MALADIES PAR UN VICR DE PROPORTION DU SANG
luâmcs sont parfois un |)eu engoués à leur partie postérieure, coaunc le prouve la diminution de la sonorité et de l'expansion vésiculaire dans ce point. Toutes ces circonstances révèlent que la masse totale du sang a augmenté.
L'individu plétiioriquc éprouve des lassitudes et une sorte d^engourdissement général; il est paresseux; son travail est i)énible; il s*assoupit dès qu'il est en repos, et son sommeil est lourd, agité par i\vs rêves; le réveil est diflSclle. La tête est pesante ; il y a des vertiges, des bourdonnements d'oreilles ; la face devient momentanément plus rouge; les malades se plaignent d'y éprouver un sentiment de chaleur incommode : c'est ce qu'on nomme des bouffées de chaleur. En même temps l'appétit est diminué ou perdu ; les selles sont rares ; les urines sont rouges ; les sueurs plus abondantes ; il y a quelquefois un peu d'oppression.
Mm'che, durée, terminaison. — Ces symptômes peuvent persister nn ou plu«sieurs jours , une ou plusieurs semaines , ou plusieurs mois , en présentant des alternatives ; puis ils diminuent et cessent spontanément. D'antres fois , c'est une bémorrhagie , une sueur abondante , nn flux uriniire ou intestinal , une fièvre éphémère, qui jugent la maladie. M. Ghomel observe avec juste raison que dans celte aiïection les rechutes sont rares, tandis que les récidives sont très fréquentes. La maladie se reproduit alors avec les mêmes symptômes , et elle se termine toujours de la même manière.
La pléthore est une cause prédisposante ou efficiente de plusieurs maladies : c'est ainsi que des congestions sanguines et des hémorrhagies ne reconnaissent pas d'autre cause qu'un état pléthorique. On a dit aussi que la pléthore prédisposait aux inflammations ; mais cette opinion n'a été émise que par analogie, et par suite des idées qu'on s'était faites sur la com))osition du sang , qu'on croyait très riche en Gbrine. M. Andral, d'ailleurs, s'est assuré par l'observation clinique qne cette opinion n'avait aucun fondement
Diagnostic. — Le diagnostic de la pléthore oiïre rarement do la difficulté. U faut juger cet état par l'ensemble des troubles qu'elle produit , et non pas seulement par le pouls, qui peut tromper. Il est, eu effet, des pléthoriques qui, ayant les radiales petites ou profondément placées, présentent un pouls grêle et qui frappe mollement le doigt ; et, d'autre part, il est beaucoup d'individus, un grand nomlm de vieillards surtout, dont les artères sont roides ou ossifiées, et qui ont alors on pouls ample, dur, vibrant sans que i>onr cela ils soient pléthoriques. Nous rappelons seulement ici, et nous dirons plus tard avec quelques détails, que beaucoup de mêde» cius coufondent, surtout chez les femmes grosses, la pléthore et certaines formes de la chlorose ; mais à l'occasion de l'anémie nous indiquerons la manière d'éviter nue erreur toujours très préjudiciable.
Pronostic. — Le pronostic de la plétliore n'est presque jamais fâcheux ; il le deviendrait pourtant si la pléthore, récidivant fréquemment, s'accompagnait d'un eut de congestion permanente du côté de quelque viscère important.
Étiologie. — La plétliore, rare dans l'enfance et l'adolescence, est plus commune dans la période moyeuue de la vie ; les fem i;es y sont plus sujettes que lei hommes, ce qui s'explique par leur vie sédentaire, pr les troubles de la menstruation, et entiu parce qu'en raison de l'hémorrhagie mensuelle qu'elles ont, la sanguilication est beaucoup plus active chez elles. La grossesse est généralement regardée comme une cause extrêmement fré({ueute de pléthore pour la femme ; ce qu'on attribue à la suppression des règles, au défaut plus complet d'exercice, à une aUmentalion plus abondante ; mais il ne faut |)as oublier qu'on a exagéré cette fréquence et rattaché à la pléthore des accidents qui lui sont étrangers. La pléthore