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CHAPITRE V

vibrations des niçois et les hyperboles nettement dessinées, si l’on avance lentement entre cette plaque et l’analyseur une plaque de quartz dont une des faces est parallèle à Taxe optique, tandis que l’autre fait avec elle son angle de 5°; et si l’on prend la précaution de rendre un axe principal tantôt perpendiculaire, tantôt parallèle au plan d’axe de la plaque à examiner (ligne de réunion des deux hyperboles), on verra dans l’un des cas les anneaux centraux marcher de la périphérie du champ visuel vers le centre, par conséquent s’agrandir, tandis que les lemniscates extérieurs marcheront du centre vers la circonférence. Si ce fait se produit lorsque l’axe principal de la plaque marche parallèlement au plan optique, cette plaque doit avoir le signe opposé à celui du quartz : donc être négative, tandis que la bissectrice doit être positive, comme dans le quartz lui-même.

« Si l'on place la plaque de cristal perpendiculairement au plan de l’axe optique, le rapport est changé.

« Les mêmes effets peuvent se produire avec une lame de quartz, à faces parallèles, en l’introduisant entre l’analyseur et le système supérieur de lentilles que l’on a suffisamment écarté. On met alors la plaque de quartz dans la direction tantôt d’une des sections principales de la plaque à examiner, tantôt dans l’autre. On obtient alors l’agrandissement des anneaux quand Taxe du quartz et celui de la plus grande élasticité de la plaque à examiner ont la même direction (*). »

Enfin il devient nécessaire dans certains cas de mesurer l’angle que font entre eux les axes optiques des minéraux à deux axes : l’appareil que nous avons déjà décrit sous le nom de goniomètre à cuve ( fîg. 170), et qui accompagne le microscope de M. Bertrand, permet d’effectuer facilement cette mesure.

La lamelle est placée entre les deux branches de la pince que tient la tige mobile du goniomètre, et l’on amène successivement les pôles des deux systèmes de courbe à l’intersection des deux fils du réticule de l’oculaire ; en inclinant la lamelle dans

C ) Fouqué et Lévy, op. cil., p. 103.

deux sens opposés, une simple lecture sur le limbe donnera la valeur de l’angle cherché.

Lorsque cet angle des axes optiques est supérieur à 135°, la mesure de leur inclinaison ne peut avoir lieu dans l’air; il faut alors plonger la lamelle dans un milieu plus réfringent : tel que l'huile ou le sulfure de carbone, de manière à redresser la face de la sortie des rayons émergents. La cuve à l’huile de M. Bertrand {fig. 170) est excellente dans ce cas.

Fig. 170.

Étude des phénomènes de polarisation avec le microscope polarisant de M. Nodot. — Une étude préparatoire des phénomènes de polarisation est absolument indispensable pour tout observateur qui se propose de diriger ses recherches du côté de la lithologie microscopique.

Il doit, avant toute chose, bien connaître les phénomènes optiques que donnent les différents cristaux lorsqu’ils sont étudiés dans la lumière polarisée.

Il faut se procurer tout d’abord des lames minces d’espèces déterminées, et les étudier minutieusement afin de bien reconnaître les caractères de chacune d’elles.

Nul instrument n’est alors plus commode que le microscope polarisant de Nodot, construit par M. Ducretet, et que nous avons décrit page 153.

Nous ne reviendrons pas sur les détails d’emploi que nous avons déjà donnés; mais nous indiquerons sommairement, d’après la

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