De la résolution des équations du quatrième degré
Je décompose l’équation générale du quatrième degré,
x* H- A x * + B x% -J- C x + D = o , en deux facteurs
(x* + Px + Q)(a?* + px + q)x^o i en la recomposant, j’ai
*4 + p*3 + qx, }
+ p xs + Vpx‘ + Qp x > = o.
+ q f‘ + P qx + Q q j
J’obtiens de-là quatre équations auxiliaires,
a B=Pp + Q + ^;
3 C = Qp + P q ;
3x6 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRF* n *-
J’ai de plus les deux inéquations pour le premier facteur ,
pour le deuxième ,
• q<hp'-
D’abord avec l’équation
Q = B — • Pp — <7 , et l’inéquation
Q<ipi,
j’obtiens
puis avec l’inéquation
je parviens, en mettant pour p sa valeur = A-P,
à cette inéquation du deuxième degré ,
qui donne
- p<i(A+ v/TÂ^BB),
Pour avoir la quasi-valeur dep, je mets A — p à la place de P , dans ces deux quasi- valeurs , et j’ai , pour la première,
p>ï(A — t/3Aa — 8 B ) ■,
pour la deuxième ,
p<KA+ V 3A*— 8B).
Ces deux dernières quasi - valeurs sont les mêmes que les deux premières ; mais dans un ordre renverse , d’où l’on voit que les deux quasi-valeurs de P sont les deux quasi-valeurs de l’équation P et p. . v
22g. J’aurai donc
v.. P<UA+ V/3A*— 8B) = <n,
et >• p>£(A — V 3 A‘ — 8B)= >t.
On peut conclure d’après le raisonnement qui a été fait ci-dessus (61 ) que n est la quasi-valeur de combinaison de la somme des deux plus grandes racines de la proposée, et que v est la quasi- valeur de la somme des deux plus petites racines.
On peut voir que la relation des deux premiers coëfficiens
est la même que celle qu’on a trouvée dans les deux premiers modes de solution.
Quand on a
les deux expressions de ri et n sont imaginaires. Il semble que, dans ce cas, il doit en résulter la même difficulté de calcul que dans les deux
3l8 TRAfTÉ ÉLÉMEKTAinK
modes pfécédens ; mais on verra que ce cas ne souffre aucune difficulté , et qu’on peut parvenir dans tous les cas à décomposer l’équation en facteurs réels, lors même que toutes les racines sont imaginaires.
a3o. Pour obtenir les quasi-valeurs de Q et y, je procède également de la première équation auxiliaire vers la quatrième, et, pour éviter toute discussion inutile sur la.direction du signe d’inéquation , j’employerai dorénavant le signe || , à l’exception des quasi-valeurs originelles n et t 7 dont je déterminerai la direction. J’ai donc de ï et 2 ,
Q || B — n V — q, et de 1 , a, 3,
? Il
Cette quasi-valeur est incomplète, parce qu’elle ne renferme pas la relation du dernier coefficient , elle servira à trouver la quasi -valeur deQ, par la quatrième équation auxiliaire, et j’ai
(n — *-)D C — - ( B — n tr ) v
En commençant par prendre
j’ai d’abord
Qll (B — B«r)n — C; d’où j’ai de même
Lapremière de ces deux quasi-valeurs appartient ou correspond à P, et la deuxième à p. Si l’on change dans cette dernière ri en t, et en n ; c’est-à-dire, si l’on change le signe du radical originel , on obtiendra la quasi-valeur de Q, et réciproquement.
Si l’on exprime n et m en valeurs de coëfficiens de la proposée , on a
o|[ 4Dl/3A»-8B
4Dy/~ 3 A* — 5 B
q (A1 — aB)(A + y/ 3A‘ — 8B) — 4C On peut encore donner aux deux quasi- valeurs de q et Q les deux formes suivantes :
( A — *• ) ( B — Ajr-f *■*} — O
255. Maintenant, pour compléter les quasivaleurs originelles » et n , je remonte en par-
tant de la quatrième équation auxiliaire vers la première ; je complète d’abord p en fonctions de sa quasi-valeur correspondante v , et j’ai immédiatement des deux équations 4 et 3 ,
Cv— kv'
j’aurais eu également ,