‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne v. 1Chapitre 15 sur 118 · I -1 . .piVlle soil disnvh' on ronllni'nhî · texte numérisé non relu

I -1 . .piVlle soil disnvh' on ronllni'nhî

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"* uiw' N«K thèse de M. Cliaignouu, n" 21. Paris, lbi7.}

nenx, le bismuth, et une petite quantité croDÎum par la bonche ou eo laTemenL C*est contre cet accident que Lassonnc conseillait, dans les Mémoires de,ia Société royale de médecine (an 1779), c<%me un remède souverain, Tusagé du lait qu'il coupait avec la tisane de racine de |)ersil. N'oublions pas que chez les enfants, U diarrhée est plutôt utile que nuisible dans le second état de la maladie, et qu'on ne doit intenenir que dans les cas où, par son abondance, elle constitue une véritable complication.

Lorsque les malades sont agités, inquiets, tourmentés par Tinsomnie, on les calme souvent en donnant un bain tiède d'une demi-heure de durée. Je crois aoisî qu'en pareil cas on i>eut, à l'exemple de Sydenham, prescrire une pré[)aratioD opiacée. Ce grand médecin donnait tous les soirs quatoi'ze gouttes de son lau. danum, et cela à partir du cinquième jour jusqu'à la (j^i de là maladie. Les craintes que ce médicament inspire encore à quelques |)ersonnes ne sont donc pas justifiées. Cnllen en donnait à presque tous ses malades dès le cinquième jour et pendant tout le cours de l'aiïection; il ne le proscrivait que pendant l'état inflammatoire. Disons euûn que Morton, AVerlhof, Freind, Boerhaave , Van Swieten, de Haen, out reconnu également Tutilité des opiacés dans le traitement de la variole.

Sydenham vonlait que les malades restassent levés pendant les cinq ou six première jours de l'éruption ; il en agissait ainsi chez les enfants et pendant l'été : 0 a\ait cru reconnaître qu'il prévenait par celte précaution la tendance aux hémorrii^es passives. Les avantages de cette pratique n'ont pas encore été suffisamment démontrés ; mais tout le monde (»t d'accord |)our recommander un air pur, frais et souvent renouvelé. On veillera aussi à la propreté du lit. Ces précautions sont surtout nécessaires chez les malades qui ont des sueurs abondantes, sueuni qui, d'après Home et Borsieri, seraient un obstacle à la sortie et au développement des pustules.

Cependant, dans un grand nombre de cas, le traitement de la varioh; ne peut être aussi simple. Lorsqu'en effet il y a dès le commencement de raiïection une violente réaction fébrile, lorsque le ix)uls est large'et dur, lorsque l'on observe les signes de c[uelque congestion viscérale, on devra pratiquer aussitôt une saignée générale ou locale ; mais il faudra toujours n'employer les émissions sanguines qu'avec la plus grande réserve, et lorsque Tindicatiou est positive. Nous ne saurions par conséquent conseiller d'imiter la conduite de Mead, qui regardait les éinisaious sanguines comme le premier et le plus nécessaire de tous les remèdes, et qui, Gonséi[uent avec cette doctrine erronée, pratiquait deux ou trois saignées dinsles deux ou trois premiers jours de la maladie, et ne craignait |)as d'y revenir iDême pendant la période de suppuration, lorsque la chaleur fébrile était trop vive. S;denliam agissait de même et donnait ensuite un purgatif; mais cette pratique n'a pas reçu la sanction de l'expérience ; sans la proscrire absolument, je crois qu'elle ne peut être qu'exceptionnelle, et justifiée seulement par une prédomi- •nance inflammatoire et des symptômes de congestion vers les organes essentiels. ^1. BouUlaad se loue aussi de l'application qu'il a faite au traitement de la variole 4 (influente de sa méthode des saignées coup sur coup, sans pourtant la pousser diivsi loin que dans les phlegmasies franches. Mais ce professeur u'a apporté aucune «^rie de CuH en faveur de ce mode de traitement que presque tous les praticiens lepoussem, et qui déjà avait trouvé, dans le siècle dernier, deux ardents défenseurs dans Chine et dans Sylva.

