DE LA CONGESTION PULMONAIRE
ment chez les personnes jeunes, c’est-à-dire de vingt à quarante ans. On les observe chez les sujets sanguins et pléthoriques, et peut-être plus fréquemment encore chez les individus d’un tempérament lymphatique et qui ont les attributs que nous indiquerons plus tard chez ceux qui sont prédisposés à la phthisie pulmonaire. Les maladies du cœur paraissent être une cause efficace de congestions actives. Nous ne savons rien de positif sur l’influence exercée par les professions. Il est, au contraire, bien constaté que les extrêmes de température , et surtout que les chaleurs de la canicule produisent un grand nombre de congestions pulmonaires; ainsi on a vu souvent la maladie survenir après une exposition trop longtemps prolongée ou à un froid intense ou à un soleil ardent. Chez d’autres la congestion a succédé à des excès alcooliques ou à l’inspiration du gaz acide carbonique, même dans les cas où l’asphysie n’a pas été complète. Les congestions sanguines actives des poumons ont fréquemment lieu dans le cours de certaines maladies ; je citerai en particulier les tubercules pulmonaires, les maladies du cœur, et suivant Avenbrugger et Corvisart, les fièvres éruptives dans leur stade d’invasion, circonstance que je n’ai pas encore suffisamment vérifiée.
Traitement . — La saignée générale est le moyen par excellence pour combattre la congestion pulmonaire. On y joindra , si c’est nécessaire, la série des moyens dont nous avons parlé précédemment dans les généralités.
Beaucoup de personnes blâment l’emploi des révulsifs sur les parois de I la poitrine, car, loin de combattre la congestion, elles regardent au contraire ces agents comme devant l’augmenter. Je ne partage pas ces craintes,
; car des faits nombreux m’ont démontré qu’un des meilleurs moyens de combattre les congestions actives, qui ont résisté aux saignées générales et aux dérivatifs sur le tube digestif, consiste dans l’applica- ! lion des ventouses sèches ou scarifiées sur les parois de la poitrine, ou bien enfin d’un ou plusieurs vésicatoires volants.