‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interneChapitre 3 sur 140 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

rique, expriment plutôt les rêves de l’imagination que le langage de la nature.

J’ai distribué toutes les maladies en neuf classes, ce sont: 1° les fièvres ; 2° les maladies constituées par un vice de proportion du sang ; 5° les inflammations ; 4° les secrétions morbides ; 5° les empoisonnements ; 6° les lésions de nutrition ; 7° les transformations organiques et les produits morbides accidentels ; 8° les névroses; 9° les maladies spéciales à certains organes. C’est après mûre réflexion et non sans avoir pris l’avis de personnes éclairées que je me suis décidé à suivre cet ordre; cependant j’ai bâte de dire que je ne le crois pas à l’abri de tout reproche. J’espère qu’on sera surtout indulgent pour celte partie de mon travail ; car ses imperfections ne dépendent pas seulement de mon impuissance, mais elles proviennent aussi de l’état de la science. Personne peut-être aujourd’hui ne croit avec Gaubius qu’il soit possible d’établir une classification nosologique aussi régulière que celles qu’on admire en histoire naturelle, attendu que les maladies n’ont pas des caractères fixes et faciles à saisir comme les animaux et les plante^.

J’ai exclusivement traité dans ce livre de la pathologie spéciale, sans donner aucune de ces généralités qui appartiennent à la pathologie générale et à la séméiotique ; qu’aurais-je dit, en effet, qui ne fût exprimé bien mieux que je n’aurais pu le dire, dans l’ouvrage si éminemment classique de M. le professeur Chomel, livre qui est sans contredit l’introduction la plus remarquable que nous ayons à l’étude de la médecine pratique?

Quoique par son titre mon ouvrage s’adresse particulièrement à ceux qui entrent dans la carrière médicale, j’ose espérer néanmoins qu’il pourra servir également aux praticiens. Si je suis parvenu à faire une œuvre utile aux uns et aux autres, mes efforts auront obtenu la plus douce récompense que j’ambitionne.

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