QUATRIEME SECTION
NOMS DES POISONS
LEURS CARACTÈRES SPECIFIQUES.
Acide hydrosulfurique. Hjdrogène sulfuré, gazeux, il est incolore, invisible, ayant une odeur d’œufs pourris trèsprononcée, — il éteint les corps en ignition, — rougit le tournesol, le décolore. (La chaleur fait reparaître la couleur). Poids spécilique=i, 19. L’eau en dissout, à la température ordinaire , 3 fois son volume •, elle acquiert une odeur fétide , désagréable , semblable à celle du gaz. Cette solution est connue aussi sous le nom à' Eau hYdro suif urée..
Acide nitrique. {Eau forte), blanc, lorsqu’il est pur ; ( celui du commerce est jaune), transparent; concentré, il laisse toujours dégager des vapeurs, d’une o- Jeur sui Retiens ; — saveur acide trèscaustique , il rougit fortement le tournesol; poids spécifique r=i, 554 •• il corrode la peau en la jaunissant.
Contre le gaz respiré.
Faire respirer du chlore étendu < et avec précaution ; exposer le malac . ** un air vif. Donner à 1 intérieur une 3' tite quantité d’une solution légèrt li chlore; une partie de chlore liquide' turé , sur loo parties d’eau. ( Ce mo ' sli employé , par l’un de nous , a parla, ment réussi). Une solution légère sous-chlorure dechaux. 5o parties d’(
1 de sous-chlorurc de chaux, peut 1 donnée à très-petite dose. Secours gé raux pour ranimer l’action vitale.
La solution d’eau hydrosulfurée, p en très-grande quantité , exigerait soins semblables. On peut cepend prendre à l’intérieur des eaux hydro furées. ( Ex. , les eaux de Barrèges d’ ghien , etc.)
Eau chargée de magnésie" en gra.. ^ quantité, (ou de craie à défaut de raag. n sie, — solutions alcalines non caustiqi r ■ — Blanc d’œufs ou gélatine delà 1 eu grande quantité dans l’eau. l
Les boissons adoucissantes en grai' quantité , les antiphlogistiques les p ^ puissants. 1
Acide phosphorique. Solide , vitreux, fixe, blanc transparent; aspect cristallin, rougissant fortement le papier et la teinture de tournesol. Poids spécifique = a,85, inodore, très-caustique.
A l’état liquide , il estblanc , fortement
Eau chargée de craie et mieux den gnésie en grande quantité.
— Blanc d’œufs ou gélatine délayésdt l’eau.
— Boissons adoucissantes.
— Antiphlogistiques.
ACIDES MINÉRAUX , VEGETAUX ET ANÜMAUX. 5o(f
EACTIFS QUI SERVENT A FAIRE RECONNAITRE CES SUBSTANCES
ïs solutions d’argent, de mercui'e , de bismuth sont précies en noir par ce réactif.
acide arsénieux est précipité en jaune , il est nécessaire d’a- •jler un léger excès d’acide, (acétique, sulfurique, hydroclilo- - e) quidétermine plus vivement la précipitation.
: chlore, l’acide nitreux précipitent le soufre de l’acide hyulfurique.
"ri. chaleur le réduit en vapeurs.
potasse combinée à l’acide nitrique , donne un sel (nitrate . ■ itasse ) facile à reconnaître. ( Voyez ce sel dans l’ouvrage), cuivre mis en contact avec cet acide le décompose et donne un dégagement de vapeurs rouges. ( rut Lantes J deutoxidc ;e, qui absorbe l’oxigène de l’air pour passer à l’état de
Bride nitreux.
combinaison de l’acide nitrique avec toutes les bases sae donne des sels (nitrates) qui peuvent, au besoin, faire naître cet acide. • .
uffé avec du charbon, dans un creuset de terre, à une !■: température, il y a dégagement de gaz oxide de carbone ^ ride carbonique, et de phosphore qui brille avec flamme landant une légère odeur d’ail qui lui est particulière.
