DES SELS
A'cStatb tic Ixirjtc,
• du raivrt* \
— — — de jtlomb \
— de plomb (sous ) ,
ïli luo.-ilt; d'iiinmoiiiiiqiie , Jliiintu de .stiiide ( sous ) ,
C il bonnlud’<imiiioiiim|U<' (sous)
— — depolassc,
— — de pifnsse ( soos) J
du SMiide (sous) ,
Clilttratu de f olas.sc 4 (jbi'oniâte de potasst", ttvdro-clilor.nte d’nmmonl.ique',
tle baryte,
de rh.Tux ,
dVuiii,
^ — ■- — ^ de platine,
HVDno-cHfcoRXTB de potasse.
Hjdriodutesdi! potasse et desoude Hydrô-eyanatc ferruré de potasse.
femiré de soude.
Hydro-s II II a te de potasse.
d’ainmoniaquei
Nitrate d’argent.
-de baryte,
de mercure , do plomb.
Osalate d’ammoniaque.
Plii'is|j|>atc de soude (sous).
Sulfate de cuivre.
decuivrcet d’ammoniaque..
— de fer ( proto ).
de 1er ( per).
deplaliqe.j
— de potassN,
-i — de soude.
S'ivon.
Succiualcide d’amnroîiiaqutr.
L’AcfeTATB tfê h’esf pds généralement employé*,
I ü peut cep'çncîant servir pour recoiltiaître la pré.sence de I l’acide sulfuriqüe de même que la solution d’eau de barite, le nitrate et rhydro-chlorate de la mêiiie basfcj les Jliéeipilés ôBteriüs , quand les liqueurs es^àÿêés conlienrient de l’acitîé'strlfiirîque libre ou combiné, présentent leS mêmes pliénoniérics qüe ccui décrits à rdrtielc ErtU de bàrite.
Acétate dé cuivre. Ce sel a été proposé par M. t)esfosses, pharmacien i Besançon, dans l’analyse des Eaux
1^" Tn.UTE DES RÉACTIFS.
sullLU'cuses , pour reconnaître la quantité de soufre qui y est contenue; pour cela on ajoute aux eaux sulfureuses qu’on examine, un léger excès de ce réactif qui fait complètement disparaîlrel’odeur sulfureuse en précipitant le soufre combiné au cuivre; on laisse déposer le précipité brun qui s’est formé par celte addition, on le lave par des décantantions successives, on le dessèche avec soin, et le poids du bi-sulfure obtenu indique la quantité de soufre qui constituaitl’acide hydro-sulfurique contenu dansl’eau; ce moyen donne des résultats aussi exacts que ceux obtenus par le sulfure de plomb, en observant que le bisulfure de cuivre est composé de loo de métal , est de 5o,856 de soufre (Berzelius).
L’acétate de cuivre peut être employé comme réactif pour reconnaître les solutions d’or qu’il précipite à l’état métallique : cct effet a lieu à l’aide de la chaleur. (Proust).
V acétate de plomb est employé pour reconnaître la présence* de l’acide sulfurique libre ou combiné : pour cela on verse la solution de ce sel dans une solution contenant de l’acide sulfurique ou un sulfate, l’acide se porte sur le plomb , forme un sulfate de plomb pesant , insoluble dans l’eau , peu soluble dans l’acide sulfurique, plus soluble dans- l’acide hydro-chlorique (i).
Soumis à l’action du feu dans des vaisseaux fermés, il n’éprouve pas d’altération : chauffé sur un charbon- à l’aide de la flamme du chalumeau, il se fond et l’on peut
ob tenir; le métal réduit, f ... . ;
(i) Lq dissolution du sulfate de plomb daus l’acide-hjdroddorique, doime par évaporation des cristaux d’hydro-chlo-r rate de plomb." ' •
TRAITÉ DES RÉACTIFS l5l
Le sulfate de plomb, d’apres lÜaproth, est formé de *6,3o d’acide, et de 70,70 d’oxide , ou 27 ac. 75 ox. cq" .
