OE LA CONGESTION RACHIDIENNF
Ludwîg, les deax Frank, et plus récemment Ollivier (d'Angers), dans son 7'raîtfi r/^ mnladies de la moelle^ ont rapporté à une congestion rachidienne un certain nnmbre d*accidents, teb que des douleurs vagues dans le dos et dans les membres, dn foonnillements et des roideurs dans ceux-ci, certaines névralgies sciatiques, ontaines claudications, divers tremblements et mouvements convulsifs, la stupeur ef h paralysie des membres, ainsi que plusieurs phénomènes épileptiformes et téfaniqnes, surtout dans les cas où ces accidents disparaissent après une durée aaez coarte, pour revenir encore après un temps plus ou moins long.
Cest communément après des excès musculaires, ou après des excès vénériens, ou âi la suite de refroidissement que ces troubles divers se déclarent.
Cependant il n'est pas établi d'une manière rigoureuse, c'est-à-dire par des recherches nécroscopiques, que les accidents que je viens d'énumérer dépendent réellenient d'une congestion rachidienne; on leur a attribué cette origine parce qu'ils seraient plus ou moins semblable^à ceux que détermine l'hypérémie cérébrale, et par la difficulté de les rattacher à aucune lésion de texture de la moelle et de ses enveloppes.
L'existence de la congestion rachidienne n'est donc établie que par voie d'analogie et nullement d'une manière expérimentale ou clinique. Mais il importe de faire remarquer avec M. Calmeil, qu'on aurait tort d'inférer de ce qui se passe >ers le cer\'eau, que la même cause matérielle transportée vers le rachis y entrainerait les mêmes inconvénients. En eiïct, lorsque le sang se porte en abondance dans les vaisseaux cérébraux, il doit inévitablement exercer une compression sur la pulpe nerveuse, puisque l'organe remplit exactement la l)Oite osseuse du crâne ; tandis que, quelque intense que soit la congestion rachidienne, on voit l'injection phu ou moins considérable dans les veines et les vaisseaux de la pie-mère pénétrer rarement le cordon nerveux. Cette congestion d'ailleurs ne saurait jamais exercer beaucoup de compression sur la moelle elle-même, à cause de l'espace considérable qui existe naturellement en arrière, entre les lames des vertèbres et l'organe rachidîen.
En résumé, je crois que, dans l'état actuel de la science et quoi qu'on eu ait dit, on ne connaît aucun grou|)e de symptômes qu'on puisse regarder comme étant l'effet incontestable d'une congestion de la moelle épinière. Tout ce qu'on a dit à
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ce sujet deinando à être vérifié par de nouvelles observations. Il esi notaminent diflicile, sinon imiKWsibIc, de distinguer la conptesiioa de lu moelle d avec cesiMirar plégies dont je dirai un mot à pro|)OB des p*aralysies essentielles, et (pii |)cuvcnt, en eiïet, persister indéfiniment sans lésion nia|^rielle appréciahlc de la moelle et de SCS membranes, sans modification dans la circulalioii coiuine de nombreuses autopsies l'ont prouvé. D'aulne part, on a siîçn.ilé coin:ne appartenant h la congestion de la moelle das cas fort analogues à ceux que Valleix, MM. Leclerc v,{ Foustagrives, ont décrit sous le nom de npvralf/ie (jôniindo (îl dont je parlerai en traitant, plus tard, des névralgies. Hattacher tous ces faits pathologiques auv congestions de la moelle cVst aller au delà de ce qui* l'observation clinique enseigne, c'est résoudre par le bon plaisir un problème d'anatomic pathologique.
1^ traitement d'ailleurs #arie peu dans tous ces cas. C'est, en effet, sur une médication révulsive qn*on |)eut surtout compter. Les sinajusmes*, les larges vésic<itoiies sur le rachis, les douches et bains d'eaux sulfureuses et salines, pris surtout aux sources ; enfin, les douches d'eau froide, sont les moyens sin- lescjuels on devra plus si)écialement insister.
DK Ï.A CONC.KSTION PUI.MONAIRR.
