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EXAMEN DE CES PHÉCIPITÊS

Précipité d'alumine : Ce précipité calciné diminue graduellement dë volume, en raison de l’élévation de la température; c’est sur ce fait que le pyromètre deWegwood est fondé; ce précipité, encore humide , traité par un excès de potasse, se dissout dans cet oxide.

Par la calcination , le carbonate d’argent est réduit complètement, et donne de l’argent métallique.

\j(t carbonate de baryte, sans la vapeur d’eau, ne se ■décompose pas par la chaleur, mais devient phosphorescent.

Par la calcinatiftn , le carbonate de bismuth donne un oxide jaune, fusible à la température du rouge-cerise.

Le carbonate de cérium est converti en un oxide brunrougeâtre.

Le carbonate de chaux en oxide de calcium (chaux vive) qui, trempé dans l’eau, l’absorbe vivement, se délite, dégage une vive chaleur, absorbe vivement l’a- ‘ eide carbonique de l’air atmosphérique, verdit fortement le sirop de violettes, le papier de mauves, et fait passer au rouge le papier coloré en jaune par le curcuma.

Le carbonate de cobalt passe à l’état d’oxide noir, ce-

TBllTB DKI RKACn??. l05

jl lai-ti chauffé au chalumeau avec du borax donne un verre (' J’uno couleur bleue très-intense.

Le carbonate de cuivre est converti en un oxide noir k |i la température du rouge-blanc.

il Le carbonate de fer, en oxide de fer de couleur rouge.

[! Le carbonate de glucine, en oxide de glucinium blanc ,

pulvérulent, qui, avec les acides, forme des sels sucrés.

Le carbonate d’yttria , en oxide blanc.

Le carbonate de manganèse, en oxide de couleur noire, j' Le carbonate de magnésie en un oxide blanc, léger, I (^tiiagnéxie caustique), qui verdit le sirop de violettes et I la teinture de mauves.

Le carbonate de mercure, en un oxide qui , à une température plus élevée est réduit, et le métal se volatilise.

Par la calcination , le carbonate de plomb est changé en oxide jaune pâle.

Le carbonate d’urane est converti en un oxide d’une éouleur grise tirant sur le noir.

Le carbonate de zinc, en un oxide blanc, fixe à un trèshaut degré de température.

Le carbonate de zircone, en un oxide blanc fixe, oxide de zirconium.

Tous ces résultats peuvent être obtenus très-rapidement à l’aide du chalumeau. oyez le chapitre où sont décrits les instrumens et les préparations).

Ces carbonates traités par l’acide nitrique donnent des sels particuliers qui, parleurs forme, couleur, saveur, etc , etc. , peuvent faire reconnaître les oxides auxquels ils appartiennent. Nous rapporterons ici les caractères les plus saillans de ces sels.

iG6 tnXnû tjes ué actifs.

Ti’ailc par l’acitlc nitrique, le précipité obtenu d’une solution d’alumine donne un sel, (nilraled’alumine ), astringent déliquescent , facilement décomposable par le feu, incristallisable; par l’évaporation il se prend en une masse visqueuse.

Le carbonate d’argent forme un sel, (nitrate d’argent), âcre, très-caustique, soluble dans l’eau, cristallisable en lames minces et larges , de formes indéterminées ; il se boursouifle à une légère chaleur, perd son eau de cristallisation, éprouvcla fusion ignée, se prend par le refroidissement en une masse remplie d’aiguilles cristallines, décomposable à la chaleur rouge , et réductible en métal pür. La solution de nitrate d’argent mise sur la peau y produit des taches violettes qui passent au noir, et qui ne disparaissent qu’après le renouvellement de l’épiderme. * '

Par l’action de l’acide nitrique, le carbonate de baryte donne un sel, nitrate de baryte, âcre, inaltérable à l’air, cristallisable en octaèdres, demi-transparent, sans eau de cristallisation; il décrépite au feu, entre en fusion à la chaleur rouge, est décomposé, et laisse l’oxide de barium pour résidu. Une partie de nitrate de baryte dissoute dans 3ooo parties d’eau distillée donne , par l’addition d’une goutte d’acide sulfurique, ou d’une solution d’un sulfate, un précipité insoluble dans l’eau et dans l’acide nitrique concentré.

