de la rate, est incurable. Pour celle sans grande lésion organique, les scarifications aux malléoles sont indiquées afin de faire écouler la sérosité; mais il faut qu’elles soient légères , crainte de gangrène : sous ce rapport, les cautères faits avec les caustiques et la pierre, les vésicatoires sont plus dangereux.
Dans celte espèce d hydropisic , on réussit souvent en augmentant l’action des absorbans avec des émétiques, des purgatifs, des diurétiques qu’on fait alterner avec des toniques amers et aromatiques. < ; •}
Les émétiques ne sont avantageux que lorsqu on les répète fréquemment, parce qu’en excitant 1 absorption ils peuvent agir puissamment; ma s il faut les abandonner s’ils affaiblissent.
Les purgatifs drastiques tels que le jalap, la scammonée , la gomme gulle, par leur vertu puissamment irritante, donnés à de courts intervalles, sont préférables aux minoratifs et aux laxatifs. Cependant, si, sans exciter l’absorption, les purgatifs 11e font qu’évacuer, ils deviennent nuisibles en augmentant la faiblesse et l’afflux de la sérosité dans le tissu cellulaire.
EN PARTICDLTEB. 377
Les diurétiques sont les meilleurs moyens. Les plus actifs sent la digitale en infusion cm en teinture, la crème de tartre, le sel de nitre, l'esprit de nitre dulcifié , les préparations de scille, la décoction de genêt vert, les pilules de Bâcher, la teinture de cantharides pour les vieillards, l’essence de térébenthine.
Dans le cas où une faiblesse générale a occasionné la maladie, on joint aux doux purgatifs, aux diurétiques, les toniques tels que la gentiane, le quinquina, le quassia, les eaux spiritueuses de canellc, de menthe, de mélisse, l'esprit ardent de cochléaria , les préparations de fer.
Les frictions avec de la flanelle chaude et sèche, les linimens volatils ne peuvent être utiles que dans les hydropisies partielles.
Les pédiluves d’eau chaude salée ou de mer sont avantageux dans l’oedêine des jambes , ainsi que les fumigations aromatiques.
Lorsque les jambes infiltrées sont attaquées d’une inflammation érysipélateuse avec tendance à la gangrène, au lieu de fomentations et de cataplasmes de quinquina, on appliquera des compresses trempées dans une forte solution d’acétate de plomb, deux gros pour une pinte d’eau.
Pour régime, alimens légers et nourrissaus, assaisonnés avec ail, moutarde, cresson, oenons, échalolles , raifort.
Traitement de l’ascite. Celle avec forte lésion du foie, de la rate, du mésentère, est incurable.
Z’jS ÉPIDÉMIES
Quand elle est enkistée, die se termine, généralement, tôt ou tard, par la mort.
Si lps affections des viscères abdominaux sont légères, il faut mettre en usage les mêmes moyens que pour l’anasarque passive. S’ils échouent, la paracenthèse sera pratiquée.
Après la ponction, lorsque l'ascile est combinée avec lanasarque et quelle provient d’un affaiblissement général, les toniques unis aux diurétiques, les frictions sur le ventre et l’exercice, sont conseillés.
Traitement des autres hjdropisies. Les hydropisies partielles telles que celles des ovaires, de la matrice et les hydropisies enkistées, doivent être traitées comme l’ascite.
La cure radicale de l’hydrocèle ne s’obtient que par l’oblitération de la tunique vaginale, au moyen de l’excision, de l’incision, du séton, d’un caustique ou de l’injection de liqueur spiritueuse après la ponction avec le troicart.
L’ hydrothorax se traite , de même que l'anasarque, par les émétiques, les purgatifs et sur tout les diurétiques. Ces moyens sont-ils infructueux? l’opération de l’empième peut guérir quand la collection du liquide, dont la fluctuation est sensible, existe dans les sacs de la plèvre, en continuant toujours l’emploi des toniques. Mais quand la sérosité est accumulée dans le péricarde, dans les kisles hy datidiformes ou dans le tissu cellulaire qui entoure les bronches, la maladie est au-dessus des ressources de l’art.
Scorbut df. Terre Epidémique.
Caractères principaux : Taches livides dans diverses parties du corps ; rougeur, tuméfaction, fongosités et saignement des gencives; haleine fétide; débilité générale; hémorrhagies passives par diminution de la contractibilité des vaisseaux capillaires.
Causes .-Humidité froide de l'air non-renouvelé , du sol, des habitations; fatigues excessives; tristesse; constitution faible; tempérament lymphatique; défaut de sommeil, de propreté; disette; ahmens altérés ou de difficile digestion, qui débilitent d’abord les solides et vicient secondairement les humeurs ; point de virus contagieux.
