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à notre avis, de beaucoup le plus commode pour les dissections. Afin d’éviter toute perte de temps en changeant les lentilles, cet appareil porte deux bras articulés à chacun desquels vient se fixer une loupe de pouvoir différent; il est donc facile de changer rapidement le grossissement, et d’amener sur le point à examiner l’une ou l’autre de ces deux lentilles. Mais, outre cet avantage, l’appareil de M. de Lacaze-Duthiers est muni d’une troisième loupe de grand diamètre, destinée à concentrer la lumière, ce qui devient souvent fort utile dans certaines dissections. Enfin un carton noirci peut s’adapter dans une rainure pratiquée autour
de cette lentille éclairante, et former un large écran qui préserve l’observateur d’une trop vive lumière.
Les loupes ainsi montées ne peuvent servir que pour l’examen des objets éclairés directement; aussi ne peut-on utiliser que celles d’un faible pouvoir grossissant; car, dans ce cas, la grande distance focale des lentilles permet aux rayons lumineux de passer facilement entre celles-ci et l’objet. Dans les fortes amplifications, la loupe est tellement rapprochée de l’objet, que la tête de l’observateur arrête toute lumière ; il faut alors avoir recours au microscope simple et à l’éclairage par transparence.
Les plus forts grossissements à employer avec les loupes montées ne doivent pas dépasser 12 à 15 diamètres; au delà, toute dissection devient impossible.
IL — De l’emploi du microscope simple.
Le microscope simple, beaucoup trop délaissé depuis quelque temps, est cependant un instrument fort utile et qui peut rendre les plus grands services si l’on sait en user convenablement. Dans les dissections il a l’immense avantage de ne pas renverser les images, comme le microscope composé, et à la condition de ne pas lui demander des grossissements exagérés, il donne d’excellents résultats comme microscope d’observation.
Nous avons cherché à expliquer ( p. 24 ) la défaveur dans laquelle est tombé le microscope simple, et nous avons indiqué, comme une des causes principales, certains défauts de construction, faciles cependant à corriger. Les botanistes usent très souvent du microscope simple; presque toujours une préparation de fleur, par exemple, est commencée sur le microscope simple, et plus complètement étudiée sur le microscope composé.
Nous ne reviendrons pas ici sur les qualités ou les défauts des différents modèles; mais le lecteur ne sera pas surpris que nous ayons choisi, pour décrire la manœuvre du microscope simple, le modèle que nous avons combiné et que construit M. Molteni.
Du reste, les indications que nous allons donner seront facile-
ment applicables aux modèles des autres constructeurs, et il sera toujours possible d’obtenir des effets semblables avec l’un ou l’autre de ces modèles ; la seule différence résidera dans la facilité de manœuvre plus ou moins grande de chacun d’eux.
Mise en place du microscope. Éclairage. — Le microscope (flg. 137), étant posé sur une table solide et devant une fenêtre
x Fig. 137.
convenablement éclairée, est orienté de façon à permettre à la lumière de tomber directement sur le miroir éclaireur enchâssé dans le pied de l’instrument.
Avec les différents microscropes simples munis d’appuis fixes pour les mains, cette orientation demande quelques tâtonnements, car la lumière ne peut atteindre le miroir que par la face antérieure de l’instrument. Avec les modèles de Chevalier, l’espace ouvert à la lumière est déjà plus considérable, mais avec le microscope Molteni la lumière peut arriver de tous côtés.
Nous conseillerons de placer l’instrument un peu obliquement, de telle sorte que le bouton moletté se trouve à droite de l’obser-
vateyr. Dans tous les cas, il faut alors orienter le miroir de façon à projeter les rayons lumineux dans l’axe du microscope, afin d’éclairer fortement l’objet à observer. Quelques mouvements imprimés au miroir permettront d’obtenir facilement ce résultat. Avec le microscope simple, cette opération est d'une grande simplicité; il n’en est pas de même avec le microscope composé, et lors de l’emploi des forts grossissements, la position du miroir est quelquefois difficile à trouver.
Emploi des loupes simples et des doublets. — La préparation étant mise en place sur le porte-objet, il convient de choisir la loupe ou le doublet le plus convenable à l’observation. Il faut tout d’abord faire usage d’un faible grossissement; il est facile J, alors de prendre une idée générale de l’objet; sa mise en place est plus facile.
Emploi des loupes triples de Prazmowski. — Pour ces faibles amplifications, les loupes triples de M. Prazmowski sont excellentes, elles donnent un champ considérable et ne déforment pas les lignes extrêmes, comme le font en général les loupes ordinaires.
Manipulations. — La préparation étant convenablement arrêtée, on la fixe au moyen des valets, puis on peut user d’un grossissement plus considérable.
La mise en place de la loupe se fait très facilement, grâce au pivot autour duquel peut tourner le bras porte-loupe, enfin le mouvement d’avant en arrière que donnent soit une crémaillère, soit une vis de rappel, ou plus simplement une coulisse, permet d’amener exactement à la place voulue le système amplifiant.
Dans le modèle Molteni la table est formée en quelque sorte par une glace transparente, et il devient facile d’examiner de larges surfaces. Nous l’avons déjà dit, et nous ne saurions trop le répéter, il ne faut jamais demander au microscope simple de fortes amplifications; par conséquent il y a toujours lieu de