‹ Traité élémentaire des réactifsChapitre 22 sur 64 · Rhum · texte numérisé non relu

Rhum

12,7g. Vin de Syracuse,

13,37.; S interne ,

20,55.; T llèrilVe,

Procédé de Brando pour préparer le sous-acélale de plomb , employé à déterminer la quaulXté d’alcool existant^dans les vins. On prend i5 parties de liUiargo calcinée et pulvérisée , 10 parties d’acctale de plomb cristallisé ;’aoo paries d’eau; on fait bouillir pendant 20 minutes, on concentre ce liquide par évaporation à moitié , cl l’on garde dans un vase bien plein et bien bouché.

On emploie le sous-acétate de plomb pour distinguer la mucus de la gélatine animale; la première de ces subs-

•58 TMITÉ DES IxÉiOTIFS

tances est précipitée par ce sel sous forme (loconeuse, tandis que la seconde ne Test pas.

Benzoate d’ ammoniaque. Ce sel est employé pour séparer le fer du manganèse, pour cela on fait dissoudre le sel triple de fer et de manganèse , et l’on y verse du benzoate d’ammoniaque en excès ; le fer est précipité à l’état de benzoate de fer (insoluble) , tandis que le manganèse reste dissous : il faut avoir soin que la solution de ces deux métaux soit neutre, si elle contenait un excès d’acide , elle pourrait retenir une certaine quantité de fer, et la séparation serait incomplète. Le benzoate de fer étant facilement décomposable par la chaleur, on obtient, en le chauffant, l’oxide de fer.

Le Benzoate d’ammoniaque peut servir à séparer le fer de ses combinaisons avec le nickel et le cobalt; ce moyen d’analyse est aussi fondé sur la' propriété qu’ont ces deux derniers métaux de former avec l’acide benzoïque des benzoates solubles, tandis que la combinaison de cet acide avec le fer est insoluble et se précipite; on préfère cependant employer d’autres moyens deséparation , parce qu’ils sont plus économiques et tout aussi exacts.

Sous-borate de soude (borax). Ce sel est employé à l’état concret pour séparer des mélanges gazeux les gaz acide sulfureux et hydro-chlorique ; ces deux gaz étant les seuls qui soient absorbés par lesous-borate de soude, du moins on n’en connaît pas d’autres que ce sel puisse séparer ainsi. Cette propriété donne aux borax une grande utilité dans l’analyse des gaz.

Le borate de soude vitrifié sert à faire connaître particulièrement, à l aide du chalumeau f i) , les oxides nié

(i) Voyoz .TU chapitre des ylppoieth , la dtsrii jUiOU dci'cl iiistruiuL'iit, t't lt(i [ii'ocùdès ; l'clalils.

TRAITÉ DES REACTIFS. 1 5g

talliqncs avec lesquels il forme des verres diversement colorés. Nous avons cru devoir présenter ici le tableau de quelques-unes de ces colorations.

L’oxide de chrome,

— de cobalt ,

de cuivre,

— d’étain ,

de fer,

de manganèse ,

de nickel.

Le colore en vert émeraude.

bleu intense.

vertclair.

-■*- opale.

vert bouille ou jaune

violet.

— — vert-poireau.

Sil’on chanffe fortement le borax avec l’oxide de nickel il donne un globule rouge-hyacinte.

Les oxides métalliques blancs ne le colorent pas, cependant quelques-uns d’eux fondus avec ce sel lui font prendre une couleur jaune; les oxides d’antimoine d’argent sont de ce nombre.

Sous-carbonate (f ammoniaque. La solution de ce sel est employée pour séparer la glucîne de l’alumine ; on verse dans une solution de glucine et d’alumine du sous-carbonate d’ammoniaque par petites portions, jiisqu’i ce qu’il y en ait un excès. Les deux oxides métalliques sont précipités, mais celui de glucinium est redissous par un excès de sous-carbonate , on laisse en contact pendant plusieurs jours , en agitant de temps en temps, puis on filtre; l’alumine reste sur le filtre, et la glucine passe en solution dans la liqueur; on fait chauffer , l’excès de sous-carbonate d’ammoniaque se volatilise , et l’oxide sc précipite. On recueille le précipité qui, lavé, séché et calciné donne de la glucine pure (oxide de glucinium).

On peut appliquer le même procédé pour séparer l’yttria de l’alumine, si l’yttria était accompagnée de cérium

Tn.mÉ DES KÉACWS.

A:uHU))b' clansi Vjllro-cirUc , elle ne |Joun'uit pas être ob- ICHMe û rélal tfc pureté eu raisou de la solubilité du cél'iuiiï dans le sous-carbouale d’ammoniaque ; c’est pourquoi il faut employer un autre réactif. ( Foy. sulfate de potiisse),

Ürugnafein a proposé le sous-carbonate d’ainmoniaqrie pour reconnaître la présence des acides nitrique et bydroclilüiique dans Taci de sulfurique du commerce. It sullit pour cela de présenter à La surface de cet acide an tube trentpé préalablement dans une solution de suuscarboïiate d’ammoniaque , il se produiLun nuage qu’on aperpoit a la surface y si l’un ou l’autre de ces acides est mélangé d l’acide sulfurique.

