‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne. v. 2 (volume 2)Chapitre 139 sur 148 · DE LA DIARRHÉE CATARRHALE · texte numérisé non relu

DE LA DIARRHÉE CATARRHALE

Le tube intestinal est, de tous les organes de l'économie animale, celui qui est le plus souvent affecté de flux catarrhal. Cette fréquence s'explique par l'étendue des surfaces, la nature des fonctions et les rapports sympathiques qui lient l'intestin avec le tégument externe.

Symptômes. — La diarrhée catarrhale est caractérisée par des déjections liquides, jaunâtres, muqueuses, 'plus ou moins abondantes, ayant lieu le plus souvent sans coliques. Chez quelques malades , les selles sont précédées de douleurs dans le ventre , mais elles n'ont jamais l'acuité de celles que l'entérite détermine ; ou n'observe pas non plus le ténesme que nous avons noté dans la dyssenterie ; il n'y a jamais de fièvre; les fonctions digestives peuvent être intactes, d'autres fois l'appétit est diminué et les malades se plaignent d'une soif très vive ; le ventre est un peu sonore et le siège de quelques gargouillements. Mais le sym{Hôme prédominant après la diarrhée est une faiblesse plus ou moins grande , proportionnée à l'abondance des évacuations. Néanmoins elle n'est pas comparable à celle qui existe presque constamment dans les dyssenteries , même dans celles qui sont les plus bénignes; il y a souvent un peu d'amaigrissement La diarrhée peut suivre une marche aiguë ou chronique, se terminer en un ou quelques jours, ou bien se prolonger durant plusieurs semaines avec des alternatives : elle est très sujette à récidiver.

Diagnostic. — La diarrhée catarrhale diffère de l'entérite par l'absence complète, ou presque complète, de douleur et de fièvre, et parce que, dans la plupart des cas, les fonctions de l'estomac continuent à se faire : aussi la nutrition est-elle généralement peu altérée. La considération de cette dernière circonstance sera d'iinc grande utilité pour distinguer la diarrhée catarrhale essentielle, celle qui ne consiste qu'en une simple exagération de la sécrétion folliculeuse , de la diarrhée qui se lie à l'existence d'ulcérations intestinales ou qui est syn>ptomatique d'i rapollissement de la membrane muqueuse.

DE Là. LEUCORBHÊE. 759

OU aromatiques, et par remploi de bains stimulants, et iiortout des bains sul* fureux.

DE LA LEUCORRHÉE. '

SYWOimfis. — Flueurs on fleurs Manchet, /faor mut profiuvinm mulieriSt menstruà aut menorrhmgim atba; catarrhe ute'riu.

. Les mots leucorrhée ou flueun blanches ne désignent pas , comme leur sens étyinqlogi(iue pourrait le faire croire, tous les écoulements jion sanguins qui se fout par la vulve ; mais op ne doit comprendre sous ces deux dénominations que les écoulements blancs , chroniques, auxquels sont sujettes certaines femmes qui ne présentent d'ailleurs aucune autre affection de l'appareil génital. M. Marc d'Espiue, qui, en 1836, a publié dans les Archives àst^ recherches intéressantes sur le sujet dont je traite, pense^ en outre quç la leucorrhée n'ei^iste réellement qu'autant que Técoulemeut est assez abondant pour incommoder les femmes. J'adopte complètement cçtte opinion. , .

Caractères anatomiques. — Nous n'avons pas de renseignements positifs sur l'état aiialomique des organes génitaux chez les femmes qui succombent avec de la leucorrhée. On dit que la membrane nmqueuse du vagin et de l'utérus est quelquefois livide ou violacée ; mais le plus cuvent elle est plutôt pâle, et ne présente d'ailleurs aucune altération d'épaisseur ou de consistance. L'écoulement leuçorfrhéique est fourni le plus souvent p^r le vagiq et par le col , un peu moins souvent par la fai e interne du corps de l'utérus ; enûn, danç des cas extrêmement rares, il l'est, dit-on, par les trompes de Fallope.

Symptômes, — Les symptômes de la leucorrhée se divisent en locaux et en (jénérnux.

