‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne. v. 2 (volume 2)Chapitre 4 sur 148 · PREMIÈRE €LASSE DE MALADIES · texte numérisé non relu

PREMIÈRE €LASSE DE MALADIES

DSft FIKVJRES.

Les fièrres forment ane classe importante de maladies , que des auteurs systématiqoes ont cherché vainement à rayer du cadre nosologîque pour les rejeter toutes dans les inflammations. Il est fort peu de personnes aujourd'hui qui défendent one pareille doctrine : presque tout le monde reconnaît, au contraire, qu'il existe des maladies dans lesquelles la fièvre, qui en forme le caractère prédominant, ne se lie à aucune altération locale; ou que si les solides sont quelquefois atteints, leurs lésions sont postérieures au mouvement fébrile, incapables de l'expliquer, et sont, aussi bien que la fièvre, l'effet, la conséquence d'une cause plus générale. Mais avant de donner la démonstration de cette vérité, et d'assigner aux fièrres leurs caractères distinctifs, nous devons faire connaître en quoi la fièvre consiste, et énumérer les phénomènes qui la caractérisent, soit qu'elle représente à elle seule toute la maladie, soit, ce qui est beaucoup plus commun, qu'elle ne soit qu'un symptôme de diverses altérations saisissables, et particulièrement un symptôme des phlegmasies.

1* 9e la mèrwwm ea général. — Les mots fièvre (1), pyrexie (2) ou état fébrile, servent à désigner un état morbide caractérisé surtout par la chaleur contre nature de la peau, par l'accélération du poiils, par un état de malaise et par des troubles divers de quelques autres fonctions.

L'augmentation de la chaleur du corps, que les anciens et Hippocrate le pre-

(i) FUrre, f^rU, dérive dd mot fervere, bouillir, ou de férvor, effenrescence, parce qu*on supposait que dans la 6èvre les humeurs étalent en mouvement, à la manière des liquides qui ntreot en éballitioo. D*aotret donnent le mot fièvre comme dérivé de februare, purger, puri- Ser, parce que la lièvre était regardée par beaucoup de médecins comme une opération sala* taire de la nature.

(}) Pfrrxkt mot usité chez les Grecs pourtlésigner b fièvre, vient de icvp, itvpirV;, feu, pour exprimer la chaleur, qui est, en effet, un des caractères prédomioanls de l'état fcbrile. De là le Mua de i>f/rétol0giei qiii e^t cette partie de ta nosologie qni traite spécialement des

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