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CHAPITRE II

Toutes ces combinaisons reposent sur le principe de la lanterne magique; les rayons lumineux, qu’ils proviennent du soleil ou d’une lampe électrique, sont reçus par une lentille convergente chargée de les concentrer sur l’objet à amplifier; de là les rayons parviennent à un objectif placé un peu au delà de la distance focale de la première lentille; l’image amplifiée que fournit ce système optique est reçue sur un écran que l’on éloigne à volonté, suivant la grandeur que l’on veut donner à l’image.

Les différentes sources lumineuses employées dans ces appareils amènent quelques modifications dans leur construction. Nous aurons donc à décrire successivement le microscope solaire, le microscope à gaz oxydrique, enfin la lanterne à projection.

Microscope solaire. — Le microscope solaire actuellement en usage se compose des pièces suivantes (fig. 71) :

AB plaque de bois ou panneau d’un volet de fenêtre, exposée au soleil, percée d’une ouverture circulaire, qui doit être située exactement en face du tube I de l’instrument ;

a ,b plaque de cuivre fixée sur la précédente au moyen de boutons à vis ;

M miroir plan réflecteur, qui peut se mouvoir circulairement' à l’aide d’un bouton C qui fait tourner le disque D au moyen d’un engrenage ;

C second bouton qui imprime au réflecteur un mouvement vertical au moyen d’une roue dentée et d’une vis sans fin.

T tube conique qui porte à son extrémité évasée une grande lentille condensatrice ; le sommet du cône est terminé par un tube plus petit E qui reçoit un autre tube dont l’extrémité est garnie, près du porte-objet, d’un second condensateur, 1 efocus.

Cette lentille est rendue mobile, et l’on peut ainsi placer l’objet plus ou moins près de son foyer : condition importante, car certaines préparations exigent peu de lumière, et d’ailleurs il en est qui seraient brûlées ou tout au moins altérées si elles étaient placées exactement aux foyers des condensateurs.

La platine porte-objet N est formée de deux plaques, qui s'écartent et se rapprochent à volonté au moyen de petits ressorts hélicoïdes.

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H est une tige carrée, que le bouton d’engrenage F fait glisser dans , une boîte G, à l’extrémité de laquelle se trouve fixée à angle droit , une pièce rigide K qui reçoit les lentilles, et dans certaines circonstances une lentille concave. Une vis de rappel L permet de mettre exactement au foyer. La lentille concave est employée lorsque, par

Fig. 71. ♦

suite d’un défaut de recul, les images ne sont pas agrandies suffisamment.

Le microscope solaire, très fort à la mode pendant un certain temps, est assez rarement employé maintenant; on lui préfère, avec quelques raisons, les combinaisons suivantes :

Microscope à gaz oxydrique. — La lumière oxydrique, ou de

Drummond, estproduite par l’incandescence d’un cylindre de cliaux, obtenue par un jet de gaz hydrogène mélangé à de l’oxygène et projetée sur la chaux par un chalumeau.

Dans les premiers appareils, le mélange des deux gaz était renfermé dans des cloches en métal et brûlé dans des chalumeaux dont l’extrémité était garnie de nombreuses rondelles de toile mé-

Fig. 72.

ta'llique afin d’obliger le mélange gazeux à brûler seulement à l’orifice de sortie du chalumeau ; mais parfois l’inflammation se communiquait à la masse du mélange, et il en résultait de dangereuses explosions : nous savons trop par expérience ce que produit dans un laboratoire un accident de ce genre.

Aujourd’hui, grâce à un artifice bien simple, cet accident n’est

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plus à redouter : les deux gaz sont emmagasinés dans des réservoirs séparés ; ils arrivent séparément sur le cylindre de chaux et ne se mélangent que dans la flamme elle-même.

Cet effet est obtenu par un chalumeau à deux branches (fig. 72); celles-ci se réunissent à leur extrémité, et dans les modèles les plus perfectionnés, les deux tubes sont engainés l’un dans l’autre ; le tube central à ouverture très rétrécie amène l’oxygène, tandis que l’hydrogène forme une véritable couronne de feu, qui brûle entièrement l’oxygène et donne alors une flamme assez chaude pour rendre incandescent le cylindre de chaux.

» Ce chalumeau est placé sur un support mobile, qui permet de mettre exactement au foyer de l’appareil le cylindre incandescent.

L’appareil se compose (fig. 73) d’une lanterne dans laquelle

Fig 73.

trouve place le chalumeau, et d’un appareil optique fixé à l’une de ses faces. Celui-ci est formé d’un système de lentilles convergentes chargées de projeter sur la préparation enfermée dans un porteobjet à ressorts semblable à celui du microscope solaire; au delà

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