Il est diflBdle dédire la coodaHa qu'il faut tenir dans les varioles graves cpi

8*accompagnent d'un tronblc considérable du sysièmc nerveux. Les saignées, les antispasmodiques» comme le camphre %t le musc, aifti que les put^atifs, échouent presque toujours ; dans ce cas, br plupart d^médecins ont alors recours aux révulsifs cutanés, tels que siuapismes ou vésicatoires. iMais ces moyens sont sans eiïet; ils sont en outre irrationnels, puisqu*ils viennent ajouter une nouvelle inflammation à celle qui occupe déjà toute la surface de la peau. Il u*y a donc aucun agent efficace à opposer au délire ou aux convulsions violentes. Cependant Cullen, après Sydenham, dit avoir combattu avec succès ces derniers par Topium ; ce moyeu ne saurait donc être négligé, mais il faut en user avec prudence , surtout pendant la fièvre de suppuration. Dans les cas où la variole s'accompagne d'accidents adynamiques, lorsque surtout des hémorrbagies passives ont lieu, le vin, le quinquina, les acides niinér^x, spécialement la limonade sulfurique, seront sans doute indiqués, mais bien rarement ou les voit être couronnés de succès.

Lorsque Téruptiou semble se faire lentement et avec peine, on conseille généralement les bains très chauds à 28 ou 30"* R. , et même les bains de vapeur ; les boissons chaudes diaphorétiques, quelques stimulants, comme Tacétate d'ammoniaque (8 à 16 grammes et plus dans la tisane), et même quelques toniques si le malade est en même temps affaibli ou prostré ; la peau sera aussi excitée par des siuapismes et par des frictions sèches ou aromatiques. En pareil cas, Huxham se louait beaucoup de Tadministration d'un léger émétique. Lorsqu'enfin le défant d'éruption coexiste avec une chaleur vive et sèche de la peau, avec un état d'éréthisme et d'excitation, il suffira souvent de donner un bain tiède et d'administrer, d'après le conseil de Desbois (de Rochefort), une petite dose d'opium pour voir presque aussitôt le calme s'établir et l'éruption se faire régulièrement

Un des principaux dangers de la variole tenant à la quantité et au développement des pustules, beaucoup de médecins ont tenté, à différentes époques, d'en limiter le nombre, ou, une fois développées, de les faire avorter. C'est dans ce bot qu'on a employé les saignées copieuses, les affusions froides, qu'on a administré les vomitifs et les purgatifs répétés, et donné à l'intérieur des doses considérables d'acides minéraux, de préparations antimoniales et mercurielies. Mais ces remèdes violents n'ont jamais produit les heureux résuhats qu'on s'en était promis, et c'est avec raison qu'on y a généralement renoncé. J'en dirai de même de la pratique de M. Eichhom, qni conseille dans la ûèvre d'invasion, ou au plus tard dès que Téruption commence, de pratiquer sur la peau quarante à cinquante incisions et d'y introduire la plus grande quantité possible de virus vaccin.

La cautérisation des pustules par le nitrate d'argent, conseillée par MM. Bretonneau, Serres, Yclpeau (c'est la méthode ectrotiqué) , a compté beaucoup de partisans. Mais, pour que cette méthode fût efficace, il faudrait cautériser chaque pustule en particulier, ce qui est peu avantageux dans la variole discrète, et tout à fait impraticable dans la variole confluente ; aussi, dans celle-ci a-t-on consè^^de faire la cautérisation en masse, à l'aide d'un pinceau trempé dans une 9f4ittion concentrée d'azotate d'argent. Mais l'expérience ne s'est pas prononcée en |kveur de cette pratique douloureuse, qui rarement d'ailleurs a été utile, et à peal-être quelquefois été cause de graves accidents. Quclque^uns de ceux qui n'ont pas adopté la cautérisation comme méthode générale, en ont néanmoins réservé l'emi^oi pour faire avorter les pustules du bord libre des paupières: mais nous n'avAis reconnu aucim avantage à cette médication, qui est aujourd'hui assez géq^ement.abancfônnée Si l'on veut obtenir de la cautérisation l'effet qu'on désire, on devra h faire dans les quatre ou cinq premiers jours de l'éruption.

