CHAPITRE II
dans une glissière carrée, pour éviter tout déplacement latéral. Enfin cette crémaillère doit être à gliss.ement libre, c'est-à-dire qu’elle puisse, à un moment donné, sortir de sa rainure par le haut et permettre l’enlèvement complet du tube : opération nécessaire quelquefois pour la mise en place des objectifs.
Mise au point par la colonne. — Mais pour obtenir une mise \ au point complète dans les forts grossissements, ces deux moyens manquent de sensibilité; ils doivent être remplacés, ou mieux, complétés par l’emploi d’une vis micrométrique logée dans la colonne fixée sur la platine. Celle-ci se compose de deux tubes I glissant l’un dans l’autre : le tube extérieur est percé d’une rainure
dans laquelle glisse un coulisseau solidement fixé au tube intérieur, et maintenant en position le tube extérieur en empêchant tout mouvement sur son axe.
Un ressort d’acier à boudin emprisonné dans le tube central pousse vers le haut le tube extérieur mobile, qui lui-même porte tout l'appareil optique à l’extrémité d’un bras horizontal solidement fixé à son extrémité supérieure ( fig . 32). Dans l’espace laissé libre au centre du ressort à boudin passe un axe en acier; celui-ci , est maintenu à demeure dans sa partie inférieure, tandis qu’en haut il traverse librement la base du bras porte-tube. Cette extrémité est munie d’un pas de vis très fin, une vis micromètriquc ; un écrou moletté se meut sur cet axe et fait ainsi monter ou descendre > le tube extérieur en refoulant plus ou moins le ressort à boudin chargé de buter en haut le tube mobile, ou au contraire en le laissant agir; dans le premier cas, le bouton se manœuvre de droite à gauche et alors le porte-tube est abaissé ; dans le second, le bouton marche de gauche à droite et le porte-tube est porté en haut.
Mais par l’usage ce système se dérange, et il se produit un ballottage des plus nuisibles ; il est avantageusement remplacé par un sytème de tubes à trois faces : un fort ressort plat emprisonné entre eux empêche tout ballottement, et la forme triangulaire rend impossible tout déplacement autour de l’axe.
Dans tous les cas, la vis micrométrique doit être établie avec le plus grand soin.
« Pour qu’une vis micrométrique fonctionne bien, il faut qu’il n’y ait pas d’irrégularités de frottement et qu’il existe une tension constante. Ces conditions sont plus importantes qu’elles ne le paraissent à première vue ; en effet, ce n’est pas seulement avec ses yeux que le micrographe examine, il s’aide pour ainsi dire de ses mains, car il a besoin continuellement de faire varier le lieu de son observation, de voir plus ou moins profondément, et la perfection du mouvement de l’appareil lui est absolument nécessaire (*). »
Mise au point par le tube porte-lentilles. — Quelquefois le
P) Ranvier, op.cit., p. 9.