SÜ lu de chaux décèle l’acide phosphorique qui, en très-petite î’i lté , est démontré par un précipité floconneux. Demitrans-
5io
QVATEIÈ.ME sectiok,
noms des poisons,
LEURS CARACTÈRES SPECIFIQUES.
SECOURS A DONNEE
acicîe ,se coloram à l’air comme l’acidé, aulfuricjue.
Acibe suLFURfQUE conceiuré. Huile fie wY/ioZ, liquide , incolore quant il est bien pur , noirâtre quand il est altéré par des matières organiques; oléagineux, d un poids spécifique de 1,845, rougitfortement les coujem-s bleues végétales; tres-caustique , charbonne les matières végétales et animales ; mêlé à l’eau il donne lieu à un dégagement de clialeur, qui peut porter la température jusqu'à loo» ( eau bouillante).
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S' nms°n. A.CIDE citrique. Hdde du citron. 8or ytcidesvé- ’ transparent ; il cristallise en
gàtaus. prismes rliomboïdaux, dont les angles
solides sont de, 60® à lao® j terminés par quatre faces trapézoïdales très-acide, rougit le papier bleu du tournesol et les teintures bleues- végétales, — contient un 6°’<= d’eau, de cristallisation ; soluble dans 0.7.5 d’eau, la clialeur le décom pose coniine les substances végétales.
Mêmes secours que pour l’acide pliorique.
L’un de nous a essayé (avec bean W de succès , sur un russe qui venait <
1er de l’acide sulfurique,) de prov»
des vomissements abondants par grande quantité d’une solution de carbonate de soude très-étendue, er des mucilages et du lait. « L’eau d'i m » lorsqu’on la mêle' avec 'de racfdi » furiqtip, une grande quantité de » riquo, ne serait-il pas convenal ■» donner dans les premiers momei » la magnésie suspendue dans l’iii
Magnésie délayée dans l’eau; faut de magnésie on peut emplo craie , ou de l’eau légèrement aL par le sous-carbonate de soude.
— Les adoucissants.
« L’acide nitriquè n’ést poîso » quand il est pris en trop grande » tité , é’cst-àdire , on solution c )i trée ».
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ES ACIDES minéraux , VEGETAUX ET ANIMAUX 5l 1
; ACTIFS QUI SERVENT A FAIRE RECONNAITRE CES SUBSTANCES
e très-volumineux; ce phosphafe' recueilli sur un lilire ;t séché , est soluble dans l’acide nitrique sans effervescence, losphate de chaux chauffé fortement, au chalumeau, est ojnposable : dai;s un creuset de, terre il se vitrifie.
5 nitrates d’argent , de niercure, de plomb, sont encore des ifs qui font reconnaître l’acide phosphorique ( Voyez ces
e température très-élevée le réduit en vapeurs blanches, •cres , d’une odeur particulière , causant une grande ■tion dans l’économie animale; à une température plus élencore , décOmposable en acide' sulfureux et en oxigène; m fé a 100“ avec des matières organiques ou du charbon fin , ir âge beaucoup d’acide sulfureux. i
î baryte et ses sels sont précipités par cet acide en un sullodore , insipide , insoluble dans l’eau , réductible par le il on en sulfure d’oxide de barium.
ii cétate de plomb peut être employé comme réactif de cet J> .( ces mots ).
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caractère principal de l’acide citrique est de ne pas donner icipité lorsqu’on ajoute, dans sa solution, de l’hydro-chloî potasse; « l’acide tartr’que, quia le plus d’analogie avec ; citrique ne présente pas ce caractère ».
-■4cides
animaux
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QCA.TRIÈME ' SE'C.'i'IÔN'.
NOMS DES POISONS
XEUR.S CARACTÈRES SPECIFIQUES.
Acide oxalique. Acide du sucre).