Le càrbbnatè de bismuth donne un sel, nitrate de é/jnmt/r , très-stiptique , décomposé par l’eau en nitrate acide et en oxide blanc retenant un peu d’acide, sous nitrate de bismuth. Le nitrate de bismuth rougit la teihlure de tournesol, cristallise en prismes allongés; sa soin-

TIVAITÛ DES nÉACTirS. 1Ü7

lion est précipitée en brun par l’acide hydriodique ou par un hydriodate alcalin, en noir par l’hydrogène sulfuré et par un liydrosullale. r.

Le carbonate de cérium donne un sel, nitrate de cérium, blanc, piquant, sucré, qui rougit le papier bleu de tournesol , est déliquescent et incristallisable.

^ Le carbonate de chaux forme un sel, (nitrate de chaux), très-âcre, déliquescent, l’un des sels les plus solubles, dilTicilement cristallisable (excepté dans l’alcool) , phosphorescent après qu’il a été calciné; sa solution est précipitée par l’oxalate d’ammoniaque en une poudre blanche, (oxalate de chaux) qui, suspendue dans la liqueur, a une apparence nacrée.

Le carbonate de cuivre donne unsel, nitrate de cuivre , bleu , âcre, caustique, un peu déliquescent , cristallisable en parallelipipèdes, passant au bleu verdâtre par un excès d’acide; sa solution est précipitée en brun maron par l’hydrocyanate ferruré de potasse : le précipité obtenu est un hydrocyanate de cuivre.

Le carbonate de fer donne un sel, nitrate de fer, incristallisablc; une portion de l’oxide en s’emparant d’une partie de l’oxigène de l’acide nitrique, passe à l’elat de tritoxide rouge qui se précipite.

La réaction de l’acide nitrique sur le carbonate de glucine donnelieu à un sel, nitrate de gtucine , sucré , un peu astringent, décomposablc par le feu, déliquescent, qui rougit la teinture de tournesol, dont la solution rapprochée se prend en une masse pâteuse, sans apparence de cristaux.

Le carbonate d’yttria forine un sel, nitrate d'yttria , semblable au nitrate de glucine; mais qui en diffère ce-

TRilTK DCl RÉiCTirS,

pendant en ee qu’il donne, par une iidditiou d’nddo luU fùriquc, un précipité cristallin de sulfate d’yttria,

Jje caphonate de magnésie donne un sel, nifratt dt mdgnéêie, amer, déliquescent, cpistallisable en petites air gùïlles,'(luc]quefois en prismes rhomboïdaux,susceplibla de former un sel triple avec le nitrate d’an)>non|aque ? nitrate 'ammonlaco magnésien.

Le carbonate de manganèse produit un se\,nilrate de manganèse^ très- soluble', dilTicilement cpistallisable, qui ■"Êé décompose par la calcination ; l’oxide résultant de cette décomposition absorbe une pouvelle quantité d’ottigèn» àvéd dé'gagement- de lumière, ( Schéele. )

Le carbonate de mercure donne lieu é la formation di| nitrate de mercure qui est Scre , en cristaux transpapens, fo^'nùa'ntdéùx pjTâmides tétraèdres appliquées base à base é'tiV angles tronqués; ce sel, dissous dans l’eau, estpréci^ plié cri ^rià p'ar'd’am'moniaque : sa solution tache l’épi- ‘iderme èh noir'?' expositi sur des ebari)ons ,arden.s, ce nitrate fuse en donnant une flamme vire et blanche , et ré-r pendant des viapéiips susceptibles de blanchir pne lame de éüivre qô on mét en contact avec elles,

Lé carbonate de plomb se dissout avec effervescence et produit n,n sel, nitrate de plomb^\Aa.nCf opaque, sucré, pesant, iKaltéréble à l’aif, soluble dans huit fois son poîd» 'd’eaù â iS”, éristallisable en tétraèdres anhydres, û sonif mets tronqués j'U'décrépiié sur les charbons, en s’y décomposant; sa solution est précipitée en noir par l’îjÿdrogéne sulfuré, et en jaune brillant par rhydriodate de potasse,

La réaction de l’acide ni trîqUe sur le carbonate de stroniiscé forme un »el , nitrate de strontiane , piquant, pep

iliAirt 1)U liLAcrwi. ]5|;|

J soluUe dan» sou poids d’eau à i5* «t tuoîlié da »jh poids d'oiiu bouillante > cristallisnble en oçtaëdres ou Wn prlsuiOsj efflorescentj fusible, ù lu chaleur rouge,, stjsœptible de sb décottiposfcr, Idlssuntpour résidu de l'oxide de strontium ; ce nitrate, dissous dans l’alcool, doiinei véhicule la propriété de brûler avec une flamme povirprç.