B{. Loncbamji' a proposé ce sel pour séparer la chaux de la magnésie , il croit ce moyen plus exact pour déterminer le rapport de ces deux oxides contenus dans beaucoup de minéraux. Pour cela il transforme les deux oxides en sels solubles 5 et verse dans leur solution du soustarbonalü d’ammoniaque liquide en excès; la chaux est {.r cdpilée d l’étal de carbonate , tandis que la rnagnésitï teste en dissolution, il chasse le sous-carbonate d’ammoniaque par l’ébullition , cl le sous-carbonate de magnésie se précipite. On lave le précipité , ouïe fait sécher, ouïe calcine , et l’on obtient la magnésie qui relient cependant encore un peu de chaux.

Le sous-carbonate d’ammoniaque précipite comme les autï'es carbonates alcalins , un grand nombre de combinaisons salines; on peut les reconnaître par les caractères physiques que présénteal les précipités cl les substances au-xquelles ils apparlicnnenl; mais le chimiste ne peut pas se fier seulement d ces carucléres; il doit couslalcr leur

Tn.UTÉ nrs nuACTirs. iCi

'nnttirc par les moyens chimiques les plus précis, la caicinalion, la combinaison avec les acides, etc.; par ces moyens , il obtient des oxides on des sels; ceS dernier» donnent surtout des notions certaines sur les carbonafes qui ont été précipités, et qui- ont servi à leur donner naissance.

Carbonate de potasse neutre , bi-carbonatc de potasse. La solution de bi-carbonate de potasse, a- été conseillée pour séparer la chaux de la m.agnésie , après avoir converti en sels solubles ces deux bases, on verse dans leur solution du fai-carbonalc de potasse; La décoinposîlîoji des sels s’opère en vertu des alïinités doubles; imis Comme le carbonate de magnésie est plus soluble, il reste en solution tandis que le carbonate de chaux se précipite presqu’en totalité; en exposant i l’action delà chaleur, la solution qui contient le carbonate de nxaguésie, elle se trouble et laisse déposer ce carbonate que l’ots recueille sur un filtre.

Sous - carbonates alcalins , de potasse de soude ^ etc. <ios sels qui précipitent toutes les solutions saljiies , dont l’oxide peut s’unir à l’acide carbonique, sont employés particulièrement pour précipiter les oxides métalliques à l’état de carbonates, de leurs combinaisons salines.

Ces précipités ont pour caractères généraux d’être décomposablcs par les acides, avec une elTervescence causée par un dégagement d’acide carbonique, et de donner naissance à des sels divers, suivant la nature de l’acide et du carbonate.

Les carbonates sont presque tous décomposés par l'ac lion (le la chaleur ( V oyez ce chapitre) , mais à des températures et avec des phénoméiiosdirrércns, le carbonate

*62 TnAlïÉ DES RÉACTIFS.

(le chaux se décompose au rouge blanc; les carbonates de magnésie , do zinc, le proto-carbonate de fer et de manganèse au rouge-cerise ; la plupart des autres i une température bien moins élevée; il en est d’autres qui ne sont décomposés qu’en partie'par l’action de la chaleur, ou qui sont indécomposables par ce moyen directement. Le carbonate del^aryte, par exemple, n’est décomposé que par le concours de la vapeur d’eau dont on fait passer un courant sur le carbonate; celui-ci est contenu dans une petite cuiller de platine que l’on a introduite dans un tube de porcelaine , et qui est chauffé à la température du rouge-cerise; dans ce cas, il y a formation d’hydrate d’oxide de barium, et dégagement d’acide oarbonique.

traité des réactifs. >G3

Tableau des précipités obtenus de diverses solutions métalliques , à l’aide des sous-Qarbonatcs de soude ou de potasse ( i).

Des solutions d’alumine ,

blanc floconcur.

blanc; il noircit par l’action de la lu-

miére, et instantanément par l’aride

liydro-suHurique.

blanc, pulvérulent, soluble dans l’a-

eide nitrique.

de bismuth,

blanc, noircit par l’hydrOgéne sulfuré.

grenu , blanc argentin.

chaux.

blanc , , .

violâtre. ^

vert-pomme.

fer ,

jaune ou brunâtre.

glucine ,

blanc. . . '

— yttria,

blanc pulvérulent.

blanc rosé.

blanc , léger , floconeux.

blanc , pesant , noirci par le contact de

l’hydrogène sulfuré.

blanc , pesant.

titane.

blanc jaunâtre.

blanc (2).

blanc.

— zircone,

blanc.

(i) Plusieurs métaux ^précipités de leurs solutions- par les sous-carbonates alcalins, ne donnent pas de carbonates, mais bien des oxides; l’ctain , l’antimoine , et l’alumine sont de ce nombre. Cependant, ce dernier oxide laisse dégager un peu d’acide carbonique lorsqu’on lé calcine. -•

(a) L’urane, séparcdesessolulions pnrlesalcalis, donne un préripitc jaune. ; ■«'

l64 ThAlTli DES BÉACTIFS.

La conleur blanche qu’affectent le plus grand nombre des carbonates ne permettrait pas de les distinguer par ce caractère physique. Nous avons cru devoir rapporter les caractères chimiques qui peuvent résulter de la décomposition de ces précipités, soit par la calcination ^ soit i\ l’aide d’un acide. ( Nous choisirons pour exemple V acide nitrique).

Page 1