‹ Traité élémentaire des mesures absolues, mécaniques, électrostatiques etChapitre 64 sur 91 · RAPPORT ENTRE L'ÉQUIVALENT ÉLECTRIQUE, ETC · texte numérisé non relu

RAPPORT ENTRE L'ÉQUIVALENT ÉLECTRIQUE, ETC

de la foudre. Pour s'en rendre compte, on calculera la force avec laquelle s'aliirenl 1^1 électriques placés, par exemple, à 5oo™ de distance Tun de l'autre. On a, d'après la valeur électrostatique du coulomb,

'289 5ooXio»\2

j = 3352 X io*« dynes

= 3352 X 10* <^ X — '■ kffm = 31 000 000 000 ooo'^«™.

Deux coulombs d'électricité contraire, et à 5oo™ de distance, s'attirent donc avec une force de plus de 3 billions de kilogrammes.

XXXIX. — RAPPORT ENTRE L'ÉQUIVALENT ÉLECTRIQUE ET LE NOMBRE DES MOLÉCULES.

Pour diminuer la surprise et l'embarras que provoque dans Tesprit la grandeur de ces nombres, il convient de présenter ici les considérations qui suivent :

Une quantité de vapeur d'eau du poids de gB** occupe, à la pression normale de 76% un volume (§ V) de

Or, il résulte des calculs de Johnston Stoney que i'^*' d'air contient

io2< molécules (*).

Il y aura, d'après la loi d'Avogrado, le même nombre de

molécules dans i*^*' de vapeur d'eau; par conséquent 96"^ d'eau

contiendront, à peu de chose près, un nombre de molécules

égal à

11187X102* ou io25 environ.

Or, pour décomposer les gs"* d'eau ou pour développer is»" d'hydrogène, il faut 96500 coulombs ou environ 3 x lo** unités

(*) William Crookes, Sur la madère radiante. Conférence faite le 22 août 1879; Paris, 1880, p. 87. MaxweU estimait ce nombre à 19 x 10". Thomson assure qu'il ne peut dépasser 6 x 10".

éleciroslaliques. Donc, chaque molécule d'eau exige, pour se décomposer, ou développe, pour se former, la faible quantité d'électricité représentée par la fraction

3X10** ....,* . •• ^y— unité électrostatique,

c'est-à-dire un peu moins de 33000000000 unité électrostatique.

Si nous voulons calculer le travail nécessaire pour décomposer

une seule molécule d'eau, nous multiplierons ce nombre

I 5 par r<>",5 (§XLIV) ou par ^-^ — -^U.E.S. de potentiel, et

nous aurons

7^- — X "0 -> = »^X 'O" erg.

io^« 3 X 10=^

Ces résultats surprennent par leur petitesse autant que les précédents par leur grandeur; mais les uns et les autres cessent d'étonner au même degré si l'on réfléchit à la petitesse infinie des molécules et au nombre presque infini de molécules que renferme un très petit volume.

Page 1