Le précipité db titane produit un sel, liitrale^de titane ^ blanc, acide, facilement décomposable par la chaleur, cnstallisable en tables hexagones j sa soluiion est préeipiiée en jaune orangé par l’iiydrocyanate ferruré de .pci* tasse et par l’infusion de noix de galles. . ■ i

Le caCbonate d’urtine forme un proto-nitrate susceptible de donner des Cristiujx de couleur vert poireau; la deuto-uitrate est soluble, Cristallisable, susceptible d'éprbüver la fusion aqueuse, desséché, il passe àl’état de, sous-nilrate jaUne et se décompose en entier par l’action continuée de la chaleur ; sa solution est précipitée en

jaune par les alcalis caustiques.

Le carbonate de zinc produit un sel , tiitratede zinc, ^incolore, trés-styplique j soluble, déliquescent, ciistallisable en prismes à quatre pans terminés par des pyramides quadrangulairesi

La réaction de l’acide nitrique sur le carbonate de zir- Cone donne un sel, nitrate c^ezircone, astringent, incristallisable, dont la solution rapprochée se prend , en une masse transparente, visqueuse , soluble à l’aide d’un excès d’acide nitrique. Cette solution ést précipitée par le carbonate d’ammoniaque , dont un excès redissout le préeipité.

Ce» nitrates, par leur» caractère» particulier» , prè- «cRlcnl entre eux, oomme en 1« voit, de» dilTérsncei

•/O TftAllÉ DES RÉACTIFS,

qui suffisent pour les faire reconnaître et déterminer; par conséquent, les carbonates qui les ont produits en cédant leur base à l’acide nitrique.

On peut employer le sous-carbonate de potasse pour distinguer une solution de baryte d’une solution de i strontiane. Pour cela , on verse dans la solution à essayer du sulfate de soude en excès , on filtre la liqueur : i

si c’est une dissolution de baryte, elle restera claire lorsqu’on y ajoutera du sous-carbonate de potasse; le contraire aura lieu, si c’est une solution de strontiane, elle se trouble ù la longue, et il se forme un précipité.

Chlorate de potasse.

Ce sel est employé pour convertir, dans les soudes ou potasses qu’on veut essayer, les sulfures en sulfates. On s’en sert aussi dans l’analyse des substances végétales suivant le procédé de MM. Gay-Lussac et Thénard. Voyez le chapitre de l’application des réactifs à l’analyse.

Chrômate de potasse.

Ce sel est employé avec avantage pour reconnaître quelques solutions métalliques avec lesquelles il forme des précipités diversement colorés suivant les oxides qu^elles contiennent.

La solution de plomb essayée par ce réactif, donne un précipité , chrômate de plomb, insoluble dans l’eau et d’une belle couleur jaune; il est vrai que Cette couleur peut varier; elle dépend non-seulement du degré d’oxidation du métal , mais encore de la concentration de la liqueur et du degré d’acidité du sel. Le chrômate de plomb est d’une couleur jaune brillante, si ce sel est précipité d’une solution neutre ; jaune orangé, s’il est avec excès d’oxide: et citron pfdc, si la liqueur est avec excès d’acide.

’ TBAITli DES BÉ.1CT1FS. i?

On peut rcconnaitrc ainsi la plus petite quantité de plomb contenue en solution clans un liquide : il surfit de placer sur un morceau de porcelaine blanche une goutte de solution de ebrûmate de potasse j et d observer, en y mêlant une goutte du liquide à essayer, si la transparence est troublée et s’il y a coloration: en jaune. Cette méthode peut au reste s’appliquer à beaucoup d’autres essais analogues lorsque l’on ne peut agir que sur de. très petites quantités. "'b

Le chrômate de plomb , sur loo parties , contient :

Aride cliiômiquc • 34, Q O.vide de ploiub. . G5,i

U clin ou

cqiii valcns cliiiniqucs.'

