CHAPITRE II
parvient, grâce à cet instrument, à mettre exactement au centre du microscope l’objet à étudier.
Dans tous les cas, la platine fixe est terminée en arrière par un appendice sur lequel vient se fixer une colonne chargée de porter l’appareil optique, objectifs et oculaire; et c’est dans l’intérieur de cette pièce que se loge l’appareil destiné à produire le mouvement de haut en bas nécessaire à la mise au point.
Du miroir réflecteur. — Au-dessous de la platine est fixé le miroir destiné à réfléchir un faisceau de lumière sur la préparation.
Dans les microscopes droits le miroir est attaché à la base du pied (fig. 32), tandis que dans les microscopes inclinants (fig. 27) il est relié à la platine par une pièce spéciale; le miroir, en effet, doit suivre les mouvements de la platine et rester toujours dans l’axe du microscope.
Le miroir doit être plan d’un côté et concave de l’autre, et la courbure de ce dernier doit être telle que son foyer puisse tomber exactement sur le porte-objet.
Le miroir plan donne des rayons parallèles; il convient surtout aux faibles grossissements; le miroir concave concentre la lumière, en donnant un faisceau de rayons convergents, avantage précieux dans l’emploi des objectifs forts.
Ces miroirs sont en verre étamé au mercure ou à l’argent; on a essayé l’emploi des verres argentés à la surface, miroirs Foucault, mais il est tellement difficile d’entretenir le poli de ces miroirs que force a été de renoncer à leur usage. Cependant ces derniers avaient l’avantage de ne produire qu'une seule réflexion, tandis que les miroirs de verre en donnent deux, lune sur la surface extérieure du verre, l’autre sur celle de l’étamage, condition défavorable à la netteté des images. On arrive à porter remède à cet inconvénient en employant des verres extrêmement minces ; les deux faisceaux lumineux coïncident alors sensiblement.
Le miroir est monté sur un système d’articulations (fig. 27, 29),
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qui permet de le placer dans toutes les positions possibles, condition indispensable pour obtenir les effets de la lumière oblique.
Fier. 32.
Un système de coulisses permet de faire monter et descendre le miroir sans 1 écarter du centre du microscope.
Le miroir eclaireur Peut être remplacé par un prisme, et dans ce cas le faisceau réfléchi est simple et non doublé.
Tube porte-lentilles. - Ce tube n’est pas toujours de même longueur, et dans les microscopes anglais il prend un très grand développement; en France, cette longueur varie peu, elle est de
0m-° à Un tube troP lono rend le microscope incommode,
et nécessite l’emploi de tables d’une hauteur déterminée; enfin il en résulte une déperdition de lumière notable et que ne rachète nullement l’augmentation de grossissement que donne un éloignement plus considérable de l’oculaire.
Le tube est en général composé de deux parties glissant à frottement l’une dans l’autre. « L’avantage de cette combinaison est que non seulement elle permet d’augmenter ou de diminuer le grossissement en allongeant ou en raccourcissant le tube à volonté, mais qu’en outre on parvient de cette façon à mieux corriger ce qui reste d’aberration de sphéricité des objectifs. On peut aussi, comme l’a proposé M. Harting, faire graver sur le tube intérieur une échelle divisée en millimètres, et noter quelle est la hauteur ou la longueur la plus convenable pour chaque combinaison d'oculaire et d’objectif (*). »
Dans les tableaux des grossissements donnés par la combinaison des oculaires et des objectifs, les opticiens ont le soin d’indiquer deux séries de grossissements selon la longueur du tube : Tune plus faible le tube étant fermé, l'autre plus forte le tube étant ouvert.
L’extrémité inférieure du tube porte-lentilles se termine par une pièce conique, le nez, sur laquelle viennent se fixer les objectifs.
Le pas de vis employé par les divers constructeurs n’est pas le même, et c’est là un usage regrettable. Pour remédier à cet état de choses et permettre d’adapter à une monture des objectifs de pas différents, M. Vérick fabrique des pièces intermédiaires à pas calculé, de façon à permettre toutes les transpositions possibles.
Dans ces derniers temps, les micrographes anglais ont cherché une méthode rapide pour le montage des objectifs, qui dispense de tout vissage; nous décrirons en détail le modèle que vient de construire M. Nachet (fig. 33), lorsque nous parlerons de la manœuvre du microscope.
Au-dessus du cône est ordinairement placé un diaphragme destiné à éliminer les rayons qui divergent trop à leur sortie de l’objectif.
(’ ) Van Heurck, le Microscope, p. 30.
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L'intérieur du tube est enduit de couleur noire mate, destinée à empêcher toute réflexion.
Fig. 33.
La partie supérieure reçoit les oculaires; ceux-ci entrent dans e tube' à frottement libre, autrement dit a chute, afin de rendre eur mise en place et leur changement plus rapides.
Le tube du microscope est reçu dans un collier que porte une nèce horizontale fixée elle-même à l’extrémité libre de la colonne, 3t celle-ci renferme l’appareil de mise au point.
De l’appareil de mise au point. — La mise au point peut se taire par le simple glissement du tube dans le collier ou coulant , ou par la colonne, crémaillère et vis micrométrique. Enfin il convient d’ajouter, comme méthodes complémentaires, celles qui sont obtenues par la mobilité de l’oculaire ou par celle du nez.
Mise au point par le coulant. — Le tube porte-lentilles est reçu dans un collier ou coulant constitué par un tube fendu formant ressort. Il est facile de faire monter et descendre le tube dans le voulant et d’amener ainsi l’objectif à la distance voulue pour la mise au point. Cette manœuvre par le coulant est souvent itilisée dans les microscopes munis de vis micrométriques; elle constitue alors ce que les opticiens appellent le mouvement orornpt. Celui-ci peut être remplacé par une crémaillère adaptée m coulant (fuj. 34) ; il est important que cette crémaillère joue