ORIGINE DE LA FORGE ÉLEGTROMOTRIGE DES PILES
et leurs différences successives par
«1, «2) «3> ' ' ' t dn-\\
nous aurons
rf2=V2-V3, J3==V3-V4,
' dn-\ — ^n-\ — V/i,
et, par suite, la somme sera
rfi -4- J2 -^ ^3 -H • . • -^- dn^\ = Vi — Yn,
A l'aide de ces principes, on peut calculer la force électromotrice d'une pile quelconque si Ton connaît, en mesures absolues, les valeurs des différences de potentiel produites par le contact de tous les corps, métaux et liquides, qui constituent ia pile. Un grand nombre de ces valeurs ont été déterminées par des expérimentateurs illustres et sont consignées dans l'Ouvrage, plusieurs fois cité, de M. Gordon (^ ).
Appliquons ces données à la pile Daniell. Entre le cuivre Cu et la dissolution L' saturée de sulfate de cuivre, se produit par simple contact une différence de potentiel
Cu| L' = -f-o^<'»*,070.
Entre la solution U et la solution suivante L" de sulfate de zinc, on a une différence de potentiel
Entre V et le zinc qui plonge dans cette solution,
L"|Zn= -i-o^°"43o.
Enfin entre Zn et Cu,
Zn|Cu =::-ho^<>'*,75o.
()) GoBDON, Ouur, cit. y t. H, chap. XLllI, trad. frauçaise, p 47< etsuiv.
gS TRAITÉ ËLÉSIENTÀIRE DES MESURES ABSOLUES.
D'après le troisième principe, la différence de potentiel aux pôles est
Ce rQ3ultat diffère peu de la valeur obtenue directement, et la théorie voltaïque trouve dans cet accord une précieuse confirmation. Le travail chimique intérieur est l'équivalent de l'énergie du courant; mais les différences de potentiel qui donnent naissance au courant sont produites par le simple contact.