MALADIES PAR UN VICE DE PROPORTION DU SANG
est elle-même du moins le plus ordinairement l'expression, reiïet anatomique d'une cause plus générale? C*est ce qu'on est porté à admettre quand on se rap« pelle que les congestions passives qui ne se rattachent pas à une gêne dans la circulation veineuse, surviennent dans des cas o^ des causes générales ont agi et ont ; profondément modifié nos fluides. Mais tout en regardant la congestion passive comme étant ordinairement Teiïet d'une cause générale, nous pensons que cet état anatomique doit fixer l'attention, et réclame parfois l'emploi de moyens spéciaux ; car, suivant l'organe qu'il aiïecte, il peut être l'origine de troubles fonctionnels qui aggravent la position des malades.
Les congestions passives réclament très rarement l'emploi des antiphlogistiques. Ceux-ci ne peuvent convenir que lorsque la stase sanguine est considérable et. qu'il paraît urgent d'y remédier ^r un moyen direct. Les révulsifs et les toniques constituent le traitement applicable h la généralité des cas. Les congestions passives, existant communément avec les symptômes de l'anémie, avec des troubles digestifs, on comprend de suite de quelle utilité peuvent être les toniques ; les agents de la ^ médication reconstitutive, le fer, le quinquina, les amers, une alimentation réparatrice, les bains stimulants, sulfureux, aromatiques, les bains de mer et de rivière, seront ici particulièrement avantageux. M. Fleury a démontré dans ces cas les avantages des douches froides, c'est même le moyen qui lui inspire le plus de confiance, car il le dit infaillible. Les douches froides ont une double action, elles sont révulsives par rapport à l'organe hypérémié et exercent, en outre, une action stimulante et tonique. C'est donc un moyen qu'on ne saurait négliger.
Je viens de parler des congestions qui sont sous la dépendance d'un état général ; mais il est presque superflu de dire que ces moyens sont inutiles ou dangereux, lorsque la congestion passive est l'eflct d'une gêne apportée à la circulation veineuse. Le moyen certain ici est d'enlever l'obstacle; si on ne le peut, on est réduit à l'emploi de quelques palliatifs. Dans tous les cas la partie hypérémiée sera placée de manière à favoriser le plus possible la progression dn sang du côté du cœur.