Le proto-nitrate de mercure est précipité par Iç ebrômate de potasse : le précipité est d’une bcillc) coulgur» rouge; chaulFé dans un creuset do platine, le mereurc se volatilise. L’oxide de chrome qu’on obtient en l’ésic^u est d’une belle couleur verte. ( Vauquelin. )

Ce réactif précipite aussi l’argent en ppurpre foncé : ce précipité, Werdmate d’argent, chauffé comme celui obtenu avec le mercure , ne donne pas un résidu d’qxide de chrome pur, mais bien un mélange de cet oxide et d’argent métallique.

Hjdroclilorate d’ ammoniaque.

Ce sel est employé pour reconnaître, dans une solution, la présence du platine qu’il précipite é l’état de' sel triple : ce précipité a pour caractères distinctifs d’être peu soluble dans l’eau, décomposable par la chaleur, en laissant pour résidu du platine métallique sous forme spongieuse, d’où lui vient le nom dé platine en éponge ou ca mousse. Sous cctlc forme, Icplaliuc préscntcla pro-

>7^ TRAITS DEl RÉAGTIFi.

prict« (1« s’échauffer jusqu’au rouge, lorsqu’on lui fait rencontrer dans l’air un courant d’hydrogène sec. ( Dobeireiner. ) Cette propriété n’est pas constante, elle ee perd dans plusieurs circonstances et particulièrement lorsque la mousse de platine est tenue pendant quelque temps au milieu d’un courant d’air. On la lui rend de plusieurs manières, et surtout par la réaction de l’acide nitrique et en la chauffant au rouge et la laissant refroidir dans un rase fermé; elle se conserve d’autant mieux que la mousse est i l’abri des courans d’air dans un flacon bien bouché. On opère la décomposition du sel triple de platine et d’ammoniaque en le chauffant au rouge dans un creuset : l’hydro-chlorate d’ammoniaque , l’oxigène et l’acide hydro-chlorique se dégagent et le platine reste seul; l’hydro-chlorate d’ammoniaque entraîne avec lui, en se sublimant, une petite portion de fer lorsqu’il s’en trouve dans le précipité; si on recueille ce produit volatil , on trouvera en l’examinant que c’est un muriata d’ammoniaque et de fer, (fleurs ammoniacales martiales). Le résidu resté dans le creuset est comme nous l’avong déjà dit, le platine en mousse. L’hydro-chlorate d’ammoniaque est employé pour séparer l’alumine de sa solution dans la potasse : son action, dans ce cas, résulte de , la combinaison de l’acide hydro-chlorique avec la potasse : l’ammoniaque mise à nu se dégage, et l’alumine qui n’est pas soluble dans l’hydro-chlorate de potasse se précipite.

L’hydrochlorate d’ammoniaque, réduit en poudre fine ,est employé pour reconnaître la présence de la chaux dans le sucre: à ceteffet, on pulvérise le sucre que l’on veut examiaer, on le mêle à parties égales' avec dumurlated’ammo-

TBAlfi DES nÉACriFS. 175

niaqueen poudi'B, ou iiiti’oiUtil ce uicluugc Janïunc p< tilo cornuo ou datii un.tubo de verre ferme par un l.oul y et 1 ou ehaiifle doucement; si le sucre coiiliciit de la chaux, il j a dégagement d’ammoniaque , ce que l’on reconnaît i l’odeur et mieux encore à l’aide d’un papier de dahlia ou de mauves ou bien encore de tournesol rougi. Trempé» dans Tenu ; les deux premiers verdissent par le contact d« l’ammoniaque; celui de tournesol est ramené au bleu. On détermine aussi la présence des vapeurs ammoniacales , en présentant au-dessus dq tube une petite baguette de verre imprégnée d’une solution d’hydro-chlorate de platine, on voit le précipité d’hydro-chlorate double »e former par stries jaunes opaques sur la baguette, s’il y a dégagement d’ammoniaque. (Lassaigne. ) Si ces changemens n’ont pas lieu , on en peut conclure que le sucre ne contenait pas de chaux , puisqu’il n’y a pas eq dégagemenr d’ammoniaque.

Hydro-chlorate de baryte.

Ce sel sert de réactif comme la baryte et les sels solubles pour reconnaître la présence del’acidesulfuriqiie. Il aété prescrit légalement pourconstater la présence de cet acide dansles vinaigres du commerce ; mais il peut induire en erreurlcspersonnesqui n'ont pas l’habitude des’en servir, car il est également précipité par les vinaigres qui con-i tiennent du tartre (1) ; il ne faut donc prononcer aiïirmalivement que lorsque l’on a séparé le précipité, et qii’jl présente les caractères que nous avons décrits. Ces c»-

(i) Les vitui;;iv, oinlicn'K'til loujnurs une |.clilc ([ii.nillli' UivliaCe fl de kiilfale de ,0a ne Jietil bien juger que ^ »r

la < tinij);irHiBon avecd*s vins du iiiéine |). v».