Le docteur Broussais, en admettant, comme les Solidistcs, que toutes les maladies proviennent de la lésion des solides, et non de F altération des lm meurs, se trouve, on 11e sait trop pourquoi, en contradiction avec lui - même , lorsqu’il prétend que lë scorbut est une maladie humorale. Cependant, malgré la subtilité de son esprit, il ne per suadera jamais ceux qui regardent le scorbut comme l’eflét de la faiblesse directe des fibres organiques.
Symptômes. i.er degré ; Visage pale, livide; lassitude; douleurs vagues; tristesse; aversion pour l’exercice ; gencives rouges, tuméfiées ; taches jau
nés, pourprées ou livides, qui ressemblent à des
contusions ou à des morsures de puces.
2.c degré : \ isage jaune , bouffi - douleurs comme rhumatismales aux genoux, aux lombes; gencives iongueuses et tuméfiées ; tendance aux hémorrhagies passives par les membranes muqueuses du nez, des bronches, de 1 estomac, des intestins, des reins, de la vessie et de la matrice; contraction des muscles fléchisseurs des jambes; induration et œdématié du tissu cellulaire des membres abdominaux; progression ou marche impossible; bords des ulcères durs ou boursoulïlés, livides , violets; bouche très-fétide.
o.L degre : Faiblesse extrême; hémorrhagies très-abondantes; sueur fétide; muscles tuméfiés; syncope ou perle de connaissance; hydropisie de poitrine , de bas ventre ; oppression ; dernier degré de cachexie.
Le scorbut est d’autant plus fâcheux qu’il est plus ancien, que le malade est vieux, faible, triste et habite un lieu mal-sain.
Traitement.. Eloignement de la cause qui a produit la maladie; par exemple, quitter un air froid, humide et infect , pour habiter un lieu sec, bien aéré, bien exposé à l’action solaire. Lorsque le malade mène une vie sédentaire et a une propension à la mélancolie, on recommande l’exercice et la gaieté. Quand le scorbut a été contracté par des alimens altérés ou putrides, le régime se fonde suides végétaux Irais et herbacés ( bien préférables
aux légumes farineux tels que les haricots , la pomme de terre , le riz ) , des salades de cresson , cochléaria , bcccabunga , des fruits acéteux tels que cerises, groseilles, pommes, oranges, limons. A' in ou sirop antiscorbulique dans le cas de faiblesse et lorsqu’une diète purement végétale répugne à l’estomac. Quand il n'y a pas de diarrhée, on accorde du lait, quelque nourriture animale de
I espèce la plus légère, en l’unissant à des végétaux.
II convient d’assaisonner les mets avec le suc de citron , 1 ail , 1 oignon , le poivre. Pour boisson ordinaire, eau vineuse, limonade, oxicrat , cidre, bière forte , bon vin vieux.
S’il y a constipation , on prescrit le tarlrite acidulé de potasse ou un gros de tartrite de potasse daus suffisante quantité de petit lait.
Contre les ulcères de la bouche , gargarismes avec décoction de quinquina ou une infusion de roses rouges a laquelle on ajoute un peu de teinture de myrrhe. Si les ulcérations sont très-fongueuses et tétides, on les touche avec des irritans tels que 1 acide muriatique affaibli , l’eau phagédénique , le collyre de Lanfran, l’eau de chaux avec de l’eaude-vie en fomentation, un mélange de miel, de vin et de suc de citron.
Les jambes enflées et dures, s’exposent à la vapeur du vinaigre aromatisé. On les fomente avec du vinaigre chaud ou avec la décoction de quinquina camphrée , s’il y a ulcération. Lorsque les ciusses et les jambes sont tuméfiées, sans trop de
282 Épidémies
tension , on les enveloppe avec des linges imbibés
de vin ou de vinaigre aromatique.
Contre les hémorrhagies , boissons avec acide sulfurique jusqu’à agréable acidité.
Rhumatisme.
Caractère ; Phlegmasie qui a son siège, tantôt dans les aponévroses des muscles ( rhumatisme musculaire ) , tantôt aux environs des grandes ar • ticulations ( rhumatisme articulaire ).
Causes : Suppression de la transpiration cutanée par température froide et humide; variations atmosphériques au printemps , en automne ; lieux; bas et humides; constitution faible; oisiveté; intempérance; suppression d’évacuations habituelles sanguines ou autres.
Symptômes. i.° Du musculaire ; dans l’aigu, invasion avec frisson et anxiétés, chaleur, pouls dur et fréquent, paroxysmes le soir, tension et douleurs déchirantes lixes ou vagues dans les muscles, peau gonflée et rarement changée de couleur; le siège de la douleur le fait distinguer en pleurodynie, torticolis, lumbago , sciatique , selon fa partie affectée (t); dans le chronique, point de fièvre, douleurs moins vives et à des époques irrégulières.
