‹ Traité élémentaire du blasonChapitre 18 sur 40 · FIGURES ARTIFICIELLES · texte numérisé non relu

FIGURES ARTIFICIELLES

Les Figures Artificielles (jonsisfent dans toutes celles autres que nous venons d'énoncer. Elles sont foit nombreuses, et il laudrait tout un recueil pour les déterminer.

Nous nous bornerons ;i une nomenclature succincte, nous attachant ù reproduire celles qui sont le plus usitées. Nous en avons déjà fait connaître quelques-unes dans le chapitre : (Jénéralité- des Figures.

Dans ce dédale d'emblèmes, la T^nir s'y trouve tracée de différentes manières.

Lorsque les pierres qui la composent ont des joints d'un autre émail qu'elle-même, on la dit maçonnée ; si ce sont les fenêtres, la porle, elle est ajouri-c. Quand elle a une herse, on la dit hersc'c, et elle est yirouettée quand elle a à son faite une girouette.

Quand elle est recouverte d'un toit, elle est couverte, et essorée si ce toit n'est pas de son émail.

La Tour est généralement ronde, lorsqu'elle est carrée on doit le mentionner.

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Fig. n83. D'azur à troi= loar-

d'or ransèe^

«ui une terra<-e de -able

Fjg.^.^l. D'azur il un chiiteau

ouvert J or, dinjonie

Je trois t-ur= de raèine

Fig. 383. De gueuler à la tonr fermée, d'argent maçonnée de ?aLile

Quelquefois la Tour est surmontée d'auties petites tours qu'on appelle donjons ; on indique leur nombre et leur émail quand ce dernier n'est pas celui de la tour proprement dite.

Fis. 3S6. Do !meulp= i une tour fermée. ti'Hrient donjonné Je troi-; tours de même, et maçonnée de »aLle

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Le Château est uu bâtiment flanqué de tours rondes couvertes ; il est couvert lui-mt^me et crénelé ; s'il n'apas de toit, on le dit dc'courcrl, et masure s'il est en ruine fi).

Fiï. 3?7. Chiteau girouette

Un Mur ou une Muraille ont un certain nombre de créneaux, en indiquer le noml^re, et si les joints de leur maçonnerie diffèrent comme émail d'eux-mêmes, en énoncer l'émail.

Une muraille en forme de degré se dit pignon ; on en dit le nombre de marches, et si ses montants sont chargés.

Lorsque cette muraille s'élève pyraraidalement, en l'orme d'escalier de part et d'autre, on dit pignoné.

On appelle Ville une muraille derrière laquelle s'élèvent quelques maisons avec un ou deux clochers. La Ville peut être également maçonnée d'un autre émail que le sien.

(1) Quelquefois on donne le nom de château à une grosse tour donjonnée (voir fig. 3S-i). Celte figure représente les armes de la ville de Btllêrae.

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\,r. hi.-uivi. ••rir' 1 1 y'Al n"J

Il est bon aussi d'iadiquer si elle est simple, fermée, elc.

Fil'. 3^?. Formée

Fis. 3S9. Ouvi^rtr

On roncontre dans le Blason une Maison isolée, une Cliapdle : quand cette dernière a sa cloche d'un autre émail qu'elle-même, on la dit campanéc.

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Fiï. 39t). De içueule- à une chapr.lle tlaiyent r irapant'î d'uzur

Un Pont a un certain nombre d'arches qu'il est nécessaire d'indiquer, ainsi que l'email de ses pierres et de ses raroiiS s'ils diffèrent comme couleur de lui-même.

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Fis. ^^1-

D'azur, à un pont fie Iroi-' arclie?, posé sur une riv'uTP il'rtrsent

-unuonté iie troi? tours

écraleujent .l'arireut. ouvert et ma.-onné Je sable.

Nous trouvons encore Je portail, qui est une porte surmontée généralement d"ua cintre et ayant ses montants.

La vcrtcnclle, qui est la bande de fer qui tient la porte sur ses gonds.

La herse sarrasine, qui représente une porte de ville. Elle est formée de six pals alésés et a'guisés par le bas, ayant cinq traverses en fasce, clouées,. et un anneau à la première traverse.

Le badelaire {voir fig. 171), garni d'une boulcrolle, (fig. 174). Lorsque le fil de la lame est d'un émail différent à lui-même, on le dit aiguisé en indiquant de quel émail.

Les clous désignés sous leur nom propre; ils sont le plus souvent à tête carrée et en pointe ; les clous de la passion sont de forme triangulaire.

La lance, qui est futée lorsque son fût est d'un émail différent à elle-même; si son fer est coupé vers la pointo^

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on le dit c'nwussé, et s'il est m deus morceaux, on dit la lance éclaire ou brise e.

La /Icchc, dont les plumes ou le Lois est d'un au re t'mail qu'elle-même, se dit fûiée quand c'est le bois, et empennée quant} ce sont les plumes ; comme la lance, elle peut être émousséc ; si sa pointe est en bas, on la d'il tombanle ; si la flèche est sui* un arc, on la dit cncochée.

Généralement, deux flèches se posent en 'sautoir, trois flèches sont généralement liées et on les dit empoignées.

Les fci'i de lance, fers de j ivclot, fers de hallebarde, fers de pèche se trouvent également dans le Blason et peuvent être éivouisé.<.

Fi?. 39-3, F.-rs .ie fl.S-he

Fi?. TO3. Fers .le lialîrbirJe

Les Cors, Cornol- ou Trompes, qu'on désigne sous le nom de huchet. Le huchet est pendu, attaché ou lié à un autre émail ; s'il est at!aché, il est embouché, enjuiché lorsque son embouchure est aussi d'un autre émail que lui-même, et virole si ce sent ses viroles.

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Fi?. 39t. Hucliet.

De sab.'e au hutliçt d argent lie et virole d'nr

Le lac d'amour est un rordon circulaire et ealrelacé ; les bouts en sorlent l'un à dexfre et l'autre à senestre.

Le fermail, qui est une J>oucle avec son ardillon, est représenta rond ; s"il est en losange, ou le dit ù Vantiqur.

Flg. 3ÎÔ. D'.izar au fermml d'or

La molette d'éperon ditîVre de l'étoile en ce qu'elle a habituellement sj.\ pointes et toujours percée au milieu ; si les pointes ont un nombre inférieur ou supérieur à si.v, il faut l'indiquer. Si la molette tient à la l)ranche de l'éperon, on la dit colletée.

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