TEINTURE DE TOURNESOL
Nous avons eu l’occasion dernièrement, d’apprécier la sensibilité de ce réactif pour l’acide pliospliorique , le papier bleu de tournesol présente le caractère d'acidité lorsquâil est est mis en contact avec 7 centigrames d’un liquide qui contiennent moins de seize millionièmes d'un gramme d’acide pliospliorique cristallisé , ou moins de onze millionièmes d’un gramme d’acide réel. A l’aide de quelques gouttes de teinture de tournesol projetées comparativement dans un verre d’eau pure et dans 2.5 grammes de solution d’acide pliospliorique 5 011 démontre très -aisément l’acidité causée par un io°, environ, d’un milligramme d’acide pliospliorique réel.
Suivant l'observation de l’un de nous , il faut se défier de l’aspect que prend le papier bleu de tournesol lorsqu’on le mouille et qu’on observe l’effet produit à la lumière d’une bougie, d’une chandelle, la surface mouillée paraît rouge lors même qu’elle 11’est couverte qu’avec de l’eau pure } il est donc nécessaire de faire au jour ces sortes d’expériences.
ESSAIS PAR CÉMENTATION.
D’après les procédés d'essais suivis dans les laboratoires de Mr Darcet , à la monnaie de Paris , on peut éliminer des alliages , plusieurs métaux par la propriété qu’ils ont de se volatiliser au moyen du charbon , à une température éle-
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vée : l’argent, le plomb , l’anlimoine , le bismuth, le zinc, se volatilisent de cette manière, tandis qpe l’or , le cuivre , l’étain, restent fixe dans les mêmes circonstances. Ceux-ci présentent de plus, suivant l’observation de M1 Darcet , le phénomène d’une combinaison avec une petite quantité de carbone. Les plus grandes proportions observées dans la combinaison du carbone avec ces métaux , sont pour l’étain de 5 millièmes.
Ce mode d’essai par cémentation est utile surtout , pour déterminer dans les alliages , de très-faibles proportions de zinc qu’il est assez difficile d’apprécier par la voie humide. On pèse un gramme de l’alliage à essayer , en un seul morceau, autant que possible, on l’enveloppe dans un morceau de papier afin de le retrouver plus facilement après la calcination. On le place dans un petit creuset brusqué au milieu du charbon en poudre très-fine ; on lute soigneusement le couvercle ; on chauffe le tout dans la moufle du fourneau de coupelle, le zinc et les autres métaux volatils se dégagent ; 011 retire le creuset du feu avant le temps nécessaire pour que l’élimination soit complète ; on pèse le morceau resté dans le creuset, on le soumet de nouveau à l’action du feu dans les mêmes circonstances ; on l’en retire pour le peser encore; on répète ces opérations jusqu’à ce que le poids du fragment métallique , après avoir présenté une diminution graduelle dans trois ou quatre pesées successives , commence à augmenter le poids, d’un ou deux millièmes , le maximum de perte en poids est le point qu’il faut saisir pour déterminer la quantité de métaux volatilisés. Ayant apprécié d’avance la proportion des métaux, tels que le zinc et autres , qu’il est facile de reconnaître par sa voie humide ; il suffira de déduire la somme de ceux-ci du maximum de la perte observée pendant l’essai , à la cémentation , pour connaître la quantité de zinc cherchée. Supposons , par exemple , qu’ayant déterminé d’avance , qu’un alliage de cuivre , de plomb et de zinc, contient trois mil-
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liâmes de plomb, que l’on soumette à la cimentation ira morceau de cet alliage , pesant un gramme ou iooomilnie*^ à la première pesée il donnera 998 , à la seconde , 997 , à la 3e 996 , à la 4e 996 1 à la 5e 997 , il faudra s’arrêter à ce terme , et prenant le maximum de perte , en conclure que que l’alliage essayé contenait 996 partie de cuivre et quatre de métaux volatils. Otant de ceux-ci les trois parties de plomb , il restera une partie pour le zinc contenu dans l’ailiage.