DE LA. YABIOLE. 97

Bai]iou, Zimmerniaun, Rosen, eic, afaient remarqué que des emplâtres mercoriels aTaîent arrêté le déveloi)PKement des poltules varioliques sur les points où on les avait appliqués. Ces faits avaient éêé presque oubliés, lorsque M. Serres, et plus récemment M>l. Briquet et Nouât, cntrcprirentde nouvelles expériencesqui ont prouvé rotilîté des topiques mercuricls, et surtout de i*emplâtrc de Yigo. Ainsi M. Briquet, qui a publié sur ce sujet le travail le plus complet dans les Archives de Tannée 1838, a reconnu que, lorsque dès son début on recouvre l'éruption pendant quatre ou cinq jours d*un emplâtre niercuriel, on empêche le travail de suppuration de se faire et Ton détermine la résolution de quelques pustules; mais la plupart sont transformées en vésicules ou en une sorte de tubercules durs. Pour produire ce résultat, on se sert communément de Templûtre de Vigo ctim mercurioy qu'on étend en concbe de !i à 5 roillîniètres d*épaisseur sur une toile assez grossière ; on l'applique ensuite sur le visage, qu'on recouvre complètement, en ménageant cependant des ouvertores au niveau des narines, de la bouche et des yeux. Cet emplâtre est maintenu SOT la face à l'aide d'une bandelette de diachylon placée transversalement sur la lèvre supérieure, que l'on croise derrière la tête, et dont les deux bouts viennent ensuite se réunir au milieu du front. M, Briquet conseille aussi de mettre le même emi>lâtre sur la plus grande partie de la peau. Il semble qu'il est prudent d'imiter cette pratique, puisqu'elle a pour eiïet de s*opposer à la suppuration, à tous les accidents qui en sont la conséquence, de calmer les symptômes généraux, de les rendre moins graves, et d'empêcher les cicatrices difformes. Cependant quelques objections peuvent lui être faites. Le traitement par l'emplâtre de Vigo n'oiïre certainement aucun danger quand on n'agit que sur la face; mais en serait-il de même si Ton opérait à la fois sur la plus grande partie du corps? Ne pourrait-il pas en effet en résulter une répercussion fâcheuse? C'est ce qu*on ignore; mais il a eu parfois rinconvénient grave de produire une salivation plus ou moins abondante. La stomatite est en eiïet chose fâcheuse, elle peut mettre la vie en péril si t]k e!>t intense, si la langue est très tuméfiée, car l'individu ayant ses narines obblruécs est menacé de périr asphyxié. Le traitementpar l'emplâtre de Vigo est d'ailleurs inconinKMle et pénible, il reste souvent sans eiïet, ou du moins il n'a que des ttkis inc-omplets en raison de la difficulté qu'il y a de maintenir très exactement l'emplâtre sur tous les points de la face et parce que les malades le détachent quand ai ont du délire. C'est en raison de ces inconvénients qu'on a proposé d'étendre l'emplâtre de Vigo à l'aide d'un pinceau après avoir été préalablement fondu et maintenu fluide au bain-marie. Mieux vaut peut-être encore se servir de l'onguent aercuriel qu'on étend en couches minces sur les points envahis ; mais la pommade fondant facilement, il est nécessaire de la renouveler souvent ; on évite en partie cet inconvénient si on solidifie un peu la pommade mercurielle eu la mélangeant aviïc nn tiers d'amidon. L'emplâtre de Vigo n'agit point par compression, mais uniquement par la préparation mercurielle qu'il contient C'est en vain, en eiïet, que j'ai comprimé les pustules varioleuses avec des bandelettes de diachylon ou avec un baodhge roulé, je n'ai jamais pu réussir à les faire avorter, tandis qu'on peut arriver i ce résultat en faisant des onctions avec une pommade mercurielle.