Solide, blanc, cristalli.sable en prismes qnadrangulairesà sommets dièdres, contenant 27,cent™‘>“ d’eaude cristallisation-, il rougit fortement le tourne*scil ; saveur très-acide , décomposé par la chaleur comme les substances végétales.
Acide tartrique. ( Tariareux , tartarique ). Solide , blanc , transparent, lames ou prismes hexaèdres , iiialtéfableà l’air, (quand il est privé d’acide sulfurique )’, contenant i3 parties d’eau de cristallisation, liquide à ioo“ centigrades, il bout à 1200, chauffé à lih plus haut degré il se décompose et donne lieu à un acide particulier, Acide pjro-tartriqiiç.
Vî
SE cou P.S A DONNE
Même traitement que pour l’ac fS' trique.
» L’acide oxalique est quelque (
« poison, parce qu’il est impur (é'par la présence de l’acide nitru « a servi à le préparer , pris àpeti ;
» il n’est pas dangereux «.
Mbif
. Même traitement que pour, les citrique etoxaliqge. ’ ^ ^
«N’est pas regardé comme po“ », ne ,1e serait que s’il était prw e » tion-concentrée ».
JB.
Acide hydrocyanique. prus-
sique. Liquide, transparent, incolore; saveur d’abord fraîche , ensuite irritante j rougissant le tournesol, — odeur forte, très-délétère ; lorsqu’il est mêlé à une très-grande quantité d’air, son odeur rèssemble à celle des amandes. Poids spécilique de 0,7, à 0,70.6, très-volatil, se congèle audessous de i5», versé sur du papier une partie se volatilise , tandis que l’autre reste cristallisée.
Soluble dans l’eau , plus soluble dans l’alcool , il s’enflamme à l’air par l’approche d’un corps enignitiou. «L’acide » que nous décrivons est l’acide de Mi" » Gay-Lussac; l’acide médicinal est le » même, étendu d’eau; il est moins éner- » gique ».
Prendre un énietique; faire usas le de térébenthine et de tous les e qui peuvent réveiller la sensibili contractilité.
L’alcali volatil , suivant le > Muray, est un antidote sûr, de hydrocyanique.
On ne doit prendre cet alcali ménagement, 10 à 12 gouttes i verre d’eau.
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< ACIDES MINÉEAUX , VKGÉtAUX ET ANIMAUX. 5l%
jVCTIFS qui servent a faire RECONNAITRE CES SUBSTANCES.
g :au(le chaux et les sels de chaux solubles, servent à faire re- ^ litre la présence de l’acide oxalique, qui avec cette base, i, ç lieu a un sel nacré, (oxalate de chaux) décomposable au feu I lUS carbonate de chaux en oxide de calcium. ,,
4 combinaison avec les bases , les sels qui en résultent (oxa- ; ) sa cristallisation peuvent le faire reconnaître, il faut donc Éier ces sels et leurs formes. i
[;)au de chaux donne lieu à un précipité de tartrate de chaux, atible dans l’eau, décomposable pai- l’acide sulfurique qn ■ lare l’acide tartrique.
s'cide tartrique mêlé à l’hydrochlorate de potasse forme un eiii se précipite instantanément dans la liqueur sous la forme mtits cristaux brillants, transparens. (Tartrate acidulé de imjicj. Voyez les caractères physiques et chimiques qui disiiienl ce sel).
l 'Il alcalis le saturent , alors la liqueur est précipitée par les ■tions de fer en bleu (hydrocyanate de fer), lacouleurest nj'U moins foncée.
ti -solution d’hydrocyanate est plus sensible par le sulfatedc Qih que par celle de fer , la première en démontré un vingt fjme-, tandis que la seconde n’en démontre qu’un neuf-dix '.'i me.
' : solutions d’urane sont précipitées, sous forme d’une pouif .uleur de sang. Celle de nickel en vert pomme.
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