‹ Traité élémentaire des maladies épidémiques ou populairesChapitre 45 sur 119 · Les dartres · texte numérisé non relu

Les dartres

Fièvre Muqueuse Intermittente, le plus souvent Quarte avec engorgement des viscères abdominaux.

Caractères v Accès tous les trois jours avec engorgement du système lymphatique des viscères abdominaux, et souvent complication d’hydropisie et de diarrhée.

Causes : Fin de 1 automne et commencement de l’hiver, constitution faible, tempérament lymphatique. Les engorgeinens des viscères abdomi-

ïiaux sont plutôt dus à une congestion sanguine et lymphatique dans ces organes , dans la période de froid, qu’à l’emploi mal dirigé du quinquina.

Symptômes : Visage très-pâle dans les intermissions ; langue très décolorée; bouche pâteuse, lassitude excessive; ventre douloureux et tendu pendant l’accès. Les tumeurs squirrheuses, en gênant la circulation de la veine-porte, augmentent l’exhalation des capillaires au point de déterminer l'ascite.

La complication avec ictère ou jaunisse est trèsfâcheuse.

Traitement : Contre les obstructions on emploie, avec avantage, les cvacuans joints aux toniques dits fébrifuges, et aux stimulans appelés fondans ou désobstruans ou apéritifs; par exemple,, l’électuairc composé d’une once de quinquina, jaune en poudre, d’uu gros et demie de rhubarbe de la Chine, de deux gros de cristal minéral ou nitrate de potasse purifié, et suffisante quantité de sirop d’écorce d’orange. On prend une cuillerée de cet électuaire trois ou quatre fois le jour dans les intermissions.

Les pilules de mercure doux avec opium, un exercice modéré, les eaux de Viclii, de Balaruc, de Chateldon, sont, aussi recommandées.

S’il y a amas de sérosité, on associe les fondans aux apéritifs et. aux diurétiques. Plusieurs de mes malades se sont bien trouves des pilules (à la dose de cinq ou six par jour ) composées d’un gros de

savon

savon médicinal, d’un gros de scillc en poudre, d’un gros de digitale pourprée, d’un gros de nmriate d’ammoniaque avec sirop dçs cinq racines apéritives (asperge, ache, persil, petit houx, fenouil).

Quand l’ascite ne dépend que de la faiblesse, par suite de la longueur de la maladie, sans aucun engorgement dans le bas ventre, alors le quinquina, le quassia, la serpentaire de Virginie, les diurétiques et les préparations de fer, sont d'excellentes armes pour la combattre.

Quelquefois la faiblesse, après plusieurs mois de maladie, est si grande qu’il survient une augmentation dans le mucus fourni par les cryptes muqueuses des intestins, ce qui produit, par suite, la diarrhée qui se manifeste pendant les intermissions et les rémissions. Dans ce cas , il faut employer les toniques, dits aslringens , avec prudence pour ne point produire ou accroître l’hydropisie; et, pour diminuer les accès de fièvre, on prescrit, si les premières voies sont embarrassées, la rhubarbe avec le quinquina.

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