On a encore conseillé, dans ces derniers temps, comme moyen abortif, de recou- \rir la face d'une couche de collodion. J'ai quatre fois expérimenté ce moyen sans «iQcun succ^ Une fois même pour rendre le résultat plus évident, je n*ai enduit de uiUodioo qa*anedes moitiés de la face, abandonnant l'autre moitié aux seuls efforts de la nature, et contrairement aux prévisions, celle-ci a guéri plus promptementiBt a offert des cicatrices moins difformes que la première. J'ai répété la même eipë-

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:;iie eau niucilai;ineuse el narcniijpie

,.\,»i:. On de\ra aussi <Iiani;er de lin^n

*»:n (|u'on néi(liu;e li'op s»»u\enl.

•; corps pour y saisii' dTs leur déhui les

vinvnienl; on se Ihilera d<' lis ou\rir.

% êniollienles et «lélersives, mais on se

s ..ttinns a\ec un licpiide éniollienl et pour

lins s'> monlrenl, on ania recours à un

•iiN. «e-i jjldegniasies dix erses enirelien-

.londiat par le trailcment local «[ue nous

^ ocs i>ar des lonicpies, {\vs cordiaux «l une

^ *...ies dii^eslives ; rinler\enli(ui de i'arl est

,:iie pldei;niasie \iscérale latente.

^ %;illiT le régime des nial.ides, e! é\iler «(u'ils

.u' voracité rend très fiéquentes. Beaucoup

H, • .î\iv des ulcérai ions ou un ramolliss^'inent

. «n. |îiirfoiss|)onlanée, es| sou\enl pro\o(piée

>.;r\ienL il faut suspen<lre loule aliinenlaiion

\. MU'I'oi*'"'" *'^ '*' biMinilli à lianh- dose.

^ x\A\\\ reniar(|ué (|ue dans cerlaines épi<lénil€s

,> : i;\ qu'elle allei;;nail, \o\anl en oulre qui* la

vUXiMit ih's cin'onstances accidenlelles au milieu

••vet^èrcnt de l'inoculer, ce (pii p«rniellail «If

^;du corjis la |»lus f.ixorahl** pour le dé\elnppe-

* IVrnjition. (ielie praticpn*, usitée depuis Iniii;-

\ l unipo que \«rs Ku.'i. (ir|)endant elN* ei.iii

•/c an connnencenient du Wlii' siècle : c.- lui

,î prônée par les philosophes et sut tout j)ai- h's

•«.r Voltaire et .l.-.l. llousseau, a\anl aussi pour

défenseurs Antoine Telit, Bordcu oi la Acuité de médecine, elle ne tarda pas à se rt'paiidrc, et elle était assez généraleincnt adoptée par les médecins lorsque la yaccine fut découverte. Inusitée complé^inent aujourd'hui, on ne devrait pas hésiter à y refourir encore si, aux prises a\% la variole, on manquait de virus-vaccin. C'est ce que Jeûner lui-même fit jwur son propre fils.

On inoculait la variole de la même manière qu'on inocule de nos jours la vaccine. Au troisiêuie Jour, une papule se développait au point d'insertion du virus; au quatrième jour, on apercevait une vésicule qui blanchissait, s'aplatissait, s'ombiliquait vers le sixième jour, et s'entourait d'un cercle rouge |)hlegmoneux ; mais au septit-me jour apparaissaient des phénomènes nouveaux : la maladie, locale jusqu'alors, de\'euait générale. Les individus avaient alors tous les prodromes de la variole discrète, et, après trois Jours, apparaissaient sur divers points du corps trente ou quarante boutons qui suppuraient en trois dfi quatre jours, se desséchaient ensuite, et ne laissaient presque aucune trace. 1 elle était dans la plupart des cas la marche de la variole inoculée. Cependant quelquefois on a vu une variole conflnente se déclarer et la mort en être la conséquence.

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