L’acétate de plomb démontre la présence de l’acide borique qui le décompose et forme un borate insoluble dansl’eau, celui-ci seprécipite en une poudre blanclie , soluble dans l’acide nitrique sans effervescence. Ce précipité se fond au chalumeau en un verre transparent et incolore : traité par l’acide sulfurique, à l’aide de la chaleur, il se décompose, l’oxide métallique quiétaituni à l’acide borique, se combine avec l’acide sulfurique, et donne naissance A du sulfate de plomb, (dont nous avons décrit plus haut les caractères). L’acideborique mis à nu se pré- ■ cipite, en grande partie, sous forme de petites lames feuilletées; on les sépare aisément du sulfate de plomb , en jettant ce précipité sur un filtre , et le lavant à l’eau bouillante :1e sulfate de plomb reste sur le filtre, l’acide borique passe en solution, et cristallise par r■e-^ froidissement. On fait concentrer le liquide afin d’obtenir par cristallisation les dernières parties d’acide borique. ’
I On peut employer l’acétate de plomb à reconnaître ! la présence des carbonates et des sous - carbonates [ qui le précipitent en blanc; le précipité qui en résulte ) [blanc de plomb, cer«5e), est pesant, il se dissout dans l’acide nitrique avec effervescence, et donne naissance au nitrate de plomb, dont les caractères ont été décrits précédemment. Le carbonate de plomb est composé sur 100 parties : d’acide carbonique i6,4o , d’oxide 83,6o.
L’acétate de plomb peut encore ètrd employé pour faire reconnaître les phosphates avec lesquels il donne un précipité; phosphate de plomb, composé de 20 d’acide
TTlAITi; ftF.S UFACrrPS.
et de 8o d’oxide; oc précipité est blanc, soluble dans l’acide nitrique sans elfervescence. Cbaiifféau chalumeau sur un charbon, ce phosphate se fond et donne une odeur de phosphore , il cristallise en polyèdres par refroidissement.
Ce réactif, ainsi que le sous- acétate de plomb, peut être employé pour reconnaître la présence de l’acide hydro-sulfurique et des hydro-sulfates , et apprécier la quantité de soufre que ces composés contiennent; mis en contact avec un liquide qui les tient en dissolution, le soufre s’en sépare en se combinant au métal, et forme un sulfure de plomb qui contient sur loo parties, 4?1>7 de soufre; ce précipité obtenu à l’étatde dessication complète, donne direclement, par son poids, la quantité exacte de soufre contenue dans le liquide ou même dans le gaz que l’on a examiné.
L’acétate de plomb est employé pour précipiter delà bile, la résine qui s’unit à l’oxide de plomb; on sépare ensuite la résine de ce précipité , en le traitantpar l’acide nitrique faible Cetacide dissout l’oxide de plomb qui était uni à la matière résineuse. Voy. à V Appendice l’analyse de la bilp.
Ce réactif sépare presque toutes les matières colorantes de leurs solutions, et produit, par les précipités qu’il forme, diverses laques de couleurs variées selon les matières colorantes sur lesquelles on agit. La matière colo-
(i) D’après une observation de M. Hume , on devrait pr<Te'rer le nitrate de plomb ]iour rceoimaître les phosphates , parce que dans l’emploi de l’acétate de plomb , une petite quantité d’ovide de plomb SC précipite en même temps que le pliosphate.
THAIïÉ des UÉACTIFS. l55
runle des roses, et priiicipalemeut celle des roses dites de Provins, donne avce ce sel une belle laque verte. (Cartier).
On emploie racétatc de plomb pour séparer les acides végétaux dissous dans l’eau, et mêlés avec différentes substances. L’oxide de plomb en se combinant^ ces acides, donne lieu i des sels qui doivent être d’abord lavés par l’ciHi 5 puis par l’alcool bouillant. On les délaie ensuite dans l’eau distillée, et on les décompose par l’acide hydro-suU’urique qui précipite le plomb à 1 état de sulfure, et met à nu l’acide. Pour achever la séparation, il suffit de filtrer et d’évaporer la solution ; le sulfure reste sur le filtre, et l’acide est obtenu sous forme cristalline, s’il est susceptible de cristalliser, ou a l’état liquide. On détermine alors sa. nature par les réactifs ( Voyez la table).