ïn.UTÛ DES llÉACXlfS.

raclcres sont un poids spéciliquc consldciablc, l’iusoluliililc dans l’eau, dans l’acide nitrique, d’être indécomposable au feu à une haute température; de passer à l’état de sulfure lorsqu’on le chauffe avec du charbon , etc. Les sels végétaux ne présentent pas les mêmes caractères : en effet, ils soiitdécomposables par la chaleur, et donnent lieu à du carbonate de baryte, soluble dans l’acide nitrique avec effervescence et aux produits volatils que l’on obtient de la décomposition des végétaux, eau, acide acétique, hydrogène carboné, etc. , etc.

Nous essaierons d’indiquer ici la manière de déterminer la quantité d’acide sulfurique contenue dans un vinaigre ou dans quelque autre liqueur acide, telles que le suc de limons , de citrons, l’acide acétique concentré, etc. : on verse dans loo parties de ce liquide de la solution d’hydro-chlorate de baryte jusqu’à ce qu’il ne se forme plus de précipité; on laisse déposer, on filtre, en ayant le soin de faire d’abord passer, sur le filtre qui doit recevoir le précipité, une certaine quantité du liquide clair ; on y verse ensuite le dépôt de sullate de baryte. Sans cette précaution, le précipité passerait en partie, et la liqueur, quoique filtrée, ne serait pas limpide (i). Le précipité, étant réuni sur le filtre, on le lave le plus exactement possible, on le fait sécher parfaitement, ou le pèse, et comme l’on sait que 55,9 d’acide sulfurique exigent pour leur saturation 66, i d oxide de barium, et produisent 100 parties de sulfate, par la quantité desulfalc obtenue, on reconnaît la quantité d’acide sulfuri-

(i) On peut ciuorc t'.iiic bouillir le piétipilé pendaul '] uel'Hic temps pour éviter ccl iueuavéuieul.

TllAlTL DES RÉi-CmS. 1^5

que libre ou i l’élat de combinaison contenue dans le liquide qu’on examine (i).

L’bydro-cblorate de baryte peut démontrer la présence de — J— d’ackie sulfurique ou solution dans un liquide. L’acétate de plomb est lo fois moins sensible; le nitrate de plomb , le muriate de strontiane le sont encore moins. Quand l’acide sulfurique est à l’état de combinaison , le muriate de baryte est 1 1 fois moins sensible même après a ou 3 heures de réaction. Suivant Bergman, une solution de muriate de baryte découvre immédiatement d’acide sulfurique combiné ou — ^ en 2 ou 5 heures. Le même réactif, au bout de 24 heures , indique une partie de sulfate de chaux dans 6000 parties d’eau. (Extrait de l’examen du Traité des Réactifs par M. Brande. )

Hydrochlorate de strontiane.

L’acide sulfurique mêlé é l’acide borique est séparé par le muriate de strontiane, qui ne précipite pas ce dernier, tandis qu’il forme avec le premier un sel insoluble.

Hydro-chlorate de chaux.

Ce sel calciné, converti en partie en chlorure de cul-

(i) M. Dclonthamp a lu dernièrementà l’Institut un mémoire sur le.; inexactitudes des analyses chimiques , dans lequel il dit que l’on doit donner la préférence au muriate de baryte sur le nitrate , parce qu’une partie de ce dernier sel est eiitr.'iinée dans la précipitation avec le sulfate de baryte; il ne peut être dissous malgré des lavages réitérés. Cependant, en général, quand on emploie le muriate de baryte pour précipiter l’acide sulfurique , il faut faire bouillir avec l’acide nitrique le précipité, le laver , le faire séehcr et calciner, allu de séparer ksx)hospüales, malalcs, ta rira tes , etc.

fjudi DEi hâ*ci'iF«(

fciuoi (i) , 6it eniployi pour de»séchtr le» gui j ttt rflCdli^ rtaifre lii tjuautitt: d’cùu (}u’ils uutilitiuüciii;

üii l’eiiipldUi uüsSi pdiif éulovtr l’eaU à l’alcoOl ôii ruH I5ii lié ^6h ciHiiiUd prédouiiiiaillc pour Id prtuiier liquide, L’iij'dro-cliloiiitd de chaux sert à recoliliàUre l’acide oxdiiqüè ët les oxalalès sulubles j avec lüsqucls il donne Un précipité d’oialutë de chaux j nafciéj insoluble danl l’ëaü; süluble dans l’acidè nitrique sans tirervëscence j iüscëptiblë d’êtrë réduit par la chaleur en curbohale où éii Ü.'iidë de calcium!

