‹ Traité élémentaire du blasonChapitre 5 sur 40 · DES PRINCIPALES PIÈCES DES ARMOIRIES · texte numérisé non relu

DES PRINCIPALES PIÈCES DES ARMOIRIES

La pièce principale des armoiries est Vécu (bouclier) (fig. 13), puis viennent le timbre, le pavillon, les tenants et les supports, les devises, les cris de guerre et les bande' voiles (fig. 14).

Fis. 13. Eeu surmonté du timbre

.1 ùl,

XI ,?n

^oat^iy^S^'l^^ Cri de 5.

BanderoUe '^~t ,i Lambrequin

Pavillon

Support

Fig. U.

Timbre

Tenant

Devise

Le timbre se plaçait au-dessus de Técu, c'était la couronne, le casque ou le chapeau ; le heaume, le cimier et quelquefois les devises et les cris de guerre.

Le heaume est l'ancien casque des chevaliers (dans l'Art héraldique (1), il était placé de face ou de prolil, et selon la dignité du possesseur, il avait la visière baissée,

(1) Le mot héraldique dérive du mot héraut. Les hérauls d'armes étaient des hommes coasidérés, chargés de l'instruclioa dans les règles du blason, qui se trausmeltaient oralement. Ils assistaient aux tournois et déterminaient les marques d'honneur dont les chevaliers avaient mérité.

•Tl^lHI •

jiiH»»«*t

[ '!• >M^ 'jb-

:■ II] ■ ■ lui H'ir^ *ii. •■

enil'ouverte, ou grande ouverte avec plus ou iroins de grilles, >'ous reviendrons sur ce sujet dans le cours de ce traite. Occupons-nous tout d'abord de la pièce principale qui est l'écu (1).

Les armoiries les plus anciennes, se composent simplement d'un écu à deux émaux : l'argent et le sable (fig. 1 j et 16\ Peu à peu, les armoiries devinrent plus compli-

Fij. 15. Ecu à C i-maux (argcQt et -uLle;

Fiç l(î. Eca >■ ? finaux (argent et 5abli'i

quées, et on finit même par peindre celles sculptées en pierre et CQ bois. L'usage de surmonter l'écu de timbres a été introduit avec les tournois, où les chevaliers suspendaient leurs casques au-dessus des boucliers.

■ Des ECUS

L'éou autrefois employé en France était presque rectangulaire (fig, 17),

(I) Suivant Tacite, les Teutons auraient porté des boucliers en osier peints de couleurs très vives.

ri" i'j ,i»v-uj)

>ii r.i. ■■-■ •.'.'iti. .■.•.| ■ •:. r . M 'M î','" ..l>irw;

• T .,: >. -«T Joe- ...<: r

Fiç. 17.

Première forme de l'écu

mais depuis très longtemps, Tusage a prévalu de lui donuer la forme d'un quadrilatère de 7 parties de largeur sur 8 de hauteur, arrondi aux angles inférieurs et terminé en pointe au milieu de sa Lase. L'écu de cette forme constitue l'écu français proprement dit {fig. 18).

Fig. 18. Ecu français

Toutefois celui des dames et des demoiselles nobles est en losange ou en ovale, mais ces formes n'ont été définitivement adoptées qu'au xv siècle ; elles sont également

MM

ne tu

iOKll Ci3 .8; .JKJ'-Î

usitées en Angleterre pour les femmes nobles (1} (fig. 19 et 20). Quant aux veuves, elles portent depuis le xvi« siècle (Jeux écus accolés (fig. 21), c'est-à-dire placés à coté l'un de l'autre; celui de droite est aux armes du mari, celui de gauche aux armes de la femme.

Fii'. 19. Eeu des demoiselles nobles. Fisr. iO.

Page 1