‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne. v. 2 (volume 2)Chapitre 69 sur 148 · INFLAMMATIONS DES ORGANES DE LA BESPIBATION · texte numérisé non relu

INFLAMMATIONS DES ORGANES DE LA BESPIBATION

X>e U laryngite.

Par le mot laryngite^ ou angine laryngée on désigne généralement Tinflammation de la membrane muqueuse du larynx. Celle-ci se présentant sous des formes très diverses, eu égard surtout à ses symptômes, aux altérations anatomiques qui la constituent, ainsi qu'à sa marche , on a dû la diviser en plusieui-s espèces distinctes , qui sont : les laryngites simple ou muqueuse , striduleuse , pseudomendfraneuse ei sous-muqueuse ; enùn , on a admis une laryngite digttë ci une laryngite chronique. Cette dernière devra même être distinguée en chronique simple et en chronique ulcéreuse.

De la laryngite aiguë simple ou muqueuse.

Caraetères anatomiques. — Les seules lésions anatomiques qu'on rencontre tensistent en une rougeur de la muqueuse, qui souvent est en même temps friable et épaissie. Dans ce dernier cas, on constate une diminution dans le calibre du tayan aérien. Le même effet pourrait être produit si l'inflammation avait occasionné rinflltration séreuse ou purulente du tissu cellulaire sous-muqueux. Dans certains cas de laryngite, on trouve que l'appareil folliculaire seul est enflammé (Cruveilhier); ou bien il existe des ulcérations superficielles, quelquefois des pustules : c^est ce qui arrive, par exemple, dans la laryngite aigué qui survient dans le ooars de la variole.

L'inflammation peut être bornée à l'épiglotte qui est alors gonflée, dure, tendue, (KQ mobile.

Symptômes. -^ Dans la plupart des cas, la laryngite aigué' ne détermine que des lympMcues locaux sans aucune gravité. La voix est constamment altérée dans son timbre; elle est criarde, inégale, le plus souvent rauquc; quelquefois il y a une aphonie complète. Les malades accusent, en outre, un sentiment de chaleur et d'ardenr dans le larynx ; ils éprouvent , au niveau de la glotte , un picotement incomtnode qui excite la totix ; celle-ci est souvent pénible en raison de la douleur entente qui accompagne l'expulsion brusque de Tair ; l'expectoration est nulle ou n'est ibnnée que par quelques crachats blancs et épais. La pression exercée extérterement snr le larynx est quelquefois douloureuse et excite souvent la tr

signés dans les recueils scientiûques , sous les noms &*ûsthne aigu oa spatnuh digue , d'asthme de Miiiar, de catarrhe suffocant, de spasme de la gloite, d'inspiration rauquc des enfants. Cette maladie a été surtout bien étudiée par IViciimann , sous le nom d'asthme spasmodique , plus récemment elle Va été en France par MM. Bretonneau, Guersant, Rilliet et fiarthez.

Symptômes , marche , durée, — La laryngite striduleuse est remarquable par son début ordinairement brusque; d*autres fois on commence par remarquer, pendant quelques jours, les signes d'une légère inflammation catarrhale du laryni. Cependant, bientôt les aci idenls propres à la maladie se déclarent ; Ils surrienneot communément pendant la nuit. Le malade est réveillé brasquemeni par une ton sèche, sifflante, sonore ou rauque, simulant parfois Taboiement d*un jeune chien. En même temps la respiration est accélérée, haute, entrecoupée ; l'air, pénétrant dans le larynx, fait entendre un sifflement aigu ou rauque plus ou moins sonore; le malade, inquiet, effrayé, s'agite, et, s'il le peut, il pousse quelques cris; sa vdx est enrouée, mais très distincte; on a pourtant quelquefois observé l'apbonie. L'eiamen du pharynx ne fait découvrir aucune fausse membrane, et les ganglions cervicaux ne sont pas engorgés. Au milieu de ces accès si pénibles, la face se congés* tienne, les lèvres bleuissent, l'anxiété est extrême. De temps en temps, cependant, il existe de petites rémissions pendant lesquelles les malades poussent des cris plaintifs. Après un temps variable, mais qui dépasse rarement une heure, les accidents se calment , la toux s'humecte, elle diminue, puis souvent elle cesse, la respiration perd sa fréquence, et les symptômes d'asphyxie se dissipent Cependant les malades, après une secousse aussi violente , sont pâles et affaissés. Si Faccès a lieu au milieu du jour, il est le plus souvent beaucoup moins fort ; aussi il n*eit pas rare qu'aussitôt passé, les enfants reprennent leurs jeux et leur, gaieté, jusqu'à ce qu'une nouvelle crise se déclare. Le plus souvent on compte plusieurs de ces accès dans les vingt-quatre heures ; mais, comme l'observe Guersant, leur violence va en décroissant à mesure qu'ils se reproduisent. Lors(iu'il y en a ainsi pluaienn, les malades consenent dans leur intervalle de l'enrouement, un peu de chaleur et de sensibilité au larynx, et quelquefois aussi un léger mouvement fébrile; celui-ci pourtant manque le plus souvent même pendant les acci*s. A mesure que les crises s'éloignent et diminuent de violence, la toux devient humide, catarrhale; enfm, les malades finissent par avoir un simple rhume qui se termine après quelques jours, on au plus lard après un ou deux septénaires.

Terminaisons, — I^' laryngite striduleuse, lorsqu'elle est simple, a presque toujours une heureuse issue. MM. Guersant et Bretonneau n'ont vu succomber aucun enfant par suite de cette maladie ; aussi n'ont-ils pu dire quels en sont kf caractères a natomiqucs. Il est quelques malades pourtant qui sont emportés par une affection intercurronle, telle qu'une angine couenneuse ou une pneumonie; dans ces cas, l'examen du larynx n'explique pas les symptômes graves obaerrès pendant la vie du côté de cet organe, car on n'y trouve qu'une rougeur érythéma-* teuse avec peu ou point de gonflement. Il existe i)0urtant dans la science quelques cas de pseudo-croup devenus mortels par eux-mêmes : ces faits rares sont rapportés dans les écrits de Wichmann, de Millar, de Vieusseux et do Lobstein.

Diagnostic. — La laryngite striduleuse ressemble surtout au croup, avec leqvel elle a été longtemps confondue : nous ferons connaître leur diagnostic différentiel en traitant de cette dernière affection. La forme grave, suffocante, de la bryogile simple se rapproche aussi beaucoup , dans ses moments d'exacerbalioQ , de Is laryngite otriduleusc. Mais celle-ci diffère de la première par rinstanlanéhé des

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