On se sert avec avantage de l’acétate de plomb pour distinguer l’acide tartrique de l’acide pyro-tartrique : pour- cela ou verse dans une solution d’acétate de plomb, quelques gouttes de l’iin de ces deux acides dont on veut recoanaître la nature; l’acide tartrique forme avec l’oxide de plomb, une combinaison insoluble qui se précipite, tandis que l’acide pyro-tartrique ne trouble pas la li-queur.
On peut, à l’aide de l’acétate de plomb, s’assurer de la présence de l’acide sulfurique dans l’acide citrique. Il sullil pour cela de verser quelques gouttes de ce réactif dans l’acide citrique qu’on essaye, et d’examiner si le précipité obtenu est un citrate pur, ou s’il est mêlé de sullaie : le citrate est soluble dans un excès d’acide acétique.
TBAITt IlES nÉACTlFft.
L’ucélale de ploiuh peut êlrcemplo>'é pour rcconnaîti'c si la couleur de rongueiit rosat est due à la inalière colorante des roses , ou à celle de l’orcanelte. Po<ir cela on étend un peu' de cet onguent sur une carte, et l’on ajoute quelques gouttes d’acétate de plomb. Ce réactif doit donner à l’onguent essayé une couleur verte, si ce médicament est coloré par la matière colorante des pétales de roses , et ne produit pas ce changement si la matière qui a été employée pour sa coloration est l’orcanctte.
M. Vogel de Jlnnich, a proposé l’emploi de l’acétate de plomb pour reconnaître quelques matières colorantes étrangères ajoutées aux vins.
Les vins colorés par les baies de sureau , de myrthile , ou le boi«! de campêche, donnent par ce réactif un précipité d’un bleu foncé.
Les vins qui tiennent leur couleur des bois de Fernambouc, de Santal, ainsi que des betteraves, donnent un précipité rouge, tandis que la matière colorante du raisin donne constamment par ce réactif un précipité verdâtre.
Le papier imprégné d’acétate de plomb offre un moyen commode d’employer ce réactif pour reconnaître la présence de l’acide hydro-sulfurique et de l’hydro-sulfate d’ammoniaque en vapeurs. Ces gaz noircissent ce papier, ce qui est dû à la formation du sulfure de plomb.
Sous-acétate de plomb. Ce sel sert à séparer le picromel de la bile : pour ypan enir, on verse un excès d’acétate de plomb dans ce produit des animaux , toute la matière Jaune et la résine se précipitent unies à l’oxide de plomb, cet oxide enü’aîne encore avec lui les acides pliosphorîque et sulfurique qui, dans la bile, étaient
TnAIïÉ DES RÉACTIFS. 1 55
combinés avec la soude (sulfate et phosphate de soude); on filtre la liqueur et on lave le précipité resté sur le filtre, on verse dans la solution claire du sous - acétate de plomb, une partie de l’oxide de ce sel sé combine au picromel, et se dépose sous forme de flocons d’un. blanc: jaunâtre; on lave à l’eau froide les flocons rec'ucîllis sui le filtre; on les délaye dans l’eau , on fait passer du gaz., acide hydro -sulfurique en excès dans le mélange:; le plomb se précipite uni au soufre; on filtre la liqueur, et par l’évaporation on obtient lepicromel.^ oj. l’appendice.
