‹ Traité élémentaire des maladies épidémiques ou populairesChapitre 51 sur 119 · T.V IDE MI F. S · texte numérisé non relu

T.V IDE MI F. S

nue tumeur dure , circonscrite , bientôt frappée de gangrène, cl parsemée, à sa circonférence, de phlyctènes ou vessies remplies d’une sérosité roussâtre.

L’anthrax, par cause externe, est nommée pustule maligne; celui par cause interne, charbon proprement dit.

Pustule maligne.

Cause : Principe délétère et putride ( provenant des animaux attaqués de fièvres malignes et charbonneuses ), cjui se communique à l’homme par le contact, la respiration, la digestion et l'inoculation. Les tandeurs , les bouchers, les bergers, les vétérinaires qui les soignent, y sont, exposés.

Symjytômes : Dans la i.re période : Légère démangeaison sans douleur ni inflammation; puis survient une vésicule séreuse, d’abord comme un grain de millet qui, croissant peu à peu, devient brunâtre.

La 2 période offre une tumeur dure, mobile, circonscrite, de forme lenticulaire; peau livide sur la vésicule ou plilyctène ; démangeaison incommode avec chaleur, érosion et cuisson ; dans le tissu réticulaire, aréole ou cercle nuancé de différentes couleurs, avec phlyctènes remplies de sérosité roussâlre : la tumeur primitive est un point gangréneux.

Dans la 5.e période ; Engorgement du tissu cellulaire, centre de la tumeur très dur et noir ; eschare

EN particulier. 5od

gangréneuse augmentée, environnée d’un gonflement érysipélateux, élastique et rénitent.

Dans la 4-e période , le mal n’est plus local, il y a infection générale, et les symptômes d’adynamie et d’ataxie se manifestent.

Charbon proprement dit.

Le charbon est idiopathique ou symptomatique.

Causes de l'idiophalique : indigence; mal-propreté ; mauvaise nourriture; lieux humides et trèspeu aérés ; respiration de miasmes gangréneux et putrides des hôpitaux.

Les symptômes de Y idiopathique sont ceux de la pustule maligne, et ils ont la même marche. Celle maladie attaque le plus souvent le visage.

Le symptomatique se remarque dans les fièvres mucoso-adynamo- ataxiques les plus graves. 11 attaque les joues, le cou, la poitrine, le dos et les membres.

Traitement de la pustule maligne et du charbon. Il se fait par les incisions, les caustiques, les toniques et les stimulans.

Les incisions doivent s étendre seulement à la partie mortifiée.

Les caustiques , tels qu’un morceau de pierre à cautère , ou mieux, un plumaceau de muriale d’antimoine ou d’acide nitrique, concentrent le poison septique en même -temps qu’ils déterminent l’inflammation et la suppuration des parties qui avoisinent l’eschare.

5o4 Épidémies

Les toniques, les stimulons, lels que le quinquina, l’esprit (le vin camphré, l'onguent de styrax, le baume d'arcéus, facilitent la chute de l’eschare, et lorsqu’on craint l’infection générale, outre le traitement extérieur, on prescrit intérieurement les toniques.

Il y en a qui conseillent un emplâtre d’opium en substance sur la vésicule, au lieu d’incision ; mais quelle confiance peut-on avoir en ce moyen lorsqu’on est appelé dans un cas aussi grave ?

TROISIÈME SECTION

DES CAZ ASPIIYXIANS,

Effets de ces gaz sur notre économie, et leurs symptômes .• Dans toutes les asphyxies il y a sus- / pension des fonctions de nos organes ; mort apparente ; engorgement sanguin au cerveau; yeux saillans; visage rouge, tuméfié; langue épaisse.

Lorsque la mort est réelle, 1 extinction totale de l’irritabilité et de la sensibilité a lieu ; les fibres ne sont plus susceptibles d’être stimulées par aucun moyen ; la chaleur , qui se conserve long - temps, s’éteint peu à-peu, et les membres perdent insensiblement leur souplesse.

Le gaz hydrogène pur ne fait mourir que parce qu’il est dépourvu d’oxigène, portion respirable de l’air atmosphérique.

Le gaz hydrogène carboné, phosphoré, azoté,

sur-tout

K N PAtlTlCÜLlEH,

sur tout le sulfuré, tuent en anéantissant tout-acoup la sensibilité et l’irritabilité de tous les organes qui servent à la vie. Leur vertu destructive est bien reconnue, mais leur manière d'agir est inexplicable.

Traitement. Lorsque la vie n’est que suspendue, il faut bien se garder de pratiquer la saignée qui donnerait de suite la mort, vu que dans ces circonstances le système nerveux, profondément atteint, repousse tout débilitant; un grand froid est aussi nuisible. On ne peut conserver quelqu espoir, que dans l'emploi sage et bien administré des slimulans et des irritans. L’exposition au grand air; les aspersions d’eau froide; les frictions avec de la flanelle sèche ou imbibée d’eau-de-vie camphrée; riusuflation, faite avec prudence, d’un air frais dans les poumons ; l'irritation des narines avec la barbe d’une plume ou la vapeur de l’alcali volatil; une petite cuillerée d’une potion stimulante à laquelle on ajoute même quelques gouttes d’alcali; un lavement purgatif; les commotions électriques ou galvaniques au thorax, sont les moyens les plus efficaces.

Dans 1 asphyxie par le gaz hydrogène sulfuré : exposition a un air contenant des vapeurs de gaz acide oxigéné ; vomitif.

Si elle est produite par l’hydrogène azoté ou gaz ammoniacal ; vapeurs d’acide sulfureux ou muriatique oxigéné.

Pour pénétrer sans danger dans les fosses d’ai-

ao

3o 6 ÉPIDÉMIES EN PARTICULIER,

sauces, on y introduit à l’avance du gaz acide muriatique oxigéné, qui a la propriété de précipiter le soufre dissous par l’hydrogène avec lequel l’oxigène excédant produit de l’eau, et il forme, avec l’ammoniaque, de l’hydrogène azoté et du muriate d’ammoniaque.

J’aurais pu entrer dans de plus grands détails sur le traitement de beaucoup de maladies de ce chapitre j mais j'ai préféré, pour l’avantage des ofliciers de santé, me restreindre, en ne présentant que ce qui leur est absolument nécessaire dans les différentes circonstances ou ils peuvent se trouver.

Si quelques antagonistes cherchaient à vouloir me ridiculiser de ce que j’ai fait figurer , dans le cadre des épidémies, plusieurs lésions qui ne sont pas regardées comme telles, je leur répondrais que toute affection qui peut attaquer un certain nombre d’individus par une même cause, et avec des caractères homogènes, est pour moi, je le dis encore, une maladie épidémique et populaire, d après l’acception d’Hippocrate.

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