( I ) Pleurodynie : Douleur rhumatismale que l'on ressent dans les muscles intercostaux, augmentant par le toucher, souvent errante , ordinairement sans fièvre.
2.° De F articulaire ; quand il esl aigu, on l’appelle rhumatisme goutteux. Il a son siège, tantôt dans la membrane séreuse des articulations el constitue le rhumatisme synovial , tantôt dans les parties ligamenteuses , fibreuses , aponévroliques et tendineuses attenant ou avoisinant les articulations, d’où résulte le rhumatisme jibreux aigu ou chronique.
Terminaison. Elle a lieu du 5.e au 6o.e jour dans les rhumatismes aigus par résolution accompagnée de sueurs générales abondantes , d’urines briquelécs , d’une hémorrhagie, d’une éruption cutanée analogue à des piqûres de puces. Rarement elle se fait par suppuration ; mais une inflammation trèsintense occasionne une infiltration d’un liquide albumineux dans le tissu cellulaire voisin , ou sur les viscères de l'abdomen. Une métastase à la tête, à la poitrine , des phlyctènes , sont des signes fâcheux. Celte maladie passe souvent à l’état chronique et est quelquefois suivie de paralysie.
Traitement. Dans Y aigu , s’il y a pléthore sanguine, diète sévère, température douce, boissons rafraîchissantes, saignée générale ou locale pour lacililcr la résolution. La saburre de l’estomac et
Torticolis : Douleur de quelques uns des muscles du cou , forçant le malade à tenir la tête inclinée en divers sens. Lumbago : Douleur des muscles de la région lombaire.
S ciatique : Douleur rhumatismale des muscles fessiers et des parties pçstérieure et latérale externe de la cuisse.
284 E r i n é m ie.s
des intestins exigent des vomitifs, des purgatifs salins , des lavemens et des boissons délayantes. Les diaphoréliques tels que l’ammoniaque, les antimoniaux unis à l’opium, 11e conviennent quaprès les évacuations suffisantes.
Si les articulations sont atteintes et d’une manière fixe, frictions avec eau-de-vie camphrée, sang sues , vésicatoires volans , cataplasmes résolutifs : les fomentations chaudes, au lieu de calmer la douleur, l'augmentent. Lorsqu’après l'accès il reste de la roideur dans les mouvemens , bains et douches d’eau simple, savofmeusc , sulfureuse de Barège; flanelle sur la peau.
Le rhumatisme chronique se combat extérieurement par des frictions avec les éthers, la teinture de cantharides, le liniment ammoniacal ( les rubéfians sont très-utiles quand, en excitant la perspiration cutanée , ils n augmentent pas l’irritation et l’éréthisme ) ; par des épithêmes ou topiques avec vieux levain et moutarde , des vésicatoires , des ventouses scarifiées, des cautères, des sétons; par l’électricité , le galvanisme , le moxa , les bains d’eaux hydrosulfureuses ou de vapeurs , locaux ou généraux , l’immersion dans l’eau chaude simple ou contenant des substances stimulantes. A 1 intérieur, tisanes de sauge, salsepareille, gayac, bardane ; camphre ; soufre ; teinture ammoniacale de gayac ; ammoniaque ; éther sulfurique ; laudanum liquide de Sydenham ; muriate de mercure doux ( sur-tout s’il y a complication vénérienne ); décoction de quinquina éthérée ; moutarde; raifort.
Goutte, Arturitis.
Caractères : Phlegmasie périodique des parties fibreuses et ligamenteuses qui environnent les petites articulations telles que celles des orteils et des doigts; elle dépend, selon les uns, de la lésion essentielle du système lymphatique et, selon d autres, d’un principe morbide spécifique que 1 on dit être tantôt acide, tantôt alcalin.
l,a goutte ne se déclare presque jamais avant l’âge de 55, 40 ans, si ce n’est lorsqu’elle est héréditaire. Dans ce cas, elle n’épargne ni les cnf’ans, ni les femmes; mais les uns et les autres l’ont assez rarement. Les filles qui ont les pâles couleurs en ressentent quelquefois les atteintes, de même que les femmes hystériques et celles qui sont dans la suppression de leurs règles. Les hypocondriaques et ceux dont les hémorroïdes qui coulaient habituellement sont desséchées, en sont le plus souvent atteints.
La goutte est de toutes les maladies celle qui met le plus en évidence, et l’imperfection de la médecine, et les avantages de la tempérance et tic l’exercice , puisque les excès et l’inaction en sont les sources les plus fréquentes.
