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EXPRESSION DE L*ÉQUIYALENT ÉLECTRIQUE. 7I

différents sont placés en série dans le même circuit, la quantité d'électricité qui les traverse est la même, bien que Tun puisse diminuer plus que l'autre la force électromotrice du circuit ( * ). » Il existe, comme on le voit, une grande analogie entre ces faits et ceux que présentent les cours d'eau ; tout en conservant un débit constant, ceux-ci, en effet, accomplissent, en divers points, des travaux variables suivant les différentes hauteurs de chutes et consomment ainsi progressivement l'énergie potentielle qu'ils possédaient à la source.

XXXVIII. — EXPRESSION DE UÉQUIVALENT ÉLECTRIQUE EN UNITÉS ÉLECTROSTATIQUES.

L'équivalent électrique pour lequel on vient de trouver la valeur de 96600 coulombs correspond, d'après la valeur électrostatique du coulomb [ § XXVUl], à

96 5oo X 3 X lo» unités E. S. de quantité.

Ce nombre est, à très peu près,

3oo 000 000 000 000 U. E. S. de quantité,

c'est-à-dire SXio** fois la quantité d'électricité qui, concentrée dans une petite sphère, exerce une force de i dyne sur une autre petite sphère également chargée et distante de o™,oi de la première.

On voit que la valeur électrostatique de l'équivalent électrique est fort élevée. Citons à ce sujet une expérience remarquable de Faraday. Il avait observé que le courant nécessaire pour décomposer un grain (os^oôS) d'eau acidulée suffit pour maintenir au rouge un fil de platine de | de millimètre de diamètre pendant un temps égal à celui qu'avait duré la décomposition de l'eau, c'est-à-dire pendant trois minutes quarantecinq secondes : il put calculer, de plus, que la quantité d'électricité qu'il faudrait employer pour produire le même effet serait celle que fourniraient 800 000 décharges d'une batterie de i5 bouteilles, ayant chacune 184 pouces carrés ou ii86*^^,8

(*) Journal Les Mondes; 28 avril i883.

72 TRAITÉ ËLÉMExNTAIRB DES MESURES ABSOLUES.

de surface el chargées à 3o tours d'une puissante machine électrique. La surface de cette batterie, multipliée par le nombre de décharges, donne

i5x ii86«i,8x 800000^= i^i^iGo'^i.

Pour décomposer is' d'eau, il faudrait donc l'électricité contenue dans un condensateur d'environ

22 000 000 mètres carrés,

qui serait porté au haut potentiel de la batterie de Faraday ; ce résultat concorde avec ceux que Becquerel avait obtenus à Taide d'une méthode différente ( * ).

Ajoutons, avec de la Rive, que, si telle est l'expression de h\ quantité d'électricité nécessaire pour décomposer is"* d'eau, on trouvera la même expression pour la quantité d'électricité développée par la combinaison des quantités d'oxygène et d'hydrogène qui produisent is'* d'eau. Entre les résultats fournis par les expériences de Faraday et de Becquerel et la valeur que nous avons trouvée au § XXVIIl pour la surface du condensateur capable de contenir i coulomb au potentiel E. S. = 3oo, il y a un accord assez grand. En effet, nous avons trouvé qu'un pareil condensateur devrait avoir une surface de i88™q; celui qui contiendrait les 96 5oo coulombs nécessaires à la séparation de is'* d'hydrogène aurait donc une surface de 181 oooooo"^q. Or la décomposition de is^ d'eau exige le dégagement de | de gramme d'hydrogène; pour décomposer 1"" d'eau, il faut donc un condensateur d'environ 20 000 ooo"^^. Dans des calculs de ce genre, ce résultat offre une concordance suffisante avec le nombre de 22 millions trouvé plus haut.

A ce sujet, de la Rive ( Ouvrage cité) observe que, si l'on pouvait condenser dans un corps l'équivalent électrique tout entier, c'est-à-dire 96 5oo coulombs, pour en effectuer la décharge en un même moment et non par degrés successifs, un seul équivalent électrique serait capable de produire les effeis

(*) Gavarett, Traité d* Électricité, t. lî, p. i5o. — De la Rive, Traité d'Électricité , l. H, p. 8o5.

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