Le sous-acétate de plomb est utile pour apprécier la quantité d’alcool contenue. dans les liqueurs fermentées, (vins, bières, cidres , eauXrde-vies, etc.). Il sert dans ce cas à précipiter les matières extratives et colorantes qui accompagnent ces liquides : à cet effet on ajoute, 'sur 100 parties du liquide à, essayer, la parties de ce sel réduit en poudre fine ; cette addition détermine un précipité; on remue afin que le sel soit mis en contact avec toutes les parties de la liqueur, et que la précipitation se fasse le plus complètement possible. On filtre, la matière colorante précipitée reste sur le filtre, et la liqueur claire contient l’alcool mêlé à une certaine quantité d’eau qu’on sépare en y projettantpeuà peu du sous-carbonate de potasse sec et chaud, jusqu’à ce que ce sel ne se dissolve plus : ce sous-carbonate sec s’empare de l’eau dans laquelle il se dissout, et l’alcool isolé surnage. On aperçoit alors deux couches distinctes, la couche supérieure est l’alcool seul, on peut le séparer et mesurer facilement sa quantité. Si l’on fait cette operation dans un tube gradué, on n’a pas la peine de séparer l’alcool pour en connaître la proportion , puisque les degrés marqués sur le tube i a-
l56 TBAlli DES RÉACTIPS
(liquGiU direoleaient le volume de l’alcool; il sudil d’ob-? server le nombre des divisions comprises entre la giirrut;/» sup^vIeurC) et l’autre surface commune aux deux couches,; il faut dans cette opération avoir égard à la lempérîiture. 11 serait plus convenable d.’employer lalilbargc qui ainsi que le sous-carbonate du plomb, la propriété de décolorer les liqueurs fermentées, et présente sur ce sel l’avantage de ne pas apporter d’acide dans cette opération (Gay Lussiac),
Nous avons çru devoir joindre ici une table par ordre alphabétique, des quantités approximatives (t) d’alcool contenues dans diflérens vins et autres liqueurs fermentées; d;ms cette table l’alcool est supposé à une densité de 845, l’eau étant 1000, et équivaut à 0,92 d’alcool absolu. Les nonibreuscs analyses dont nous donnons ici les résultats, soijt ducs à M. Brande.
(i) Qn sait au reste que di.ver''*'* c ir( OQslances telles que les vai taiions de I.’atmosphère, le sol, l’exposition , lu culture, etc, , fq.ti yuti(u;lt* coniposULaij, de tta, divers liquides.
Numi des vim. Pioporlinm crulcool
sur ino putUcs en \ volume.
Vîud’Alba-rio-a, 1 7.5^6.
AletlcBtirlou (bière), b,8 l.
Alftl’Efiiiiibüurg, Ale de Dorrbcsler , Vin de baies de sureau ^
— — Bar.sar,
Bordeaux,
— B iurgogiic ,
Biiiellas,
Biéic i'oite,
Vin de Calcavella,
— — — Cap , muscat ,
Cap Madère ,
— Cliaiiipagiie,
Jd, mousseux ,
— — — Cliirns,
— Colares,
•- — — ('.onslanrc , blanc ,
Côte Rôtie,
Cidre (te plus spiritueux) , •— — — (moins spiritueux) ,
de poires,
Eau-de-vie,
de grains,
Vin de Fiontigiian ,
■ Gave,
Nom* des vins. Proporiion d^Icuol
sur too pttrltet un volume.
VinsderH rinitage, ro.uge, 12, 3a.
__________ bl lue
I ),5a, ia,25.
ao,35.
groseilles,
(.1 mafjuercau), i{‘84.' Tmto,
Eiu-de-vie de ijenievre, 5 1,60. Torkai,
T'.nii ’ ’ ’
Hork (du Rhin)
Hydromel ,
Vin de Larrytiia-Chrisli >
; Lisbo me,
Lissa ,
Lunel ,
Madère ,
Madère, rouge,
Mdag.i ,
Malaga (do r666) ,
MalvoisiedeMidère,
Mirsala, ^5,64.
Nice, 14,03.
Vin d Orangi (Tait à Londres) , 1 • ,..^0. - - ' ■ ' 4,20,
IQ,2'i.
iS.IO
i3,8ii.
19 75. Po.'t :r (de L 'odres), l9,75.jPetite bière (de Londres),