Épidémies
Les différentes formes sous lesquelles la gouüe se présente la font distinguer
f régulière ou
fixée aux articulations.
aiguë
ou injlt.mnwioire ou sllténic/ue •
chronique ,
ou aloniquc ,
— asthénique ,
— Hanche ,
— ‘f roi de ,
— consécutive.
Les altérations qu’elle produit, sont :
quant à son siège, elle est dite
P irrégulière,
OU Taque .
■ <• nonv.dc ,
— erratique,
non bornée aux articulations cl sc portant sur divers organes.
remontée
ou rétrocédée.
Attaque composée d’accès et de paroxysmes, parcourant ses périodes avec régularité, durant ordinaiiement quinze jours /et commençant par les articulatiousde l’un des gros orteils.
i° L’oedème goutteux;
2° La contracture ou rigidité des muscles et des tendous;
3° Les gonflemens ligamenteux et les nodosités tendineuses ;
4° Les ankylosés ;
5° Les conci étions, dites tvphus, calculs arthritiques , essentiellement formées d’urnle de soude.
podagre lorsqu’elle attaque le pied ;
gonagrc — le genou; chir argue — les mains; omagre — l’épaule; ischia gre,névva\q\e fernoropoplitéedeCIiaussier, vulgairement sciatique vraie , goutte sciatique. Elle attaque l’articulation coxofémorale;
péchyagrc — le coude; rachisagre — la colonne épinière ou rachis.
Abandonnant brusquement les articulations pour alfecler des organes essentiels à la vie.
larvée 1 Prenant la forme de presou masquée. { q«e loutes les maladies.
Causes : Impression du froid humide , au printemps et en automne, sur les membres abdominaux des sujets forts et pléthoriques ; excès dans les plaisirs de Vénus et de la table; vie sédentaire; veilles prolongées; évacuations excessives; vins tartareux.
Symptômes, i ,° De la goutte régulière ou aiguë ; invasion le soir ou la nuit ; rougeur et gonflement d'une ou de plusieurs articulations ; douleur vive avec lièvre pendant vingt-quatre heures , et ensuite
rémission lente et graduée ; jours suivons , retour
de l’accès, le soir. Dans la goutte atonitjue, peu ou point d’inflammation articulaire; faiblesse de l’estomac', flatuosités. .
Lorsque la maladie est récente, les accès sont quelques années sans paraître; mais son ancienneté les rend plus fréquens, plus longs et plus douloureux.
2.0 De la goutte irrégulière ; Diminution ou cessation subite d’une attaque goutteuse régulière accompagnée de la lésion simultanée des fonctions de quelque viscère. Chacune de ses métastases a scs symptômes propres tels que la pneumonie , la gastrite, l’entérite, etc.
Traitement. i° De la goutte régulière. Maintenir la partie malade dans une douce chaleur en l’enveloppant de flanelle ; boissons délayantes et légèrement diaphoniques.
La saignée , les réfrigérans, les purgatifs, les cataplasmes, les fomentations, elles linimens stimu-
épidémies
lans sont défendus par crainte d’occasionner une rétropulsion. Dans l’intervalle des accès, les farineux et le lait sont préférables aux substances animales. Si la goutte se porte sur un organe interne, on la rappelle par des rubéfians, des vésicatoires, des potions aromatiques élhérées. La métastase au cerveau demande un purgatif tel que six gros d’aloës, des lavemens et des cataplasmes slimulans, des rubéfians. L’éther sulfurique donné intérieurement, à la dose d’un demi-gros à un gros dans une infusion aromatique sucrée, est sur tout utile dans les gastrites goutteuses; en pareil cas, un Uniment ammoniacal sur la région de l’estomac fait aussi merveille.
Ce ne sont pas les médicamens qui préviennent les accès de goutte, mais bien un exercice modéré , un régime adoucissant ( pour les sujets forts), des boissons plus aqueuses que spiritueuses, et le soin d’éviter toutes les choses qui peuvent la produire.
Lorsque la goutte est atonique, on ordonne une nourriture substantielle, des alimens restaurans, un peu de vin, les aromates , le quinquina, les ferrugineux, les cataplasmes slimulans, les linimens volatils, les rubéfians sur la partie.
Le galvanisme, les frictions avec une brosse douce, peuvent être avantageux à la suite des accès, lorsqu’il reste du gonflement et de la roideur dans les articulations.
Conü’c les nodosités; provoque? une transpiration ,
E N PARTIT. UEIE R. 289
ralion , en appliquant sur la partie un emplâtre de diachylon simple et de savon blanc , qu’on enlèvera au bout de quelques jours.
Lorsque la goutte est de nature? acide ( ce qu’indiquent les rapports aigres de l’estomac ), on prescrit chaque jour 5 à i5 grains de soude, comme neutralisant.
La constipation se combat par des purgatifs légers.