‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interneChapitre 88 sur 140 · DE LA PÉRITONITE AIGUE CONSÉCUTIVE · texte numérisé non relu

DE LA PÉRITONITE AIGUE CONSÉCUTIVE

n’est pas vrai d’ailleurs que, dans les cas qu’on cite comme des exemples de fièvres puerpérale sans lésions , celles-ci aient réellement fait défaut ; elles étaient seulement peu nombreuses. Enfin, si, dans quelques cas, je le répète , excessivement rares , on n’a rencontré aucune lésion appréciable dans les solides, cela n’a eu lieu que lorsque la maladie, suivant une marche rapide et foudroyante , n’a pas eu le temps de se caractériser et n’a pas permis à l’inflammation de dépasser la période congestive; ceci n’offre rien d’extraordinaire et qu’on ne retrouve dans quelques autres maladies analogues.

Dans l’état actuel des choses, il faut regarder les femmes en couches comme étant, parle fait seul de l’état puerpéral , éminemment prédisposées à contracter certaines phlegmasies qui , en raison de cette même condition étiologique , suivent une marche plus rapide. Ajoutons en .outre que les maladies puerpérales, phlébite, péritonite, lymphite, régnant souvent épidémiquement, éprouvent en raison de cette circonstance des modifications dans leur marche et leur physionomie, sans impliquer néanmoins un changement de nature. Nous concluons que la fièvre puerpérale n’existe pas , que les symptômes qu’on a rattachés à cette maladie dépendent toujours d’une phlébite utérine, d’un état de putrescence ou de gangrène de l’utérus , et avant tout d’une péritonite ou d’une métro-péritonite; que la gravité des symptômes, leur marche rapide, et la disproportion qui existe quelquefois entre les lésions cadavériques, s’expliquent par la constitution épidémique et par l’état puerpéral, qui par lui-même constitue une prédisposition aux maladies précédentes, et est de plus une circonstance aggravante.

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