On lëiiipluie polir précipiter lë tërlrate hëutrë d* pbtdsàë. (F oyez la préparation dë l’acide tàitnc}uej cha* piiië des préparations. ) liydi^ o-cklbrai(i de polasseï

Cë sel ëàt d’unë jurande utilité pbur distinguer l’acide citriqUe de l’abide tartr;t|iië, dcidës qui ont entre eu.t Une grande diidlogië ëi <{Ui pübrrdiënt être Tëndu» l’du polir l’aütrë. L^acidë ëitriqiie rie décompose pas la •oldilon de ce Sel j tandis cjllc ibicidc tarlriquè la déeoiiipoàaütj donne lieu ù des cristaux de crème de tartre j (idrlhU'ë acidulé de [tutasSc)^ qui së précipitent instantaiiéiTiëht dariS ie liquidé, sUus foriilé dë pëlits cristaux brilldus bt transpdrbns; Col effet n’a pas lieu avec l’acide cilriqiie pdr. C’est iiu exCëlleiit moyen de recônnaîtrë iinë fraude que pëut ëncoiirager la grande différéiicé dé pfik ëiltre cës deux acidesi

Hydro- chlorate d* étain.

L’iiydro-cbioratc d’étaîn fcsi èniploÿé pouf fécbnnaiini

fl) Vi'Jtz la noie sur les ililoiiifcs, cliA|.ilic l" .

TBAITÉ des ré actifs,

J‘tt8Î(U moiybdiqiiû qu’il précipUp en bleu je» sor fulions. (On peut fiussj recoujinître les s,ol)M'»r*s d'étain ^ l’aide (lu molybdatc d.e potassp qui y (l,é,lGrm|n,c up prér ,cipifft:de mPme coulei.ir (i)*

Ce sel est un r/éaclif trèsrsènsiblo pour rccr»nn3Ître Ip phline : il produit dans les solutions de platipo un pr.étir pité de poul/Mir iaune orangée,. Ce précipité , cliauij'é forr te/n,eot, est réduit à- l’étii^ de platine inétaliique qui , >n(‘lé avec un peu d’éjain, reste sons /’orine spongieuse d’une couleur grisâtre , (platine divi.<é )- Ce métal n'esJ pas réduit e.O cu.lot à couse de son infnsibilité. ( Cbenpr fix, )

On emploie aussi l'hydrorcbloiate d’étain pour recoa-r fiacre la solution de perchlorure de mercure qu’il préreipite en br.un ibncé, Le précipité, loyé, sécbé» «nis sur des charljoijs incandescens , laisse yolatiliser le baprpuro dont on peut retenir une partie 'sur «ne lame de enivre décapée qu’on met en conla,c t avec la vapeur, ejt qui se trouve blanchie par le mercure condensé,

Versé dans une spliqi.on nptitre de paUadjum , le mw^ j-iatfi d’étalu donne jjn précipité d’une cnulegr brune lo.n? eée .qni diffère du précédent e« ce que si l’pn ajoute eycès d’hydrorchlorate d’étain le précipité di?po,raît , pt la liqueur éclaircie prejid une belle poUl.cur vp.rte-émprr j-aude.

On peut encore s^en seryirpour l’CConnaîtic la prcjcncp 4e l’albumine : cette substance forme ayoc'l’bydro-.cbJi)-

(f) C’-tlc propriifi’ prul i'iiirr rcron nijl > i: 1« nclclrj mu.ijnU'r /|Ors fin roaiippfce qui ont<'lp Mani hii ovci’ f)c l’t’ln’p. C' * Afléf c»t dO .1 U <lrAn\idntiou du l'or à l’.iidr do l'< t.iiu.

17^ TnAlTK DES RÉACTIFS

rate cl’étaiii un précipité blanc floconneux ; mais celte réaction est moins sensible que celle du percblorurc de mercure qui démontre la présence de o,ooo5 d’albumine contenue dans un liquide.