Le pomnon est un des organes qui se congestionnent le pins facilement ; c'est ce qui K'exp|i(|ue par la nature de ses fonctions, {uir Tactivité de sa circulation, par lu grande quantité de sang qu'il conlieiit habituellement, par son voisinage et set» connexions intimes avec le cteiir. Les congestions pidinouaires sont actives ou passives. Peu ou mal étudiéas juscpi'à ce jour, nous allons essayer d'en tracer l'histoire, surtout (ra[)rès les faits que nous avons nons-nuîmc observés.
Dans la œngestion active, les poumons sont moins crépitants et plus lourds ; ils surnagent moins complètement ; d'une couleur violacée, il s'écoule des incisions qu'on leur pratique une grande quantité de sang noir, fluide, piélé à de la s<'*n)sité spmueuse. U*s bronches sont ordinainmient vides, on bien elles contiennent un |>eu de mucus blanc ou légèrement sanguinolent
Symptômes. - Dans les congestions actives des poumons, i)our peu qu'elles soient considérables, les malades accusent de l'oppression, un sentiment |MMiiblc de gène dans la |M)itrine, souvent accom|>agné d'une sensation de chaleur dans cette cavité, et d'une légère accélération des mouvements respiratoires. Lorsque la toux existe, elle est presque toujours sèche et peu fréquente; quelquefois pourtant les malades i*ejettent quelques crachats blancs, visqueux, |)arfois striés de fdets de sang. La percussion du thorax ne donnera que des signes négatifs si la congestion est légère. i)artielle, bornée aux parties' profondes: mais. lorsqu'elle est forte et qu'elle gagne les couches superficielles du |K)umon, le um de la poitrine sera alors |)his ou moins obscurci à ce niveau, l'élasticité sera aussi moins paifaite. Far l'auscultation, on constate en outre, au niveau des i)oints congestionnés, une ditninution (parfois considérable dans \v murmure vésiculaire, mais sans augmentation dans la résonnance delà voix. Dans quelcpiescas rares, indépendamment de la faiblesse du bruit respiratoire, on entend, surtout pendant l'inspiration, cpielques bulles tares de râles muqueux ou sous-crépitants, ce qui indique qu'im peu d'evhalation s'est faite dans les vésicules oq dans les bronches. Ces râles n'offrent rien
DE LA CONGESTION PULMONAIRE. \éZ
ibfHtkuUer, ei toiii ce (iiie M. Foumet a ditàce sujet dins sou livre wc semble été plutôt imaginé que réellement observé. A l'aide des signes physiques vîaw^*indîquer, on peut limiter plus ou moins exactement le siège de la Qnoicpie celle-ci piiisst^e montrer indistinctement dans tous les points da poonaon, l'obsorvation a prouve cependant que, dans la grande majorité des cas, rbypérémie occn|M> le lionl )M)s(érieur et la partie inférieure des organes, et qo*elle eavahit 1^ la fois h» deux |)ou nions.
La congestion apporte-t-elle (pielcpie changement dans la confifiniration thoradque? AI. Woillez a réptmdn alfirmalivement, et il a cherché à établir que dans la ooDgesCîon pulmonaire la mensuration circulaire, faite au niveau de Tappendice uphoide, faisait constater une ampliatjon générale du thorax non sensible à la vue.
La congestion pulmonaire réveille peu de phénomènes sympathiques ; les seuls symptômes généraux qui raccompagnent sont ceux qu'on rencontre dans la plupart des autres congestions actives.
