I.EURS CARACTERES SPECIFIQUES
désagréable ; — insoluble dans l’eau, décomposable par la lumière qui affaiblit rapidement sa couleur , et la fait passer au jaune brunâtre.
Sulfure d’antimoine hydraté, avec excès de soufre. — Soufre doré d’antimoine ; poudre légère d’une couleur jaune-orangée, 11e diffère du précédent que par un excès de soufre.
Sulfure d’arsenic rouge; Realgar, Rizigal, solide ; d’un rouge orangé ; cassant ; diversement cristallisable , inododore, insipide.
Sulfure jaune d’arsenic. Orpin, orpiment. Solide, en masses amorphes ou brillantes , demi transparentes, d’un jaune d’or éclatant ; — insipide , inodore , ■ — poids spécifique , 3,o45.
Sulfure de potasse , Foie de soufre {préparé par la voie sèche), ou oxide sulfuré de potasse , (suivant le mode de sa préparation). Récemment préparé, sa couleur est jaune rougeâtre , il passe au j aune verdâtre ; odeur hydro sulfurée ,' saveur amère, hydrosulfurée, âcre, urineuse; il attire l’humidité de l’air ; tache la peau
SECOURS A DONNER
ner ensuite des décoctions astringentes; puis , après quelque temps mettre le malade aux boissons adoucissantes.
Même traitement.
Provoquer le vomissement. Boissons adoucissantes en grande abondance.
Antiphlogistiques généraux.
Même traitement que pour leRéalgar ; l’action de ce sulfure est la même.
M. Pelletan (Gabriel) , a déterminé les symptômes d’un cas d’empoisonnement causé par ce sulfure : irritation excessive de toutes les voies. — Des boissons abondantes du lait , pris en grande quantité , par le malade, n’ont pu arrêter les funestes effets de ce poison.
( Voyez Potasse caust ique ).
Dans les cas d’empoisonnement par le sulfure de potasse , il est convenable de faire respirer du chlore mêlé d’air, avecpré caution , et même d’en donnera l’interieur, étendu d’une très-grande quantité d’eau.
COMBINAISONS DES CORPS COMBUSTIBLES ENTr’eUX. 497
K É ACTIFS QUI SERVENT A FAIRE RECONNAITRE
CES SUBSTANCES
décompose , et donne lieu à un dégagement de gaz hydrogène. Le métal que l’on obtient ( antimoine ) , dissous dans les acides, est précipité en jaune orangé par les hydrosulfates et l’eau hydrosu Ifurée. (acide hydrosulfurique).
Les Réactifs sont les mêmes , on obtient seulement une plus grande quantité d’acide sulfureux , puisqu’il contient plus de soufre que le kermès. /•
Soumis à l’action de la chaleur, il brûle en donnant, des vapeurs sulfureuses dans lesquelles se fait sentir une odeur d’ail.
Mis en contact avec de la limaille de fer, et chauffé dans une cornue , l’arsenic, métal, se dégage du soufre , et se sublime sur les parois de la cornue d’où on l’enlève ( Voyez Arsenic ).
Mêmes essais à faire que pour le précédent. On peut aussi revivifier le métal des sulfures d’arsenic en les mêlant en poudre avec de l’oxide de potassium , en chauffant dans une cornue, le soufre se combine à la potasse, donne du sulfure de potasse fixe, l’arsenic métallique se volatilise et se condense sur les parois de la cornue.
Sa solution dans l’eau est jaune, traitée par les acides , il s’en dégage une grande quantité d’acide hydrosulfurique -, l’acide employé , s’unissant à l’oxide métallique , forme un sel reconnaissable à ses propriétés physiques et chimiques.
Les sels des métaux blancs : argent, bismuth , plomb, mêlés à la solution de sulfure de potasse dans l’eau, donnent lieu à des précipités noirs. ( Sulfures de plomb , d’argent , de bismuth).
TROISIEME SECTION
NOMS DES POISONS
LEURS CARACTÈRES SPECIFIQUES.
en brun. Se dissout dans l’eau et donne un hydrosulfate mêlé de sulfate ; ou un hydrosulfate mêlé d’hyposullite.
Sulfure de soude.
Les caractères physiques sont à-peuprès les mêmes que ceux de la combinaison précédente.
SECOURS A DONNER
( Voyez Sulfure de potasse et potas caustique ).
IIIe section Oxide d’arsenic, Protoxide : Ce pro-
toxide est peu conuu: on le rencontre Oxides. . v
en couches très-minces à la surface du
métal qui a été exposé à l’air.
Deutoxide , ( Voyez Acide arsénieux).
Baryte. Protoxide de barium ; baryte caustique, solide, blanche, grisâtre, souvent verdâtre , alcaline , verdit le sirop de violette. Poids spécifique \ , se délite comme la chaux lorsqu’on l’imbibe d’eau , et dégage une grande quantité de chaleur. — Soluble dans 20 fois son poids d’eau froide et 10 d’eau bouillante-, cristallise par refroidissement, (hydrate d’oxide de barium), enprismes hexaèdres à pyramides tétraèdres ou octaèdres.
JDeutoxide de barium gris verdâtre ramené aisément a l’état de protoxide par l’exposition à l’air, et sa solution dans l’eau.
( Voyez Arsenic métal ).
Acide sulfurique étendu d’eau jusqu :
donner une agréable acidité.
— Sulfates alcalins, de soude , de potasse , de magnésie , (particulièrement ce dernier).
Boissons adoucissantes.
Même traitement que le protoxide.
T) ES OXIDES METALLIQUES»
K É ACTIFS QUI SERVENT A FAIRE RECONNAITRE
CES SUBSTANCES
Mêmes caractères que le précédent.
