‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne v. 1Chapitre 57 sur 118 · DES ANGINES GUTTURALE ET PHARYNGÉE CHRONIQUES · texte numérisé non relu

DES ANGINES GUTTURALE ET PHARYNGÉE CHRONIQUES

ïal, des espèces de granulations qui lui ont fait donaer le nom d^angine ^ràHuieuse (Chomel) ou glanduleuse (Gueneau de Mussy).

Cette aflection, sur laquelle j*avais dit quelques mots dans les précédentes éditionsde ce livre, est fort peu connue encore; elle a été signalée et décrite pour la première fois par Al. Clioinel, dans son enseignement clinique ; c'est bien postérienrenient que le docteur (ireeu a ifiblié aux États-Unis un travail assez considénble sor elle. £n(in , M. Noël «ueneau de Mussy vient de faire paraître, im récemment, sur la môme mala^fie, une monographie à laquelle je ferai de Hmhrenx emprunts.

Sympiômes, marche. — I^ maladie semble parfois débuter brus(|uement après aae fatigue des organes de la voix ou après un refroidissement iMais, le plus souvent, Faffection a on début lent, insidieux. Les malades éprouvent de temps en temps m sentiment de picotement, de chatouillement danMl^ gosier ou d occlusion du bofox qui les porte à faire une expiration brusque, rauque, bruyante comme pour h pronoDciation du mot anglais /lem ; ils ont une toux gutturale. Les individus s*eorouent facilement, leur voix n'a plus la même étendue, la même puissance que par le passé, elle est éraillée, rauqiie. Les malades rejettent après quelques efforts, surtout le matin, de petits grumeaux d'un blanc grisâtre connue de l'empois ; plos lard, c'est un mucus jaunâtre, vLs<]ueux, très adhérent, que les malades «npulsent avec peine, après beaucoup d'eiforls, et qui finissi^nt par provoquer le roaibsemcnt Si l'on fait ouvrir largement la bouche au malade, et si, déprimant fofteiucut la langue avec le manche d'une cuiller, on examine l'arrière-bouche et le pharynx, on constate vers ces parties des altérations assez remarquables. La meoibraiic muqueuse qui les tapisse est injectée ; elle est |)arfoLs d'un rouge unifonne« ou bien plus ou moins ponctuée ; elle est d'autres fois bleuâtre, ardoisée, !«llooiiée par des vaisseaux quasi-variqueux ; la luette est ordinairement volumiopfisc, pendante sur la langue, dont elle vient titiller la base. Les piliers, les amygdales sont tantôt intacts tantôt injectés, tuméfiés; mais c'est surtout à la pami fnstérieurc du pharynx qu'on trouve les lésions les plus nombreuses (>i les plus caractéristiques. Là, en effet, la muqueuse, d'un rouge uniforme ou bleuâtre, plus OQ moins sèche, tapissée de nmcosités adhérentes et ambrées, est nramelonuée ; elle est hérissée de granulations lenticulaires assez analogues aux granulations qa'oo trouvesur lesautres nmqueuses chroniquementenllammées, spécialement sur les muqueuses palpébraleet vaginale. Ces saillies n'offrent aucune trace d'ulcération. l/est ce que M. Gueneau a constaté également, tandis que le docteur Green dit, au contraire, qu'il lésa \ ues fréquemment érodées. M. Gueueau de Mussy croit que ces saillies sont formées |)ar l'hypertrophie des glandules sous-muqueuses. 1^ même lésion envahirait, suivant lui, les follicules du tiers |)ostérieur de la langue ainsi que les glandules du larynx, de ses ventricules et des cordes vocales. f/('Std*ailleursce que l'étude des symptômes prouve sullisamment.

Lorsque la maladie a duré longtemps, le tissu cellulaire et la couche mnsculairi' du phar\nx subissent, d'après le docteur Green, une véritable atrophie, de S4;i te que la gorge scmbli* alors plus élargie ; mais lorsque la guéris )n s'elfectue, «•Il \ errait, d'après le même auteur, les |)arties reprendre graduellement leur aspect normal.

l/an^'ine dont nous parlons est rebelle ; elle peut pei-sisler de longues années,

\'\\ oîTrant des «'xacerliations de temps en temps, provoquées le plus souvent par le

ln»i(l,par la fatigue des organes de la voix ou par des écarts de régime.

Prow.Ftf'r. — Cette affection est non-seulement rel)elle, mais elle peut entraîner

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