Ce réactir s’emploie pour démontrer la présence du tanin, avec lequel il forme un précipité blanchâtre, floconneux, qui, lavé, brunit lorsqu’il reste exposé à l’air; mis sur les charbons ardens il se décompose, et donne les produits de la combustion des matières végétales; il laisse pour résidu l’oxide d’étain.

Hydro-chlorate d’or. ( Chlorure d’or. )

Ce sel est employé pour reconnaître la présence des huiles essentielles dans les eaux distillées. [Voyez Huiles essentielles. ) i

Il sert à faire reconnaître la solution de proto-sulfate de fer et réciproquement : ces sels sont décomposés, il se forme dcJ,’hydro-chlorate de fer, l’or se précipite à l’état métallique sous forme d’une poudre brune ; cette poudre, frottée sur un corps dur, laisse apercevoir la belle couleur jaune qui caractérise ce métal. On lave ordinairement l’or ainsi précipité avec un peu d’acide hydro-chlorique pour enlever les dernières portions de fer, on épuise avec de l’eau distillée, on fait sécher, et l’on obtient de l’or pur.

Le muriate d’or est employé pour reconnaître les solutions d’étain avec lesquelles il forme un précipité d’une belle couleur pourpre ; mais qui varie d’intensité , suivant le degré d’oxidalion des sels d’étain; la plus belle couleur des précipités d’étain parle muriate d’or, pourpre de Cassius, s’obtient de la solution muriatique du

TR Am DES RÉACTIFS. «79

protoxide d’ctain clciidiio de benucoup d eau.

Etain. )

Hydro-chlorate de platine. {Muriate de platine, chlorure de platine. )

Ce réactif est utile pour distinguer la potasse et les différens sels qu’elle forme avec les acides, de la soude et des différens sels de soude. Les solutions de potasse , lorsqu’elles ne sont pas trop étendues d’eau , précipitent l’hydro-chlorate de platine. Cet effet est dû au peu de so-^ lubilité du sel double, hydro-chlorate de platine et de potasse, qui se précipite, tandis que le sel de platine et de soude, qui est très-soluble, reste en solution.

La solution de platine démontre aussi la présence de l’ammoniaque et des sels ammoniacaux. L’ammoniaque et ses sels donnent lieu à un précipité qui a des caractère.i analogues à l’hydro-clilorate de platine et de potasse ; il est cependant facile de distinguer ces deux précipités l’un de l’autre; celui qui est dû à la potasse , calciné au rouge, laisse un résidu de platine et de muriate de potasse , tandis que le précipité dû à l’ammoniaque ou bien à scs sels laisse, après la calcination , un résidu de métal pur. On peut encore distinguer ces deux sortes de sels d’une autre manière. A cet effet , on traite par la potasse caustique qui ne produit aucun effet avec le sel à base de platine cl de potasse,^ tandis qu’elle dégage l’ammoniaque à l’étal ; gazeux du muriate de platine et d’ammoniaque.

llydriodate de potasse ou de soude.

I L'acide hydriodique et ses combinaisons avec les alca- [i lis peuvent être employés avec avantage pour distinguer I les uns des autres quelques métaux qui ont la propriété R de former avec l’hydrogène sulfuré des composés noirs ,

TBAITÈ DBS PÊACTIPS

l«ls qiift l’argent, la plomb, le bismuth, le mercure. Ce reactif les fait reconnaître par les précipités diversement •olores qu’il forme avec eux. Les solutions de plomb donnent un précipité jaune brillant; le mercure sur oxidé est précipite en rouge;, le bismuth en brun-rnaron ; l’argent en blanc jaunâtre. Par ce réactif, on peut leconnaître de (res-pctites quantités d’oxides métallicjues en solution.

tiydrb- ôyanate ferruré de potasse. ( Prussinte triple' de potasse.

Ce sel est un des réactifs les plus employés par les chi- Inistes. Il produit dans plusieurs solution.'» métalliques des précipités diversement colorés, et dont la couleur peut indiquer l’oxide auquel le précipité est dû. On l’emploie le plus souvent pour reconnaître, dans des liquides, la préïcm e du fer et celle du cuivre en solution.

