CHAPITRE II
ficultés s’accumulent de telle sorte, que bien rarement ce système est mis en usage.
Cependant, dans le cas d'une préparation qui ne demande qu'un faible grossissement, on peut utiliser le microscope de démonstration de M. Nachet (fig. 69). Cet instrument se tient à la main
comme une lorgnette; le miroir éclaireur est supprimé, et la mise au point des objectifs faibles étant assez étendue, il n’est pas besoin de la modifier.
Cet appareil peut également servir pour les observations en le plaçant sur un pied spécial (fîg. 70) muni d’un miroir éclaireur.
Le même constructeur a essayé de résoudre le problème en divisant l’image donnée par l’objectif au moyen de deux et même trois prismes, comme nous bavons dit plus haut. Mais l’emploi de cet instrument est entouré de véritables difficultés : il est d’une délicatesse extrême ; enfin les images sont fort peu éclairées , les prismes absorbant une grande quantité de lumière ; aussi sont-ils peu employés.
Des microscopes à projection. — Mais il existe une méthode très simple, essentiellement pratique, qui permet d'éliminer toutes
MICROSCOPES COMPOSÉS
ces difficultés et de montrer à un auditoire tout entier des images amplifiées d’objets microscopiques, images dans lesquelles l’éclairage et la netteté ne laissent rien à désirer.
L’origine des appareils à projection est déjà fort ancienne, et le point de départ de tous ces appareils est la simple lanterne magique
Fig. 70.
du P. Kircher. A son tour, Lieberkühn s’empara de cette idée pour l’appliquer au microscope; mais c’est au soleil qu’il eut recours pour éclairer son appareil : le microscope solaire.
Plus tard, ce même instrument revint en quelque sorte à son point de départ, en utilisant une source de lumière artificielle; mais alors c’était soit la lumière oxydrique, soit la lumière électrique, autrement puissantes, l’une et l’autre, que la lampe fumeuse du P. Kircher.