On détermine si c’est un sulfure de soude ou un sulfure de potasse en saturant les solutions de ces sulfures dans l’eau, par les acides sulfurique, ou hydrochlorique; on évapore pour obtenir des sels cristallisés. Les sulfates dépotasse et de soude et les hydrochlorates des mêmes bases , ayant des caractères physiques et chimiques, bien tranchés, on peut conclure d’après leur examen.
Cet oxide chauffé , développe l’odeur alliacée qui appartient «. l’arsenic et à toutes ses combinaisons , chauffé avec du charbon il cède facilement la petite quantité d’oxigène qu’il contient , et passe à l’état métallique.
L’ackle sulfurique et les sulfates précipitent les solutions de baryte en un sel blanc insoluble dans l’eau , dans l’acide nitrique concentré , susceptible d’être réduit par le charbon , à l’aide de la chaleur, en sulfure qui , délayé dans l’eau et saturé par les acides , peut donner des sels de baryte.
L’acide nitrique forme , avec la baryte , un sel qui, délayé dans l’alcool, lui donne la propriété de brûler Avec une flamme jaune.
Les acides carbonique , phosphorique , les carbonates et les phosphates alcalins, peuvent aider à reconnaître cette base, ( Voyez dans le Traité , les chapitres des acides et des sels).
TROISIEME SECTION-
NOMS DES POISONS, 1
T EUR S CARACTÈRES SPECIFIQUES.
Protoxide de calcium. Chaux vive.
Solide, amorphe , blanc jaunâtre ; verdit le sirop de violettes. Poids spécifique, 2,0, absorbe l’eau avec grand dégagement de chaleur. — Se dissout dans45o parties d’eau j lorsque la solution aqueuse est saturée , elle cristallise en prismes rhomboïdaux.
Protoxide d’ antimoine.
Poudre blanche inodore , insipide , insoluble dans l’eau.
Deutoxide d’antimoine.
Poudre blanche insipide, insoluble.
Protoxide d’étain.
Poudre blanche, grisâtre, très-pesante, insipide, inodore , insoluble dans l’eau.
Deutoxide là. Poudre blanche , pesante , inodore , insipide , insoluble dans l’eau. t
SECOURSA DONNER.
Pour que l’eau de chaux puisse agir comme poison , il faut qu’ellé ait été prise en grande quantité.
— Provoquer les vomissements.
• — Acide sulfurique étendu d’eau jusqu’à agréable acidité.
• — Vinaigre.
— Les sulfates alcalins, et mieux celui de magnésie.
— Même traitement par la chaux en poudre.
Provoquer mécaniquement les vomissements au moyen de la barbe d’une plume , portée vers le fond de la bouche. - — -Solution de gélatine abondante.
• — décoctions de tan, de quinquina , etc. — Adoucissants.
— Même traitement que pour le deutoxide.
Déterminer mécaniquement les vomis semens.
— Boissons albumineuses chargées de magnésie.
Protoxide de mercure. Oxide noir, P oudre noire , pesante , légèrement sapide , inodore , peu soluble dans l’eau.
Deutoxide , oxide rouge } précipité perte , solide a de couleur rouge , variant du
Provoquer le vomissement par des moyens mécaniques.
• — Boissons albumineuses.
— Farine de seigle délayée dans l’eau.
■ — Adoucissants, opiacés.
*>!•$ OXIOÉS MET ALLÏQVRS.
RÉACTIFS QÜI SERVENT A FAIRE RECONNAITRE
CES SUBSTANCES
L’oxalated’ammoniaque produit un précipité pulvérulent nacré, soluble dans l’acide nitrique ; ce précipité séché et calciné , donne h une température peu élevée, du carbonate de chaux ; et chauffé fortement de l’oxide de calcium , chaux-vive.
La solution de chaux, est reconnaissable en ce que si l’on y verse une solution de per-clilorure de mercure ; on détermine un pré* cipité de couleur jaune , mais qui passe au brun maron, Ie-s acides carbonique, sulfurique, arsénieux, oxalique, peuvent servir de réactifs pour reconnaître cette substance dissoute.
Réduire ces deux oxides à l’état de sels acides, au moyen de l’acide hydroclilorique ; le sel produit est précipité par les hydrosulfates alcalins , en jaune orangé, ou en brun (Kermès ou soufre doré ).
L’hydriodate de potasse détermine dans cette solution un précipité jaune de chrome ; la noix de galle un précipité blanc sale , qui lavé , séché et calciné, donne de l’antimoine^ Par l’eau on obtient un précipité qui, lavé et séché, chauifé, avec du charbon laissele métal réduit.
Les oxides d’étain chauffés dans un creuset avec du charbon , sont ramenés à l’état métallique.
Dissous dans les acides, ils donnent des sels qui laissent précipiter l’étain à l’état métallique lorsqu’on y plonge un bâton de zinc.
Le muriate d’or , détermine un précipité dans ces solutions ; il varie du pourpre au rose , selon que la liqueur est plus ou moins étendue et que les sels sont plus ou moins oxides.
L’acide nitrique, le borax vitrifié, V hydmcy anale simple et ferruré de potasse , les hydrosulfates sont aussi employés comme réactifs. ( Voyez ces mots ).
La chaleur décompose les oxides de mercure; il en resulie un dégagement de gaz oxigène et de. mercure métallique que l’on peut recueillir en recevant les vapeurs sur du cuivre ou dans
l’eau.
Dissous dans l’acide nitrique , ils donnent avec les alcalis un
5'cya troi'si'emé section-, '