Marche, dw*ée, tfinn maison. — Il n'est pas ordinaire que la congestion pulinriuaire débute aussi brusquement que celle du cerveau, et que, comme celle-ci, v\W atteigne en peu d'instants son maxinmm d'intc^nsité. dépendant il n'est pas jikMiInnient rare de voir la maladie naître tout d'un coup et amener une mort très (Mompte, parfois instantanée. Dans la plupart des cas, |)ourtant, le début est plus li-oi : la dnrée de la maladie est rarement moindre de trois ou quatre jours, et la rnolution est sa terminaison la ])lus ordinaire. I^i |)oitrine reprend alors sa sonorité, mais b faiblesse du bruit respiratoire disparaît plus lentement. Dans quelqueit cas, une béinoplysie plus ou moins abondante succède aux signes de la congestion, et roB voit souvent alors se former plusieurs noyauK apoplectiques dans le parenchyme de l'organe; d'autres fois c'est une pneumonie qui se déclare, mais ce dernier mode de terminaison de la congestion nous a |)aru être bien rare. I^ cx>qgestion pulmonaire brusque «t i)ortée à son plus haut degré peut, ainsi ({ue nous l'avons déjà dit, causer la mort instantanément. M. le docteur Devcrgie regarde même rrlti: cause de mort subite comme très fréquente, puisque, sur (|uarante cas obserlé» par lui, vingt-quatn' fois la mort avait été occasionnée par une congestion du poumon seule ou unie à une congestion cérébrale. C'est aussi ce que M. le docteur b'bvrt a parfaitement établi dans un excellent travail qu'il a inséré dans les Archives générales de médecine |)our l'année 18/»8. La mort s'explique ici i)ar la suspension de la respiration et de la circulation dans les |)oumons, dont tout le système capillaire esl gorgé de sang.
Ùiagnottic, — D'après ce que j'ai dit, on voit qu'il est assez facile de reconnaître une congestion pulmonaire active ; car cette affection ne présente que i)eu de points de contact vn\c les autres maladies thoraciques, teUes que la pneumonie an premier degré, la bronchite et Tcedème du poumon. Il importe bc*aucoup, |)our k* pronostic et pour le traitement, de déterminer si une congestion pulmonaire (»sl f'sentîelle ou si elle est symplomatique de quelciue lésion orgaui(pl(^ soit du cœur, wit dt'S poumons. L'examen attentif des malades permettra, dans la plupart des cas, de le préciser. Jx> siège qu'occupe la congestion pourra d'ailleurs fournir quelque présomption sur sa nature. Ainsi on iM*ut établir en règle générale que la plupart des congestions qui se forment dans le tiers su|)érieur des deux poumons se lient ^ Texislence de tubercules. Cette opinion acquiert d'autant |)lus de vraisembbnce que la congestion récidive plus souvent, qu'elle survient s|)oiitanépient, sans cause appréciable, qu'elle persiste plus longtemps, enfin qu'elle se juge ordinairement par une hémoptysie.
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Pronostic. — Les considérations précédentes indiquent combien le pronofrtic de la congestion pulmonaire est variable. Lorsque celle-ci est simple, qu'elle rar- , vient chez un sujet bien portant à la suite de causes bien évidentes, ellen*a aucune '^ gravité. Il en est tout autrement lorsque la m^adie, tout à fait spontanée, se lie à Fexjstence de tubercules; car Tafllux insolite du san;;;, quon constate alors dans un point du poumon, révèle ))resque toujours un surcroît d'activité dans le travail morbide qui engendre les tubercules, ou qui fait marcher ces produits à un degré plus avancé.
fJtiolofjie. — Les congestions puhnonaircs se rencontrent spécialement chez les |)ersonnes jeunes, c'est-à-dire de vingt <i quarante ans. Ou'les observe chez les sujets sanguins et pléthoriques, et peut-être plus fréquemment encore chez les individus d'un tempérament lygiphatique prédisposés à la phthisie pulmonaire. Les maladies du cœur paraissent être une cause efficace de congestions actives. Nous ne savons rien de i)ositif sur riullueuce exercée par les professions. Il est, au contraire, bien constaté que les extrêmes de température et surtout que les chaleurs ^ de la canicule produisent un grand nombre de congestions pulmonaires : ainsi ou a vu souvent la maladie survenir après une ex[)osition trop longtemps prolongée à un froid intense ou à un soleil ardent. Chez d'autres, la congestion a succédé à des eicés alcooliques, à Finspiration du gaz acide carbonique ou aux diverses causes d*as))hyxie. Les congestions sanguines des poumons ont fréquemment lieu dans le cours de certaines maladies; je citerai en particulier les tubercules pulmonaires et les maladies dn cœur. Suivant Avenbrugger et Corvisarl, les fièvres éruptives dans leur stade d'invasion, et même d'après M. ^Voiliez, presque toutes les maladies fébriles, détermineraient une hypérémie pulmonaire surtout évidente à la partie postérieure. i>Iais cette congestion, élément presque obligé de toute maladie aiguë, peut être négligée, elle ne devient Tobjet d'une indication spéciale que dans les cas assez rares où, devenue plus intense que de coutume, elle constitue alors une véritable complication.
