EH AUTRE II
par un système optique destiné à projeter des photographies transparentes.
Cette lanterne, munie d'un microscope et du nouveau régulateur à recul de Dubosc, coûte 800 fr.
Nouvelle lanterne double ( fig . 74, p. 97). — Les dispositions adoptées pour cet appareil sont des plus ingénieuses, et nous les avons décrites page 97. C’est là certainement le modèle le plus perfectionné qu’ait construit jusqu’à présent M. Duhosc et 1 un des meilleurs que l’on trouve actuellement dans le commerce.
Appareil de projection pour les coips horizontaux (fig. 124).
Dans bien des circonstances, il est nécessaire de laisser dans
MICROSCOPES COMPOSÉS
n ne position horizontale les objets que l’on veut projeter : tel est le cas des objets nageant dans un liquide. Pour ceux-ci, M. Dubosc a imaginé un appareil de projection spécial, qui s’emploie concurremment avec une lanterne éclairante. Le faisceau parallèle sortant de la lanterne est réfléchi de bas en haut par un miroir plan incliné à 45°, et, resserré par une lentille faisant office de condenseur, traverse l’objectif placé au-dessus, et est réfléchi totalement par un prisme rectangulaire, qui projette sur un écran vertical l'image des objets posés horizontalement sur une tablette é vidée fixée au-dessus du miroir. L’objectif peut être déplacé verticalement au moyen d’une crémaillère avec le prisme, et la mise au point se fait alors très facilement. — L’appareil, ainsi construit, coûte 250 fr.
Appareils de M . Ducretet i1).
M. Ducretet a mis tout récemment dans le commerce un microscope polarisant, combiné par M. Nodot ( fig . 125).
Cet instrument permet à la fois d’observer directement les effets de la lumière polarisée dans les cristaux et de les projeter; un changement très simple permet de passer d’un usage à l’autre. Le polariseur est une pile de glaces éclairée par un miroir; l’analyseur est un nicol. On peut faire les observations, soit dans la lumière parallèle, soit dans la lumière convergente.
Voici quelques indications sur le mode d’emploi de cet excellent appareil.
Observation directe ( fig . 125). — Une pile de glaces G de large surface, éclairée par un miroir mobile G', sert de polariseur; un nicol N, de petite dimension, placé au-dessous de la première lentille L, sert d’analyseur.
Le système éclairant comprend les trois lentilles convergentes inférieures, il concentre la lumière polarisée sur le cristal h observer, placé entre les deux lentilles demi-boules 5 et G.
Les rayons traversent ensuite les lentilles supérieures qui for-
I1) Rue des Feuillantines, 75, à Paris.
ment l’objectif et l’oculaire du microscope. L’un et l'autre se déplacent à l’aide d’une crémaillère pour la mise au point. L’écran EC arrête les rayons extérieurs qui produiraient des effets nuisibles. La monture de la lentille demi-boule est à plaque tour-
nante avec graduation, elle permet l’orientation du cristal placé au-dessus de cette demi-boule.
Lorsque l’on veut opérer en lumière convergente , le cristal à observer est placé entre les deux lentilles demi-boules 5 et 6 ; la mise au point obtenue, on verra de très belles franges si la lame
MICROSCOPES COMPOSÉS
peut en donner dans la lumière blanche : le nieol a été, bien entendu, amené à l’extinction.
La mesure de l’écartement des axes s’effectue au moyen d’un goniomètre. En superposant à la plaque tournante de la lentille demi-boule 6 le petit goniomètre G Ifïg. 126-4) avec tige à pince P pour recevoir le cristal, il est facile, en orientant cette tige à 45° du plan de polarisation, de mesurer l’écartement apparent des axes
dans l’air, pourvu que cet écartement ne soit pas supérieur à 135°. Lorsque cet angle dépasse cette mesure, la mesure de l’écartement des axes doit se faire dans l’huile. L’appareil est alors placé horizontalement, la pile de glace tournée sur elle-même de 90° est amenée de façon à recevoir un éclairage direct. Entre les deux demi-boules 5 et 6, on fixe sur le support S de l’instrument le pont PPP qui supporte le goniomètre G' (fîg. 126-5). Une cuve G (fig. 126-6) en glace à faces parallèles est posée sur le pont PPP; elle contient un liquide réfringent (huile). Le cristal est fixé à l’extrémité de la pince du goniomètre G' et plonge dans le liquide