1** Symptômes locaux, — Il se produit par les parties extérieures de la généntion un écuulenient muqueux, blanc jaune ou verdâtre, inodore ou d'une odeur fade. Il est parfois aqueux ; uiais dans pn^s de la moitié des cas il est albumineux et transparent; d'autres fois sa transparence est moins complète, et il est plus ou moins strié de gris, de bleu ou de jaune; enfin, il peut être tout à fait opaque, crémeux ou caséeux. Il est difiicile de connaître au juste la cause de ces variations de couleur^ Quelques faits font supposer que les colorations bleuâtre et jaunâtre se rattachent h quelque complication inflammatoire; mais nous n'avons encore, à ce sujet, aucune doniiée positive. L'abondance de l'écoulement varie beaucoup : il est des femmes qui sont !i peine mouillées ; chez d'autres, au contraire, il y a un suintement contiimcl trî's incommode: aussi les malades sont-elles obligées de se g9rnir comme quand elles ont leurs régies. On a vu des femmes perdre dans une seii|e journée plusieurs livres de liquide. D'ailleurs l'aspect, Ic^s qualités physiques et |a quantité de l'écoulement leucorrhéique varient beaucoup, chez la même femn)e, d'un instant à l'autre : ainsi une température humide et froide, l'usage de certains aliments, les passions tristes, l'approche des règles, etc. , augmentent en général les flueurs blanches, qui deviennent en même temps beaucoup moins albumineuses. Beaucoup de femmes se plaignent de prurit à la vulve, de pesanteur à l'bypogastre, de tiraillement aux aines, è la partie supérieure et interne des cuisses, dans les hmibes, à la région sacrée et vers les reins. Si l'on examine l'état des organes sexuels, on trouve que les parties extérieures sont pâles, flasques; le vagin .semble plus large; sa muqueuse est pâle ou bleuâtre; le col parait i)arfois boursouflé ; l'orifice est béant lors(]ue l'écoulement arrive de Tutérus. La peau de ^

vulve el de la partie supérieure des cuisses est parfois rouge ou même excoriée par suite de l'àcreté qu'acquiert momentanément la matière de récoulement Enfin, on a dit que les femmes leucorrhéiques étaient indifférentes aux plaisirs unériens, et que d^autres tombaient dans un excès contraire. Cependant on n'a ac^ sujet aucune donnée certaine, et, dans ces cas, on u*a pas toujours fait la pan exacte du tempérament ou des habitudes, et celle qui n'appartient qu*à ^écoai^ ment lui-même.

2* Symptàmes généraux. — Lorsque la leucorrliée persiste depuis quelque temps, les femmes pâlissent ; leur teint devient terne ; les chaii^ sont flasques, les forces diminuent ; les malades tombent dans un état de langueur ; elles ont souvent des tiraillements, des douleurs névralgiques vers l'estomac; elles ont de l'inappétence ou bien elles éprouvent le besoin de prendre des aliments fréquemment, mais elles sont vite rassasiées; les digestions sont lentes, pénibles : 11 y a parfob des ap|)étits bizarres; enfia, les malades sont essoufflées; elles ont des palpiu tions, de la céphalalgie. Dans ces conditions, on voit communément les r^ diminuer d'abondance, se suspendre ou devenir irrégulières. Enfin les femmes finissent par éprouver tous les troubles qui accompagnent communément la chlorose.

Formes, marche, durée, — Les symptômes précédents se remarquent à diilrents degrés dans la plupart des leucorrhées. Cependant ils ne caractérisent que Tétat chronique, qui est, à vrai dire, la forme habituelle de la maladie. Dans quelques cas, pourtant, la leucorrhée, surtout lorsqu'elle débute brusquement, produit quelques accidents aigus ou d'excitation. Ainsi le prunt de la vulve est parfois insupportable; il y a des ardeurs en urinant, une sensation de chaleur, de pesanteur dans le vagin ; les femmes ressentent une douleur gravative, incommode, à Thypogastre et vers les flancs ; l'écoulement est d'abord séreux ; au bout de quelques jours, il prend de la consistance et devient jaune ou opaque. Enfin, après quelques Semaines, l'écoulement tarit, ou bien la maladie passe à l'état chronique. La leucorrhée a une durée variable : elle peut persister plusieurs mois, plusieurs années, et se prolonger même pendant toute la vie des femmes. Dans ces cas, récoulement, presque toujours continuel, off^re de nombreuses irrégularités (X)ur Tabondance, la couleur, l'odeur, la densité; changements qu'on ne peut pas toujours expliquer par les conditions hygiéniques ou individuelles. La leucorrhée peut être périodique: on la voit, par exemple, être pendant plusieurs années supplémentaire du flux menstruel. Ces faits, sans être fréquents, ne sont pourtant pas 1res rares.