Traitement, — La saignée générale est le moyen par cicellence pour combattre la congestion pulmonaire. Nous en dirons autant des vomitifs. On y joindra, si c'est nécessaire, la série des remèdes dont nous avons parlé précédemment daus nos généralités.
Beaucoup de personnes blâment l'emploi des révulsifs sur les parois de la i)oitrine ; car elles croient que, loin de combattre la congestion, ces agents doivent, au contraire, l'augmenter. Je ne partage pas ces craintes, puisque des faits nombreux m'ont démontré qu'un des meilleurs moyens de résoudre les congestions actives qui ont résisté aux saignées générales et aux dérivatifs sur le tube digestif consiste dans l'application, sur les parois de la poitrine, de ventouses sèches ou scarifiées, ou bien d'un ou |)lusieurs vésicatoires volants.
l>e la congestion paisîre def pcmmonf ,
Les poumons sont, de tous les organes de l'économie, ceux qui sont le plus souvent le siège de congestions passives. Celles-ci ont de la tendance à se produire dans le cours de presque toutes les maladies aiguës et chroniques, et généralement chez tous les sujets débilités par une cause quelconque. A mesure, en effet, que la puissance vitale vient à s'aiïaiblir, les lois physiques reprennent peu à peu tout leur empire, la circulation languit, et le sang, obéissant aux lois de la pesanteur, stagne dans les poumons, et engorge les parties déclives de ces organes. Telle est
ItH LA CONGESTION PIILHOMAIIE. 185
des engorgcmeno Hoguiiu qu'cm remarque k la ban et mi Ati» pouiiions.
morbide. — Les parlies ainsi congistioDiiAei loat blenltra ob lîvidcs ir; elles surnagent incoDulétcmeat kmqa'on ks [donge dansTeati, letir spëciGque >.'St augmentée, et lenr tissu crépite moina; ioraqn'on les bdse, il »'cD écoulu une plus ou moins grande quantité d'un sang fluide, séreox, Miràire ou bien rougeâtre. peu aéré. En général, le parenchyme engoué n'eat foint friable : cependant le contraire peut avoir lieu en raison de la macération en tisHM par. la grande quantité de liquides qui les pénètrent. Dans c«8 cas, il nffitde malaxer la portion engouée sous unAlet d'eau, etde la priver par expresBitHi de tous \n liquides qui l'engorgent, pour lui rendre à peu près sa couleur et sa masfsUBce. Cependant il n'est pas très rare, nonobstant cette opération, de vinr le pouann tesKr encore plus on moins friable; il défient alors impossible, d'après b siiBfdp inspection cadavérique, de distinguer l'engoueineut simple d'avec la paamnne am premier degré. L'engouement est d'autant plus conudérable que les pwtîa sont {du déclives. II est en rapport avec le décubïtDS que les malades ont adopté pendant lear vie. Aiusi, fhia ceux qui sont restés halMtoellement cunchés wr le dos, l'eiigDQement occupe le bord postérieur et la base des pomnons ; l'uD de ces organes est plus engoué que l'autre lorsque les oialades ont été ]rint inelîDés. nr tu eMé. Cba ceux qui ont été obligés de rester longtemps couchés sur le votre, le bord postérieur est souple, tandis que le bord antérieur ou tranchant M^ ot engoné. C'est k tort qn'on a considéré ces engouements comme étant toujnn caderériqnes ; une Dbserratîfm attentive nous a aj^ris, an contraire, que Aa lesiDJeli abiblis, la plupart d'entre eux commencent ï se faire k une époque ploi im HMÎM ékàgnée de la mort, ainsi qu'on peut aisément s'en convaincre k Piide de h perenssion et de l'auscultation. (Je fkit d'ailleurs avait été parfaitement établi depuis longtemps par M. Piorry.
