‹ Traité élémentaire des réactifsChapitre 11 sur 69 · IM · texte numérisé non relu

IM

(1) Le poids spécifique peut , dans une infinité de cas. donner

De l'influence des corps étrangers auw réactions .

Des corps, en apparence inertes dans les réactions que l’on opère, ont quelquefois une influence que l’on explique difficilement, mais dont on peut tirer parti, ou du

des indices sur la pureté ou les altérations de divers corps; ainsi, l’eau chargée de sels séléniteux ou autres, pèsera plus de mco grammes le litre, la solution saturée d’un sel pur augmente de densité si l’on y ajoute quelques centièmes d’un autreseî.

En comparant des volumes égaux d’étain et de ses divers alliages avec le p’omb , on a reconnu des différences marquées. Bcrgcntieme a donné une table des poids spécifiques de ion de ces alliages. Ce mode a été nommé Essai à la Balle. Le docteur W alson a donné une table, d’après ses propres expériences, qui a démontré que l’alliage de plomb et d’étain augmente de poids spécifique lorsque la proportion du plomb est plus grande ( Thomson ier volume ).

On a essayé d’appliquer les poids spécifiques à reconnaître la nature et les mélanges de divers corps gras; on a trouvé qu’à 6o° de température Rcaumur , l’aréomètre Baume à Alcool marque dans la cire fondue 35°; le suif de mouton 3o° ; le beurre de cacao 290; la graisse de porc 270. M. Duquesne de Lille a construit d’après le même principe un élaiomêtre sur lequel les huiles marquent dans l’ordre suivant : huile de lin o°. Huile de chénevis 12°; huile d’œillette 180; huile de colza 40». Cadet, parle même pj océdé , a trouvé que l’huile d’amande douce marque 3i,5.

M. Vauquelin a remarqué que les potasses qui contiennent le moins d alcali réel donnent à l’eau une densité plus grande que celles qui en contiennent davantage; en effet, l’eau chargée d alcali peut dissoudre encore différens autres sels; il en résulte qu on pourrait , faute d’autres moyens, reconnaître approximativement la proportion d’alcali contenue dans une potasse, parla densité de sa solution saturée dans l’eau.

TRAITE DES REACTIFS

moins dont on doit tenir compte. Ainsi , lorsqu’on verse l’un des acides sulfurique , nitrique , hydrochlorique, etc., dont Famhifé pour les oxides métalliques est beaucoup plus forte que celle de Facide carbonique, dans une solution de carbonate de soude , etc. , il s’y produit d’abord une vive effervescence due au dégagement de Facide carbonique gazeux; mais bientôt toute action cesse, quoique tous les principes qui ont une grande énergie les uns sur les autres , soient en présence , et même que le contact le plus parfait ait lieu entr’eux; que Fou introduise alors dans ce liquide, un corps solide quelconque en poudre ou non divisé , on verra l’effervescence se maïlifester de nouveau et avec plus de force : enfin, tout le dégagement ne pourra s’opérer sans une vive agitation , soit à l’aide d’une baguette de verre ou de tout autre moyen.

M. Thénard a fait entrer dans Feau 666 fois son volume d’oxigène, la densité de ce liquide était de 14^2, et en y ajoutant de For ou de l’argent en poudre , ou de l’oxide de ce dernier, Foxigène s’en dégage avec explosion.

L’ammoniaque se décompose à la chaleur rouge , par le concours du cuivre ou du fer. Celui-ci devient trèscassant, sans cependant avoir retenu aucune portion des principes constituons de l’ammoniaque. M. Yauquelin a observé que cet effet ne dépendait pas du métal, mais bien de sa chaleur; il est parvenu à décomposer l’ammoniaque avec des morceaux de porcelaine placés dans un tube de la même matière rougi au feu de réverbère.

L’acide sulfurique détermine la conversion de l’amidon en sucre, de Faïcool en éther, sans y rien ajouter de ses principes , etc. , etc.

Page 1