Accidents consécutifs, terminaisons. — La guérison est la terminaison ordinaire de la leucorrhée ; elle a lieu le plus souvent spontanément D'autres fois les flueurs blanches cessent chez les jeunes filles aussitôt après l'établissement des ngles et chez les femmes après un accouchement, etc. On cite encore des cas où la leucorrhée a cessé après des selles ou des sueurs abondantes, après une salivaUoo, ou à l'occasion d'une maladie aiguë. On a dit que les flueurs blanches pouvaient se terminer par la mort; mais je toe connais aucun fait authentique qui le prourc Nous croyons que dans tous les cas qu'on invoque il a dû exister quelque lésion organique qui a passé inaperçue.

On a regardé les flueurs blanches habituelles comme pouvant produire diTcrsfs maladies de l'utérus et du vagin, et notamment un prolapsus de ces organes ou bien une afl'ection cancéreuse ; mais si la première de ces opinions est probable, la seconde ne l'est certainement point. On a encore accusé les flueui*s blanches d*élrr

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une des canses de la stérilité de certaines femmes ; ou a aussi prétendu que, lorsqu'elles devenaient mères, les enfants étaient rachitiques, scrofuleux et aveugles, mais aucune de ces opinions n'est justifiée par l'observation ; d'ailleurs, eût-on noté plus souvent ces accidents chez les leucorrbéiques que chez les femmes bien portantes, il resterait encore à déterminer s'il ne conviendrait pas de les rapporter plutôt à l'affaiblissement delà constitution qui précède et produit souvent les flueurs blanches qu'à la leucorrhée elle-même. L'homme qui cohabite avec une femme atteinte de leucorrhée simple court- il quelque danger? est-il vrai, par exemple, qu'il puisse contracter une blennorrhagie ? C'est là un point de doctrine extrêmement délicat. Considérée sous le point de vue scientifique, il importerait beaucoup que cette question fût résolue; cependant la chose n*estpas nécessaire en pratique; car quelle qu'en soit la solution, le repos des familles exige assez souvent qu'on se serve du prétexte d'une âcreté particulière de certains écoulements leucorrbéiques ou du flux menstruel pour expliquer beaucoup de blennorrhagies de l'homme, et pour voiler ainsi les fâcheux résultats d'une infidélité. On conçoit que lorsque l'écoulement leucorrhéique est très abondant, et qu'il persiste un grand nombre d'années, l'économie s'y soit jusque un certainpoint habituée ; peut-être alors y.aurait-il quelque inconvénient à le supprimer trop brusquement. Cependant il ne faut pas, à beaucoup près, accepter comme parfaitement observés les faits assez nombreux rapportés dans les auteurs où la disparition d'une leucorrhée ancienne aurait donné lieu aux maladies aiguës et chroniques les plus graves ; car le plus souvent dans ce cas il n'y a eu que coïncidence.

Diagnostic, — Il y a une foule d'affections aiguës et chroniques de la vulve, du vagin et de l'utérus qui produisent un écoulement blanc, jaune ou vert, plus ou moins abondant ; mais on dislingue cet écoulement de la leucorrhée proprement dite par la marche, par les symptômes concomitants, et surtout par les résultats que fournissent le toucher et l'exploration à l'aide du spéculum. Cet instrument peut seul démontrer si l'écoulement est fourni par le vagin ou par l'utérus, ou bien s'il provient à la fois de ces deux sources. Cependant tous les moyens dont la science peut disposer sont insuffisants pour faire distinguer de simples flueurs blanches d'avec un écoulement vénérien: on est obligé de raisonner ici d'après de simples probabilités. ( Voir l'article Blennorrhagie. )

Pronostic. — Si la leucorrhée ne compromet par l'existence, elle n'en constitue pas moins une maladie désagréable pour la femme, et qui entretient souvent chez elle un état maladif des plus pénibles.

