‹ Traité élémentaire des maladies épidémiques ou populairesChapitre 96 sur 119 · Le Pavage des rues · texte numérisé non relu

Le Pavage des rues

Dans les grandes villes, la foule des habitans ,

PROPHYLACTIQUES. 5o5

fournil beaucoup de vapeurs méphyliques, la salubrité y est conservée par le pavage des rues ( qui intercepte les exhalaisons de la terre ), par le mouvement continuel des individus, par la circulation des voitures et par le feu des maisons; toutes choses qui s’opposent à la stagnation de l'air et a sa corruption.

Cependant le pavage seul ne suffit pas , il faut établir des écoulemens d’eaux, capables d’ entrai-, ner, à l’aide du balayage , les immondices qui infectent souvent la plupart des rues, et si cela n’est pas possible , y suppléer par des arrosemens fréquens au moyen de pompes à incendie. Les autorités devraient bien aussi s opposer, dans certains lieux, à l'habitation des caves oii un air presque toujours stagnant et le plus ordinairement corrompu, influe d’une manière sensible sur la santé des individus, comme le prouvent leur teint hâve et la bouffissure du corps.

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