‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne. v. 2 (volume 2)Chapitre 11 sur 148 · DE JLA FIÈVRE ÉPHÉMÈRE · texte numérisé non relu

DE JLA FIÈVRE ÉPHÉMÈRE

On nomme fièvre éphémère un mouvement fébrile plus ou moins intense , qui se termine généralement, après vingt-quatre heures de durée, par quelque évacuation ou par tout autre mouvement critique.

Symptômes , marche. — La fièvre éphémère survient le plus souvent d'une ma* nière brusque ; son début est quelquefois marqué par un frisson léger, bientôt suivi de chaleur ; la face est rouge, animée, mais so;i expression est naturelle ; il y a de la céphalalgie , du lumbago et des douleurs contusives dans les membres ; la peau est chaude, mais douce au toucher ; le pouls est plus ou moins large, et fréquent; la soif est vive, la langue blanche et large; il D*y a point d*appétit; le ventre est Indolore et les selles sont rares ; l'urine est rouge et sécrétée en petite quantité. L'exploration des cavités- splanchniques et de la surface du corps ne fait découvrir nulle part de lésion capable d'expliquer le mouvement fébrile qu'on obsene. En un mot , il n'existe aucun symptôme grave. Cependant, chez les per* sonnes irritables, chez les femmes et les enfants surtout , on peut okerver un peu de délire ou d'agitation pendant la période la plus aiguè de la maladie.

Nulle altération constante du sang ne peut rendre compte de ces phénomènes. Il résulte, en effet, de huit analyses faites par MM. Becquerel et Rodier, que, dans la fièvre éphémère comme dans la fièvre synoque, dont il va être question bientôt, le sang n'a subi aucun changement apparent (1).

(1) Chimie pathologiqtif, 1SA8, p. 198.

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