‹ Traité élémentaire du microscopeChapitre 85 sur 105 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Un scalpel;

Deux petites boules de cire lestées.

Ces boules se font avec de la cire ordinaire, à laquelle on incorpore de petits fragments de plomb, et ceux-ci doivent être en quantité différente suivant la force des fils que Ton doit employer. D’une manière générale, tous les fils d’un même cocon possèdent la même force; aussi les boules, une fois réglées sur un fil extrait d’un cocon déterminé, peuvent servir pour toutes les opérations faites avec lui. Voici en quoi consiste le réglage de ces boules : On fait tout d'abord deux petites masses de cire de la grosseur d’un pois, et l’on incorpore à chacune d’elles une quantité à peu près égale de lamelles de plomb obtenues en raclant une balle ; en malaxant entre les doigts la cire et le plomb, on arrive à faire une masse dans laquelle les particules sont uniformément réparties. Ces deux boules ainsi lestées doivent maintenant être réglées ; à cet effet, on enlève avec les pinces un fil du cocon, et l’on attache à son extrémité une boule ; cette opération se fait très facilement en pratiquant une fente dans la cire au moyen du scalpel ou de l’ongle : il suffit, pour attacher le fil, de rapprocher les deux lèvres de la fente, et le fil est emprisonné dans la cire ; si la boule est trop lourde, le fil se rompt sous son poids; il faut alors, par des essais successifs, arrivera obtenir une masse de cire suffisante pour tendre le fil, et cependant assez légère pour ne pas amener sa rupture.

Il est très facile d’enlever de la boule de cire de très petites quantités, en malaxant entre les doigts et enlevant au scalpel la cire en trop. Les deux masses lestées doivent être réglées séparément d’abord, puis en même temps. A cet effet, les deux bouts du fil sont pincés par les deux boules, et le tout est placé sur l’extrémité d’un tube ouvert, les deux boules pendant librement de chaque côté.

L’opération, ainsi préparée, n’offrira plus aucune difficulté; le fil étant enlevé du cocon et pincé à chaque extrémité par une boule est porté sur le tube de l’oculaire; au moyen d’une aiguille emmanchée, on l’amène, en le soulevant , exactement à la place

de l'emploi du microscope composé. 273

qu’il doit occuper; puis, au moyen d’un fil de cuivre chauffé à la lampe, la cire qui garnit l’encoche est légèrement fondue; le fil est alors fixé; il ne reste plus qu’à couper, au moyen du scalpel, les deux bouts qui dépassent le tube porte-réticule.

Cette opération, longue à décrire, s’effectue très rapidement, à la condition de suivre minutieusement la marche que nous venons d’indiquer; il est surtout important de bien régler tout d’abord le lest des deux boules de cire; car il est nécessaire d’obtenir une tension assez forte du fil, sans l’exagérer au point de le rompre.

Appareils de polarisation. — • Presque toutes les recherches lithologiques se font à l’aide de la lumière polarisée ; aussi convient-il de donner une attention toute particulière aux différentes parties de l’appareil de polarisation.

Le polarisateur sera bien exactement centré au-dessous de la platine, et il est fort utile de pouvoir élever et abaisser tout le système (nicol et lentille condensatrice), afin de le ramener exactement au point voulu, suivant l’épaisseur de la lame porte-objet.

L’analyseur se place tantôt au-dessus de l’objectif, tantôt audessus de l’oculaire; la première méthode a l’avantage de rétrécir moins le champ de l’appareil que la seconde.

Enfin le système de prisme de M. Prazmowski a, d’une manière générale, l’immense avantage d’agrandir considérablement le champ de l’image; il serait donc préférable d’employer ce système plutôt que Gelui des niçois ordinaires.

Il est bon de dire que, lorsque l’analyseur est placé au-dessus de l’oculaire, l’extinction produite par les niçois croisés est certainement plus complète que dans le cas contraire; cet effet se comprend aisément, par ce fait que, lorsque l’analyseur se trouve très près de l’objectif, des rayons ordinaires arrivent à l’oculaire en meme temps que le rayon extraordinaire et empêchent, par leur présence, une extinction totale.

Goniomètres. — Les goniomètres servent à mesurer les angles Trutat. — Microscope. jg

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