SymptOmm, marche, durée, terminaison. — Bien différentes des congestions actiics. les congestàMU passives des poumons se forment toujours leaiemenl, et c'est peut-être ce qui explique pourquoi, dans le cas mSme oà elles occupent un gi^Ml espace, elles ne s'accompagnent presque jamais ni de dysfnée, ni de dou-lenrstlioracîqnes,niméined'accélérati(Hinotab)cdaQslesrooavementsrespiraloiresL Qndqnes malades tonssentel rejettent des crachats séreux offrant parfois une teinte luugBÉlie ; nuis l'exploration physique permet seule de reconnaître l'altération dsBt la poomons sont le siège. En effet, la percneeion, qui ne fournit le plus sou- VMl que des résultats négatifs dans tes cas de congestion active, fait au contraire feceanaitre ici une diminution plus ou moins considérable dans la sonorité de la poïtiÏBe. L'auscultation pratiquée révËle aussi dans le même point une diminution, et puMa même une absence complète du murmure respiratoire, du moius dans les in^iîrations ordinaires, sans souffle bronchique ni sans aucune modilîcatioa dans le retentissement de la voix. Dans la plupart des cas, il existe également du rlle mnquMiz et sous-crépitant en plus ou moina grande abondance: Ces phénomènes ont, en général, nne durée longue ; ils peuvent persister an même degré pendant pinsienn semaines.
Le pluB souveot l'engonement se termine par résolution ; mais constamment j'ai TU le poumon reprendreirès lentement toute sa perméabilité, ce qui s'explique par l'eut d'asdiëiiie des sujelK Dans un gnnd nombre de cas cependant, le sai^ qâ iliniiif le poumon agit comme un corps étranger, et finit par l'enflaiiUDer.' Tasai eOet pronTé,'dans mon Traité de la pneumonie (p. 179et8uiv.) qœ la
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congestion passive des poumons était une des causes les plus puissantes desppeu* monies qui surviennent si fréquemment dans le cours do la plupart des maladlèi. aiguës et chroniques. G*est en raison de cett(^ complication ([ue les congestioi}8.^r^ passives des poumons doivent toujours être cousidérres couinie une circonstancfi ' des plus fâcheuses. ^
Etiologie, — Les congestions puhnonaires passives surviennent sous Tinflucnce des causes les plus débilitantes. Ou les observe, eu eiïel, spécialement chez les individus affaiblis par l*àge ou par une maladie grave et qui conservent pendant longtemps le nu^me décubitus ; ou les reucoutre encore spécialement chez les sujets atteints de maladies de acur, surtout I()rs([u*il y a rétrécissement des orifices ou des cavités.
TraUcment. — Le traitement sera prophylactique ou curatif.
Pour prévenir les congestions |)assives dos poumons, et pour les combattre quand elles se sont déjà déclarées, il faudra, comme le conseille M. le |)rofesseur Piorr)', que les malades qui gardent habituellement le lit changent fréqueunneui « de position. On devra les coucher alternativement sur le dos et sur les cotés, et les asseoir sur leur séant, autant ((ue les circonsiauces permettront de le faire.
Quant aux moyens médicaux à employer, ils devront beaucoup varier, suivant l'état symptomatique et dynamique des sujets. Je dirai tout d*abord que rem{)I()i des révulsifs cutanés, quels que soient leur nature et les points du corps où ou les applique, m'ont paru être sans grande utilité. La saignée est rarement praticable, à cause de l'état de faiblesse des sujets. Cependant lorsque la congestion pulmonaire survient chez les individus atteints de mahidie organique du cœur, lorsque la stase des poumons est prcnluile par la difficulté quo le gang éprouve è revenir vers le centre circulatoire, lorsque l'abondance du fluide sanguin n'est plus en rapport avec le peu de capacité des cavités cardiaques droites, il sera alors utile d'ouvrir une veine du bras. Dans ce cas, la saignée produit quelquefois up dégorgement très rapide des poumons ; car si Ton explore la poitrine quelque temps après que le sang a cessé de couler, souvent on trouve que le son est déjà moins obscur, et que le murmure vésiculaire est moin» faible. Dans les circonstances dont je parle, il sera également avantageux d'opérer une révulsion sur le tube digestif par les purgatifs. Knfm, lorsque la faiblesse des mabdcs est grande, lorsque leurs forces sont prostrées, il faudra recourir à l'emploi des stimulants et des toniques, si leur oaage d'ailleurs n'était point contre-indiqué par la nature de la maladie que la congestion pulmonaire est venue compliquer.