Etiologie. — La leucorrhée est une maladie plus commune dans les pays humides et froids que dans les Climats chauds ; elle affecte aussi plus souvent les femmes des grandes villes que celles delà campagne. Le tempérament lymphatique semble prédisposer aux flueurs blanches: cependant les femmes pléthoriques, celles d'une constitution forte y paraissent plus sujettes que les femmes grêles. Les autres causes prédisposantes et déterminantes dont l'action est la moins incertaine sont l'hérédité, la compression du ventre par des corsets baleinés, l'abus d'aliments gélatineux, qui ])roduisent l'atonie des organes digestifs, une vie sédentaire, des passions tristes, l'habitation dans des lieux bas et humides, un coït trop souvent répété, ou le séjour dans le vagin d'un corps étranger, comme un pessaire, l'existence d'oxyures dans le rectum, ou d'hémorrhoîdes internes qui entretiennent une fluxion permanente au voisinage des organes génitaux, les dérangements de la menstruation, les accouchements, et surtout les accouchements avant terme. Enfin, il est des causes pour ainsi dire spéciales à chaque individu, et qui n'agis»

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Quant à Tusage interne des balsamiques, comme le copaha, des astringents de toute espèce, on ne saurait leur attribuer aucune importance. Les astringents, en eflet, ne peuvent agir que localement, et les balsamiques, très eflScaces contre le flux du canal de Turètre, sont sans effet contre ceux du vagin.

^ DU CATARRHE VÊSJGAL,

Pour la plupart des auteurs, le catarrhe vésical serait une forme de l'inflammation de la vessie bornée à la membrane interne : de là le nom de cystite muqueuse que beaucoup lui ont donné ; d'autres préfèrent l'appeler cystite catarrhaie, en raison de la nature de la sécrétion morbide. Cependant ces deux maladies, qu*on a confondues en raison d'un seul symptôme commun qu'elles présentent {les urines muqueuses ou filantes), doivent être distinguées entre elles pendant la vie comAie elles le sont sur le cadavre. Dans la cystite, en effet, les parois vésicales sont rouges, noirâtres, épaissies, friables, ramollies, ulcérées, fongueuses, etc. Dans le catarrhe, au contraire, la vessie n'a presque subi aucune modification appréciable dans sa structure; sa capacité est seulement parfois un peu diminuée. La muqueuse peut aussi présenter quelques plaques ardoisées, vestige d'Une congestion ancienne. Mais presque toujours cette membrane est pâle; rarcfhieiit elle est épaissie et amincie ; de sorte que, pour expliquer l'exhalation dont elle est le siège pendant la vie, on est obligé d'invoquer une simple perversion dans ses fonctions sans altération du tissu. Le catarrhe vésical, ainsi isolé de la cystite aiguë ou chronique, est une affection assez rare.

Symptômes, marche. — Le catarrhe vésical peut être primitif; d'autres fois il . est consécutif à la cystite; ce rapport étiologique entre les deux maladies explique jusqu'à un certain point pourquoi elles ont été si longtemps confondues. Le catarrhe vésical est une maladie presque toujours chronique, dans laquelle on ne trouve qu'accidentellement des signes d'excitation générale et locale. S'il y a des donleurs à l'hypogastre ou au i)érinée, elles sont vagues, peu vives, ne consistent qu'en une pesanteur: les malades urinent ])lu8 souvent, mais sans éprouver ces besoins pressants, cesépreintes qu'on observe dans l'inflammation^ L'urine, |)endant l'émission, semble avoir sa cooleur normale; elle est peut-ôtre un peu moins limpide ; elle est peu acide, et passe bientôt à l'état alcalin ; elle exhale alors une odeur ammoniacale ; par le refroidissement, elle se sépare en deux couches : l'une superficielle et tout à fait liquide ; l'autre, existant au fond du vase, offre une épaisseur plus ou moins grande ; elle est tremblotante, visqueuse, filante, blanchâtre, quelquefois tout à fait transparente ; elle a la plus grande analogie avec l'albumirie de l'œuf. Sa quantité n'est pas toujours la même; des malades en rendent à peine quelques grammes, tandis que d'autres en excrètent plusde5U0 dans un seul jour. 1^ pro|N)rtioii varie d'ailleurs suivant une foule de circonstances : ainsi la matière morbide est plus abondante dans la saison froide, lorsque l'atmosphère est chargée d'humidité, ou lorsque la transpiration diminne ou que la surface du corps a été accidentellement exposée à une cause do refroidissement. Un état d'excitation ou plutôt de subinflammation de la muqueuse vésicale a, au contraire, pour résultat de diminuer l'exhalation muqueuse qui prend généralement alors une couleur un peu jaunâtre ou d'un blanc sale. £n même temps les besoins d'uriner sont plus fréquents, plus impérieux, et la douleur hypogastrique ou périnéale est un peu plus vive, (içs symptômes d'excitation, bornés presque toujours à l'organe malade, peuvent se montrer un plus ou moins grand nombre de fois dans le cours 4e la maladie.

