‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne. v. 2 (volume 2)Chapitre 5 sur 148 · f. — «• iniT · texte numérisé non relu

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mier, regardaient comme caractérisant la fièvre, est, en effet, le phénomène le plus constant de cet état morbide, sans en (tre pourtant un indice certain. La chaleur fébrile est plus ou moins vive : les malades en ont ordinairement la conscience, la main du médecin la perçoit, mais on ne peut la mesurer exactement qu'à Taide du thermomètre. Cet instrument, placé dans Taisselle, fera constater une élévation de température qui variera de 1 à 7 degrés au-dessus de la température normale (1). Il n'y a pas toujours un rapport exact entre l'intensité de la chaleur et la sensation éprouvée par les malades; ceux-ci, en effet, accusent quelquefois une chaleur ardente, tandis que le thermomètre indique à peine une élévation d'un degré; d*autre8 fois, les malades accusent un froid intense, tandis que le thermomètre 8*élève au-dessus de la température normale : c'est ce que nous verrons notamment dans le stade de froid des fièvres intermittentes. La chaleur morbide, quoique générale, paraît souvent plus intense dans quelques points du corps ; elle peut même, comme on Le voit dans des cas rares d'accès de fièvres anomales (fièvres topiques), être limitée à quelques parties, tandis que le reste de la peau conserve sa température naturelle. La chaleur fébrile peut être fugace ou continue ; elle peut diminuer puis s'accroître, cesser et reparaître ensuite à des intervalles fixes ou irrégulierv, suivant la cause de la fièvre. La chaleur peut être primitive; mais le plus souvent on voit le début de la fièvre être marqué par une sensation de froid qui peut ensuite se reproduire plus ou moins souvent dans le cours de la maladie. Aussi variable que l'est la chaleur, le froid n'est le plus souvent qu'une perversion de sensation des -malades; car la main du médecin, appliquée sur la peau, perçoit presque toujours le contraire, et le thermomètre, mis dans l'aisselle, fait constater une augmentation plus ou moins considérable dans la température. Le froid, qui marque si communément le début de la fièvre, ne consiste tantôt qu'en une simple sensation, sans aucune secousse ou agitation du corps : c'est le refrotdis$ement ; ailleurs, c'est Vkorripilatioti avec saillie des bulbes des poils {chair de poule); enfin, à un degré plus élevé, le corps est agité d'un tremblement involontaire, il y a souvent claquement des dents : c'est le friêson proprement dit.

L'accélération du pouls est un des phénomènes les plus constants et les phis certains de la fièvre; c'était même pour Boerhaaveson caractère essentiel H peut pourtant manquer dans quelques cas, mais cette anomalie ne se remarque guère qu'à certaines périodes de quelques maladies graves, et elle n'a presque toujours lieu que d'une manière passagère. La fréquence du pouls, quelque importante qu'elle soit, ne saurait cependant à elle seule caractériser Tétat fébrile, attendu qu'elle existe fréquemment d'une manière permanente dans certaines conditions de l'économie, notamment après des pertes de sang considérables, dans la conva* lescence des maladies graves, etc.

Le degré de fréquence du pouls, qu'on ne peut apprécier exactement qu'avec la montre à secondes, varie beaucoup. Souvent il n'existe que quelques pulsations de plus qu'à l'état physiologique ; d'autres fois letur nombre est doublé ou triplé; k pouls peut même être tellement fréquent, qu'il devient absolument impossible de k compter. Aîais, pour juger sainement de l'état de la circulation, le médecin doit connaître les variations que la fréquence du pouls présente aux différents âges de la vie. Ainsi, on ne doit pas oublier que, d'après les recherches de MM. Leuret

(1) L*eipërieoce a prouvé que Taitselle donne au thermomèlre, à peu de clMBepiès,li température que les cavités interne») où la caloridté eit à son naximum.

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