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IMMERSION ET A CORRECTION

Les faibles grossissements s’obtiennent à l’aide du corps du microscope raccourci, et le chiffre plus élevé avec le corps complètement tiré.

Les constructeurs que nous venons de citer ne s’occupent que de la fabrication des microscopes de laboratoire; il nous reste à exa-

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miner les instruments plus spéciaux que le micrographe est appelé i\ employer dans certaines circonstances : microscope de polarisation, lanternes à projection. Nous aurons à citer les instruments de MM. Dubosc, Ducretet et Molteni :

Appareils spéciaux.

Appareils de M. Dubosc (*).

Microscope polarisant. — Le microscope polarisant de M. Dubosc est fréquemment employé dans les laboratoires, et les dernières modifications apportées à l’ancien modèle ont fait de cet instrument un excellent appareil.

Le système éclairant est composé de trois lentilles de diamètres inégaux, la plus grande biconvexe tournée vers une pile de glace chargée de polariser la lumière par réflexion. Un miroir articulé indépendant est chargé de réfléchir la lumière sur la pile de glace.

Lorsqu’on veut opérer dans la lumière convergente, émergeant de l’appareil éclairant dont nous venons de parler, on place la lame biréfringente à expérimenter dans une pince porte-cristal, pouvant tourner sur elle-même, et fixée au-dessus de l’appareil éclaireur. Cette pince porte un secteur gradué, ce qui permet de mesurer son inclinaison sur l’axe du microscope.

Au-dessus se trouve le tube du microscope, muni de ses objectifs, de son oculaire et d’un prisme de Nicol.

Lorsque l’on veut opérer dans la lumière parallèle, le cristal se place entre l'oculaire et l’analyseur dans une fente ménagée à cet effet.

L'instrument est relié à la colonne qui supporte ces différentes pièces par une articulation à genou; il peut ainsi se placer horizontalement. Une pièce spéciale permet alors de fixer une petite cuve en verre dans laquelle on plonge la pince porte-cristal lorsque l'on veut opérer dans un liquide pour mesurer l’écartement des axes.

( 1 ) Rue de l’Odéon, 21.

Par une simple modification, cet instrument peut être facilement transformé en appareil de Norremberg.

Appareil de Norremberg, modifié par Weatstone (fig. 121). —

Fig. 121.

Weatstone a fait construire par M. Dubosc un appareil spécial, à miroir d argent et ressemblant à un appareil de Norremberg.

MICROSCOPES COMPOSÉS

dont les deux montants sont articulés en deux points vers le bas. La lumière, polarisée par un miroir de verre noir placé sur le socle de l'instrument, entre les deux montants, est renvoyée à travers l’ouverture d’un diaphragme circulaire, au-dessus duquel est un porte-cristal. Un miroir argenté, incliné de 18° sur les rayons polarisés réfléchis, leur imprime la polarisation elliptique ; ces rayons traversent ensuite un second porte-cristal et pénètrent dans l’analyseur supérieur. Le diaphragme inférieur est composé de deux parties annulaires, dont l’intérieure est mobile sur elle-même et porte tout le système supérieur, de manière que l’on peut faire tourner le miroir argenté autour du rayon polarisé réfléchi par le miroir de verre noir.

En redressant l’appareil , remplaçant ce miroir par une glace étamée et le miroir d’argent par une simple glace, on obtient la disposition de l’appareil ordinaire de Norremberg.

Le prix de cet instrument est de 450 fr.

Appareil h projection pour les phénomènes de la polarisation ( fig . 122). — « Cet appareil consiste en une règle à coulisse horizontale portant un tube à polariseur P et un système analyseur DA, qui se fixent au moyen de vis de pression. L’ouverture E du tube P se place en face de celle d’une source de lumière munie d’une lentille qui rend les rayons parallèles. En P sont deux prismes en spath d’Islande, à arêtes parallèles à leur axe optique et dont les effets s’ajoutent. Chacun d’eux est accompagné d’un prisme en crown qui détruit la déviation du rayon ordinaire polarisé dans la section principale pendant que le rayon extraordinaire, dévié de 11° environ, est rejeté loin de l’axe de l’appareil. En T est un disque tournant à ouvertures variables, et en C une tubulure à laquelle on ajuste les lames cristallines.

« Le système analyseur DA contient en L une lentille convergente qui projette sur un écran éloigné l’image de l’ouverture C et porte en A un spath à faces parallèles qui donne deux images, dont une, l’image ordinaire, se forme sur le prolongement de l’axe de l’appareil.

« Si l’on enlève la lame cristalline placée en C et si l’on fait

tourner l’analyseur A, on voit l’image extraordinaire tourner autour de l’image ordinaire, et ces images varier d’intensité suivant les lois connues. En superposant un second spath en A, après avoir enlevé les prismes polariseurs placés en P, on peut répéter l’expérience des spaths croisés. Si, enfin, on place en C une lame mince

Fig. 122.

parallèle à l’axe d’un cristal biréfringent, on observe les effets de coloration.

« Quand on veut opérer sur une large lame, on remplace le système analyseur P (fig. 122) par le système EA (fig. 123), et l’on rend divergents les rayons qui émanent du polariseur ET, de manière à éclairer toute la surface de la lame. La pièce P étant enlevée, on adapte en F une lentille qui fait converger les rayons parallèles

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en un focus placé un peu au delà du trou du disque tournant 1’; les rayons se croisent et viennent éclairer la lame placée en L. Cette lame est appliquée contre une lentille convergente, qui joue le rôle de la lame-boule de lanterne magique, et une seconde

lentille, placée en A, un peu en avant du prisme de Nicol, donne sur un écran une image de cette lame, que l’on rend nette en enfonçant plus ou moins le tube A, qui contient le nicol et sa lentille (l) ».

Lanterne k projection. — Nous avons décrit déjà, page 95, la lanterne simple à projection que construit M. Dubosc, et la fig. 73 représente cet appareil muni d’un microscope et éclairé par la lumière Drummond. On peut à volonté remplacer le microscope

P i Daguin, Traité de Physique , t. IV, p. 672.

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