Il précipite en blanc les solutions de fer lorsque ce métal est i\ l’étal de jîrotoxide; cette couleur pa-se spontanément au bleu par le contact de l’air qui cède de l’oxigène i\ cet oxide; on voit une couche bleue se former à la sürfacedu liq.iide. Si on l’agite de manière à mettre en eontact une plus grande quantité de surface avec l’air atmosphérique, la couleur bleue se propage plus rapidement dans la masse du liquide. On peut rendre cet effet instantané en ajoutant quelques gouttes de chlore.

Si l’on verse ce réactif dans une dissolution de deutoxide de f«*r (t), on obtient à l’instant même un précipité d’un

(i) Tous ks ciiiiiiistes ne »ont p.is d’arcord sur l’existence de trois oxide.s de fer ; qui'l(|U(S-un$ n’en .sdmrtlent que dcux:il» ]>(tis/-nt que ic fr<'>isirme oxide rst un mclan'é des deux autre». ( Luiÿicr.)

^ TIUITK DES UÉACTIFS. l8i

beau bleu, (hydro-cyanatc tic fer) qui, décomposé par la chaleur, laisse pour résidu de l oxide de 1er. La quantité d’oxide produite par la calcination de l’hydro-cyanata ainsi obtenu, n’est pas toujours exacletnent la même. Ou attribue Ces différences, que l’on a remarquées et qui sont à la vérité peu considérables, au fer du prussiate double qui s’ajoute au précipité formé par la solution ferrugineuse essayée;

La couleur bleue cîe rhydro-cyan4.te de fer et l'aspect bronzé qu’il prend lorsqu’il est sec et en ma.i;e pourraient le faire confondre avec l’indigo ; mais on le distingue aisément de cette dernière substance par les phénomènes éaractéristiques qu’il produit dans des circonstances semblables et avec les mêmes réactifs. {Voyez page 75. ) L’hydro-cyanate ferrure de potasse établit encore dc3 différences bien caractérisées entre les solutions de cuivre et de nickel qui ont d’ailleurs beaucoup de points de ressemblance. L’on obtient ayec la première un précipité blanc ou brun^maron , tandis que le précipité obtenu avec la seconde est vert foncé.

Ces bydrorcyanates précipitent le cuivre de ses Solutions de différentes manières : f si le métal est dans lu solution a l’état de protoxide le précipité est blanc î on le fait passer au brun en l’agitant avec le contact jîe l’uir atmosphérique ; 2" si la Solution que l’on précipite est dans un état d’oxidation plus avancé , le précipité est au tnopient même de sa formation d’une couleur brune, L’hydrorcyanate ferruré de potfisse précipite en jupiip orangé les solutions de titane pur; le précipité lire uq vert brunâtre quand ces solutions contiennent dq fep, Cb réqclif pst encore employé pour prooipiter une foujff

Vî

de sollUions inélalliqiies, comme nous le verrons plus bas.

Ilydro-cyanalc simple de potasse.

Ce sel peut aussi être employé comirie réactif, mais les élémens de celle combinaison .ayant peu d’affinité entre eux, on en fait peu d’usage à cause de ses altérations très-faciles et très-promptes dans une foule de circonstances. Tous les acides opèrent aisément sa décomposition : l’acidc carbonique, celui même de l’air atmosphérique, en sépare l’acide hydro-cy.anique. En effet, lorsqu’on expose à l’air libre cet hydro-cyanate , il perd son acide , et se convertit en sous-carbonate de potasse.

Cependant nous avons cru devoir indiquer comparativement et réunir dans un seul tableau les couleurs des précipités formés par les deux liydro-cyanates dans les mêmes solutions métalliques.

Une des propriétés les plus remarquables de l’hydrocyanate simple est de donner, avec tous les sels de fer i\ l’état de protoxide, des précipités abondans de couleur jaune orangée, qui, parleur exposition à l’air, passent spontanément au vert s.ale d’abord, puis au bleu. On peut accélérer ces variations de couleur pat l’agitation qui renouvelle les surfaces exposées à l’air.

Cet hydro-cyanate précipite les solutions de fer dans lequel le métal est à l’état de deutoxide en bleu pâle. Le précipité, par son exposition à l’air, acquiert une couleur bleue intense; les solutions de fer tritoxidé produisent à peine, par pe réactif, un léger précipité bleu«.

BLEAÜ des précipltès^roduits par Chydro-cyanat e de potasse simple, tt par l’ hydro~cy anale ferruré de potasse dans diverses solutions métal'^ \'q'ues.

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