Le catarrhe vésical qui est ûmple, cehii qui affecte ud sujet dont la coostilutioD n'est pas encore très détériorée, n*exerce aucune influence fâcheuse sar la nutrition : aussi l*appélit se consene-t-il et les digestions sont régulières. Cependant si Tcxhalation muqueuse était trop considérable, on verrait sunenir les accideots que toutes les sécrétions exagérées déterminent. On a dit que le catarriie poavaii. lorsqu'il était trop considérable ou qu'il se prolongeait, entraîner la mort par épuisement; mais nous pensons qu'un pareil effet est excessivement rare : on a encore confondu ici le catarrhe avec la cystite chronique. I/e catarrhe vésical a une durtc toujours longue et indéterminée. Quelques individus le voient cesser momenuiKment pendant la saison chaude ou lorsqu'ils vont habiter un climat plus duui: mais la maladie reparait pendant l'hiver ou lorsque les malades reviennent dw leur pays.

D'après cette description, on voit combien le catarrhe vésical est distinct de b cystite.

Pronostic. — Le pronostic du catarrhe de la vessie est beaucoup moins ^^f que celui de la cystite : le premier est une affection fâcheuse, bien moins par k& dangers qu'il fait courir qu'en raison de son opiniâtreté, et de la facilité avec laquelle il récidive. Le catarrhe vésical diminue moins que la cystite l'activité <ks organes génitaux.

E biologie. — Le catarrhe vésical affecte surtout les vieillards : il parait reconnaître la plupart des causes de la cystite chronique ; il survient spécialement soos l'influence du froid et de l'humidité. Les individus qui ont eu plusieurs atteintes (k cystite, ou bien ceux dont la vessie a été longten^ps irritée f>ar la présence d'oa calcul , dont ils ont été débarrassés ensuite , semblent y être plus exposés. Mais nous n'avons encore sur ce sujet que des données incertaines. Le catarrhe peut ètiv symptomatique de la présence d'un calcul, celui-ci a généralement alors un petit volume; un calcul volumineux détermine, |)ar contre, une cystite.

Traitement. — Lorsqu'on a reconnu que le catarrhe vésical ne se lie pas ^ la présence d'un calcul, il faut, avant tout, soumettre les malades à un n'*gime hygiénique convenable. Ils habiteront un lieu sec bien exposé ; et si le climat est dé favorable, on les enverra dans des pays plus doux. Ils seront entièrement couverts de flanelle ; on exciteia les fonctions de la peau par l'exercice, le massage et les frictions sèches ; l'alimentation sera abondante, substantielle, sans être pourtaDt trop excitante. On engagera le malade à ne pas laisser la vessie se distendre par une trop grande quantité d'urine; il ne résistera pas au besoin d'uriner, et si quelque obstacle s'opposait à l'excrétion, on pratiquerait le cathétérisme une oa plusieurs fois par jour. Cependant, ce régime ne triomphant pas toujours de la maladie, il faut, aux soins hygiéniques, réunir l'emploi de quelques médicamenb dont l'expérience a depuis longtemps démontré l'utilité : je veux parler des balsamiques, tels que les baumes de copahu, du Pérou, de la Mec4]ue, l'eau de gimdron, et surtout la térébenthine cuite, qu'on donne en pilules, en potions, â la dose progressive de 2 à 16 grammes, ou en lavements, quand l'estomac ne peut la supporter. On a également proposé certaines injections, et l'on se sert surtout alors de l'eau de goudron, des eaux minérales sulfureuses de Baréges et d'Enghien. Lo eaux de Balaruc, de Contrexeville, en bains, boissons et injections, pourront ètrf également conseillées. Enfm, quand tous les moyens échouent, on peut tenter b cautérisation superficielle de la vessie, suivant le procédé du professeur Lallemii'- Ce célèbre praticien, depuis vingt-cinq ans, a guéri par ce moyen les 9/10* de catarrhes vésicaux qu'il a eu à traiter, et dont la plupart avaient résisté peodflt

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plusieurs années à tous les efforts de Tart. Ceux qui n'ont pas guéri complètement ont du moins éprouvé une amélioration notable. (Voir plus haut Cystite chronique, p. 463.)

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