‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne. v. 2 (volume 2)Chapitre 32 sur 148 · DE LA FIÈVRE INTERMITTENTE SIMPLE · texte numérisé non relu

DE LA FIÈVRE INTERMITTENTE SIMPLE

vàdouze heai-es; mais il est assez rare pourtant qu'il se prolonge au delà de fUt Ia période de chaleur peut manquer, mais cela arrive beaucoup plus rare^ ntqoe pour le stade de froid.

Imiième sicuie ou stade de sueur. — La sueur se montre d*abord à la tête, à hpiAriDe, et finit bientôt par occuper tout le corps. Elle peut ne consister qu'en ■e légère moiteur, ou bien être assez abondante pour ruisseler de toutes parts et ^Mrertoiis les linges et même le lit Pendant qu'elle s'établit, tous les symptômes inuiiodes s'amendent : ainsi la céphalalgie, l'anxiété, les douleurs, la soif dispaiweat, le pools perd de sa fréquence et devient souple. On disait généralement ttefôs que les urines, devenues rouges, peu abondantes, déposaient alors un lUiiDeiit briqueté très copieux , et que leur surface se couvrait d'une pellicule akéreote aux parois du vase. Mais 11 est aujourd'hui démontré que l'urine pré-< nteplos rarement qu'on n'a dit les qualité que je viens d'exposer. D'ailleurs, le ^ sur lequel les anciens ont tant insisté est formé par l'acide urique et par dès ntes addes ; il n'offre rien de spécial à la maladie , et se rencontre de même dans phaeurs affections aiguës, pyrétiques , comme le rhumatisme articulaire, la pneu- Vttîe, etc. La durée de la sueur est à peu près la même que celle des deux stades tû précèdent.

Ea somme , la durée totale de l'accès n'est jamais moindre d'une heure , et ne étpmt guère dix- huit Sa durée moyenne varie entre quatre et douze heures.

Apyrexie. — A l'accès succède un état d'apyrexie; mais il est rare que dans ntfcnmssion la santé soit parfaite. Ainsi, la plupart des malades sont accablés; ils «tmoÎDs d'appétit, les forces ont diminué, la figure est pâle ; il y a de la cépha- Ugie, les digestions sont pénibles : cependant il est des individus qui, dans les jowi intercalaires, n'éprouvent aucun malaise, et semblent être dans l'état de santé le plot parfait possible. Ceci n'a guère lieu que lorsque l'intermission est longue , annule dans les fièvres tierces ou quartes ; dans les quotidiennes , au contraire, il m rare que pendant l'apyrexie les malades ne soient pas plus ou moins souffrants. La longueur de l'intermission varie suivant le type de la fièvre : le retour des accès est parfois invariablement fixé à la même heure ; d'autres fois il avance ou retarde de plusieurs heures. Il en est dont les accès se rapprochent tellement, que le second OBOuneDce avant que le premier ait entièrement cessé : on donne alors à la fièvre le nom de subintrante.

Variétés. — On a prétendu que, dans les fièvres quotidiennes, les accès avaient ira le matin de bonne heure, qu'ils commençaient de dix heures à midi dans les tinxes, et de trois à cinq dans les quartes; mais M. Maillot a prouvé qu'on ne pouvait établir à ce sujet aucune règle fixe. D'ailleurs , l'époque de la journée (presque tous les accès ont lieu le jour) à laquelle les accès fiévreux ont lieu , de que le type, varie suivant les individus, suivant les saisons et les climats, et suivant les constitutions régnantes et les épidémies. Toutefois je crois pouvoir établir d'une manière générale, d'après un relevé que j'ai fait et qui porte sur plus de cent soixante mille fièvres intermittentes observées dans divers pays, que les fièvres quotidiennes sont plus communes que les tierces, dans la proportion de neuf à on, et que les fièvres quartes sont si rares, qu'on n'en compte guère que deux ou trois sur cent. Nous pensons , en outre , contre l'opinion de M. Boudin , qu'il n'y a aucun rapport entre le type de la fièvre et l'intensité du dégagement de la matière miasmatique.

Dans quelques cas, les fièvres intermittentes changent une ou plusieurs fois de type : ainsi, de tierces elles deviennent quotidiennes, et réciproquement, etc. Si

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